‹ Miscellanées de médecine dosimétrique (volume 2)Chapitre 128 sur 179 · DE LA DYSMÉNORRHÉE MEMBRANEUSE · texte numérisé non relu

DE LA DYSMÉNORRHÉE MEMBRANEUSE

On sait, aujourd’hui, qu’il se fait chez la femme nubile une sorte de ponte analogue à celle des ovipares : un ou plusieurs ovules se détachent de l’ovaire, descendent dans l’utérus où se trouve déjà formée une membrane déciduelle. Il n’y a donc de moins que la fécondation — si la femme n’a été vue ou peu avant le travail de la menstruation. D’ordinaire le produit de cette ponte est écoulé avec le sang menstruel, et tout rentre dans l’ordre jusqu’à la menstrüe prochaine. Mais il peut se faire que la membrane déciduelle, trop épaisse ou trop organisée, persiste et devienne ainsi cause de dysménorrhée membraneuse. Dans ce cas il faut agir sur la matrice par la strychnine et l’hyosciamine, c’est-à-dire ouvrir et expulser à la fois. On comprend que la métrite peut être également.

cause de dysménorrhée et qu’il faut alors avoir recours aux alcaloïdes défervescents, principalement à l’aconitine.àl’ergotine. Il faut s’abstenir de cautérisation — à moins de fongosités du col ; les injections au chloral boraté seront toujours utiles. La dysménorrhée membraneuse n’entraîne point la stérilité quand elle est bien traitée.

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