‹ Miscellanées de médecine dosimétrique (volume 2)Chapitre 72 sur 179 · ÉTIOLOGIE DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

ÉTIOLOGIE DE LA TUBERCULOSE

On se rappelle l’annonce, assez tapageuse, faite dans les journaux — de la bactérie de la phtisie tuberculeuse. Antérieurement au docteur Koch, Villemin, Cohnhem, Salomonsen, Baumgarten, Tappenier, s’étaient déjà déclarés pour la contagiosité de la phtisie, et avaient cité des faits de transmission de la maladie par inoculation. Ce sont ces expériences que le docteur Koch a reprises. Pour démontrer que la tuberculose est une maladie infectieuse due à la présence, à la croissance et à la prolifération de bactéries, il les a isolés de tout élément hétérogène, et il les a inoculés à des animaux sains. Cette opération donne des résultats constants et uniformes : apparition à l’endroit de la piqûre d un tubercule, ulcération de celui-ci, lymphangites et adénites, amaigrissement rapide et mort après quatre ou cinq semaines. A 1 autopsie de tous ces animaux on trouva des dégénérescences propres à la tuberculose, notamment dans le foie et dans la rate. Les bactéries cultivées, venant d’animaux rendus de cette façon artificiellement tuberculeux, étaient toujours les mêmes, quoique sorties de sources infectieuses différentes, et les vibrions provenant

de cultures de productions tuberculeuses spontanées de l’homme ou d’animaux, furent pareils à ceux qu’on obtint par inoculation, de façon qu’on ne peut douter de l’identité des microbes survenant dans les différents processus tuberculeux.

Les vibrions isolés peuvent-ils aussi produire la tuberculose? Les expériences faites dans ce sens semblent résoudre la. question d’une manière affirmative. Leur culture inoculée au ventre d’animaux, engendra les phénomènes caractéristiques de la tuberculose par inoculation. Les recherches microscopiques démontrèrent que les néoplasmes tuberculeux ainsi obtenus, sont identiques aux tubercules spontanés.

Comme on le voit, la science est sur la trace d’un problème qui importe au salut des populations, puisque la tuberculose en décime les 20 et même les 30 p. c. Mais n’j a-t-il pas là également un problème social qu’il faut résoudre avant tout? C’est-à-dire que les privations, les peines morales produisent la phtisie?

Le Répertoire a donné une théorie de la phtisie basée sur la leucémie. Il est certain que cet état précède la tuberculose proprement dite, et que par un bon assolement organique au moyen des arsémates — comme l’avait déjà montré le docteur Papillaud — on peut, dans quelques rares circonstances, prévenir cette triste maladie. Il serait heureux qu’on pût s’en garantir par la vaccination ; mais la phtisie n est pas une pyrexie comme la variole, la scarlatine, la rougeole, le charbon, quoique ces maladies l’entraînent souvent à leur suite, mais toujours par leucémie ou appauvrissement du sang. r

CONTRIBUTION A LETUDE DES LÉSIONS DU QUATRIÈME VENTRICULE DANS LE DIABÈTE, PAR M. LE DOCTEUR SUYS.

L’auteur cite quatre autopsies de diabétiques où il a trouvé des alterations sur le plancher du quatrième ventricule, au niveau des points où Cl. Bernard, par simple piqûre, a pu déterminer expérimentalement la présence du sucre dans les urines : ce sont des points hémorragiques, l’infection des capillaires, une altération des cellules nerveuses. On est donc insensiblement amené à admettre que dans un certain

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nombre de cas le diabète est une maladie d’origine centrale et que par cela même il peut être légitimement rattaché à cette catégorie de facteurs pathogénétiques du système nerveux, tels que : l’épilepsie, l’hystérie, etc., qui ont un retentissement héréditaire et déterminent dans la descendance des troubles névropathiques.

Cest fort bien quand ces troubles existent, mais combien n’y a-t-il pas de diabétiques qui n offrent que des troubles de la nutrition ou chez lesquels ces troubles primitifs ont dégénéré en lésions de la moelle allongée, parce quon les a laissés marcher? La conséquence est donc qu’il faut agir contre les uns, si on ne veut se trouver impuissant contre les autres. La strychnine, l'acide phosphorique, la quassine, les arséniates, doivent faire la base du traitement.

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