CLXXXVII
COCAÏSME CHRONIQUE.
(Société de'biologie, janvier 1889 .)
On peut dire de l’allopathie que c’est un cercle vicieux où les extrêmes se touchent. Ou bien encore qu’on tombe de Carybde en Scylla. Après le morphinisme chronique", voici le cocaïsme qui n’est pas moins désastreux, sans qu’on puisse dire : « Ceci tuera cela. » (Victor Hugo.)
M. le docteur Magnon a observé trois cas d’intoxication chronique par la cocaïne, chez des sujets qui, adonnés à la morphine depuis plusieurs mois ou plusieurs années, pour la remplacer faisaient usage de cocaïne en injections hypodermiques, à doses modérées d’abord, puis successivement croissantes. Il était parvenu ainsi à 1 gr., I gr. 50, 2 gr. 50. Au bout d’un temps variable, mais qui n’a jamais été inférieur à trois ou quatre mois, ces malades ont éprouvé des troubles plus ou moins graves, tels : qu’une activité exagérée, une hyperexcitabilité neuro-musculaire, des illusions visuelles et des troubles de la sensibilité générale, affectant presque toujours le même caractère : ils se figuraient avoir des corps étrangers sous la peau, de petits vers, dés microbes, etc. En même temps il existait un certain degré d’analgésie; les piqûres de la peau étaient à peine senties. Plus tard on constata des troubles de la motilité, du tremblement et quelquefois même de véritables attaques d’épîlepsie. M. Brown-Sequard a vu survenir une véritable attaque d’épilepsie chez un chien cocaïnisé.
DE MÉDECINE DOSlMËtRIQUE.
Allons! Messieurs les allopathes passëz, à d’autres exercices; Cela vous donnera du pain sur la planche. On SC demande d’où vient la résistance à la dosimétrie? Parbleu! c’est qu’elle ne nuit jamais et soulage toujours.
GLXXXVIII
PSEUDO-TUBERCULOSE DUE A UN NOUVEAU CLODOTHRIX, PAR LE D' EPPINGER (GRATz).
(Congrès de Vienne.) i
On n’en finira pas avec l’immense famille des microbes ! L’auteur dit avoir trouvé un schizomycète nouveau et pathogène, qui à ce titre doit être rangé, à côté des actinocoques, dans la classe des clodothrix. Nous n’aurions rien à y redire si ces ClodoChes ne détournaient de la thérapeutique. Les allopathes ne comprennent pas que tous ces prétendus pathogènes sont- leur propre-condamnation (des allopathes et non des parasites qu’ils cultivent, comme un horticulteur une plante nouvelle sans s’embarrasser si elle est nuisible ou non). L’important est de pouvoir annoncer urbïet ovbï : « C’est moi qui suis Gillot, gardien de ce troupeau! » Pauvres malades qui payent de leur vie ces prétendues conquêtes de la science!