‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 106 sur 246 · MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE, PAR LE DOCTEUR RENVERT · texte numérisé non relu

MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE, PAR LE DOCTEUR RENVERT

(Société de médecine interne, 21 janvier 1889.)

Où allons-nous, bon Dieu! Qui nous délivrera des monocoques, des diplocoques, des pneumocoques, des streptocoques et autres coques? L’inconvénient c’est que la culture de ces infiniment petits empêche une thérapeutique efficiente : on a peur de les déranger dans leur évolution . et entre-temps le malade meurt. M. le docteur Renvert a présenté une pièce anatomique (ce que feu le docteur Amédée Latour nommait une « inutile histoire naturelle », et encore le mot : naturelle est de trop, puisque cest un produit d’inflammation, c’est-à-dire un état pathologique quon peut empêcher par un traitement approprié, méthodiquement et énergiquement conduit), provenant d’une femme morte par suite de méningite cérébro-spi-

nale. La maladie avait débuté, vers la mi-octobre, par des douleurs de tête et au pharynx. Au bout de deux jours, la malade fit une fausse-couche de quatre mois, avec plusieurs hémorragies. Puis survint une raideur des musclés cervicaux, de la paralysie du facial droit et une paraconsie intense. Peu à peu d’autres nerfs crâniens se paralysèrent, la malade devint somnolente et mourut au bout de trois semaines. C’est comme dans les histoires des malades d’Hippocrate : « ... Le malade mourut frénétique, » mais le père de la médecine n’avait pas les ressources pharmaceutiques que nous possédons. Sans cela il les eût certainement employées. L’autopsie de la femme fit connaître les lésions de la méningite cérébro-spinaie séro-purulente. Qu’a-t-on fait pour l’enrayer? L’auteur ne le dit pas.

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