DE LALBUMINURIE DANS LA PHTISIE PULMONAIRE
Le docteur Cailleret, dans sa thèse, signale treize observations de ce genre et conclut de la manière suivante : 1° l’albuminurie chez les
tuberculeux se rencontre dans un seizième des cas environ, d’après les statistiques ; 2° l’albuminurie est toujours une complication sérieuse de la phtisie; elle peut être passagère ou permanente; 3° l’albuminurie passagère dans la phtisie, comme dans toutes les maladies de consomption, se rapporte à une congestion rénale ; lorsqu’elle est permanente elle provient, soit d’une néphrite tuberculeuse, épithéliale ou interstitielle, soit d’une dégénérescence amyloïde des reins ; 4° l’albuminurie ne paraît pas influencer la marche de la phtisie, ni hâter l’évolution des tubercules ; 5° le pronostic sera toujours grave en présence de l’albuminurie permanente chez un phtisique, car on ne peut espérer alors la cicatrisation des cavernes pulmonaires ; 6° le régime lacté est celui qui a donné les meilleurs résultats et que l’on devra employer associé aux astringents. »
Toujours, comme on voit, la médecine organicienne ; jamais la médecine vitale! Pourquoi exclure du traitement des phtisiques la strychnine, les arséniates, les hypophosphites ? Pourquoi ne pas recourir aux médicaments anticonsomptifs, tels que la caféine et ses sels ? Pourquoi ne pas donner l’iodoforme comme antiseptique ? l’iode comme calmant général ? Mais ce serait de la dosimétrie. A quoi bon alors les pourquoi ?
C’est le cas de répéter : « Périssent les phtisiques plutôt que l’enseignement de l’Ecole. »