‹ Miscellanées de médecine dosimétrique (volume 2)Chapitre 91 sur 179 · LA PORTE DE L’INDO-CHINE · texte numérisé non relu

LA PORTE DE L’INDO-CHINE

Le choléra a encore occupé la séance du 25 août de l’Académie de médecine. M. de Villiers, médecin en chef des Chemins de fer Paris-Lyon- Méditerranée, a communiqué un tableau comparatif des affections intestinales pendant les premières semaines de 1883, 1884, 1885. En 1884, le chiffre de ces affections a été très inférieur à celui de 1883; en revanche, depuis l’épidémie de 1884, et surtout depuis le mois de mai 1885, les accidents intestinaux de toute sorte, ont été très fréquents. Mais est-ce à dire que ce sont ceux-ci qui ont produit le choléra? Nous pensons que ces accidents seraient moins fréquents si on avait soin de laver le canal intestinal par l’usage matinal du Sedlitz Chanteaud. La France doit en prendre son parti : en s’installant dans l’extrême Orient, c’est une porte constamment ouverte pour le choléra. Qu’on discute moins et qu’on agisse davantage, et tout sera pour le mieux. Mais pour cela, il faudrait la dosimétrie. Et.! (2) D r B.

(1) Mais il faut en même temps soigner l’hygiène publique et privée. La loi devrait être

inexorable sur ce point. Elle condamne un malheureux qui a volé un pain pour assouvir sa faim, et elle laisse aller ceux qui volent la santé publique ! B-

(2) C’est-à-dire que la résistance de l’École à ce progrès, sera sa condamnation (de l’École) devant la postérité. L’histoire est comme la justice : elle arrive à pas lents — malheureusement quandlemal est fait. Molière et Le Sage ontfaitrire leurs contemporains, mais ne lesontpas corrigés.

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