LA PHLEGMATIA ALBADOLENS ET LA CHLOROSE, PAR LE DOCTEUR BEUDIN
(Clinique de l’hopitaî Necker.)
L’auteur s’attache spécialement aux thromboses veineuses et aux modifications du sang qui abandonne sa fibrine par le dédoublement de la plasmine.(fibrogène, fibrino-plastique de Schmidt), sous l’influence de ferments. On sait que M. Hayen fait jouer aux hématoblasies un rôle important dans la formation du caillot; en observant sous le microscope le phénomène dit coagulation, on voit la fibrine se coaguler autour de ces petits éléments formant noyau. Quoi qu’il en soit, c’est à cet état particulier du sang, que sont dus les abcès que les anciens considéraient comme des dépôts laiteux, parce qu’il coexistait le plus souvent avec la suppression de la sécrétion mammaire. La chlorose est au fond de l’affection, c’est donc elle qu’il faut combattre par les arséniates de fer, "d'antimoine), la viande crue en boulettes assaisonnées de sel, en même temps qu’on combattra la fièvre par les alcaloïdes défervescents : la strychnine,Taconitine, la digitaline. Faute de ces agents reconstituants, la femme se consume dans le marasme. Avec la dosimétrie, il ne s’agit point d’une inutile histoire naturelle, mais d’aller au fait : c’est-à-dire à la source vital du mal.
DE l’êLECTROLYSE LINÉAIRE COMPARÉE A LURÉTROTOMIE INTERNE, PAR LE DOCTEUR FORT.
(Société de médecine pratique, mars 1890.)
11 n’y a pas de doute que ce procédé non sanglant, est préférable au procédé sanglant, dont il est quelquefois difficile de. déterminer la profondeur. Mais coinme dans tout procédé opératoire, il faut l’opportunité. Or, il y a
MISbELLANÉES
des rétrécissements infranchissables, comme des hernies étranglées irréductibles », c’est-à-dire que les causes sont différentes : les unes sont purement vitales, les autres organiques ; et on pourrait dire celles-ci produites par celles-là quand on les brusque. Nous pouvons en parler puisque nous souffrons d’un u ré trisme que chez beaucoup de malades on considère comme mécanique et exigeant un procédé purement mécanique. De temps en temps nous nous passons une bougie belladonée, et le spasme une fois vaincu, nous [sommes débarrassé. Comme moyens internes nous avons la strychnine, l’aconitine, la digitaline pour augmenter le jet de l’urine et ainsi vaincre l’obstacle. D’après ce que nous venons de dire qu’on ne croie pas que nous sommes opposé au procédé du docteur Fort. Nous pensons, au contraire, que la nécessité d’opérer une fois établie, il est préférable sous tous les rapports à l’urétrotomie interne, qui laisse des cicatrices souvent infranchissables.