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DE L’OEDÈME AIGü OU SURAIGU DU POUMON DANS LES AFFECTIONS DE LAORTE ET LES CARDIOPATHIES ARTÉRIELLES, PAR LE DOCTEUR HUCHARD.
(Société médicale des hôpitaux, 18 avril 1890.)
L’auteur dit avoir observé dans les cardiopathies artérielles, des accidents graves, souvent mortels, caractérisés par la dyspnée intense, allant jusqu’à l’orthopnée, la cyanose, le froid des extrémités, phénomènes d’asphyxie, par des râles crépitants, fins ou gros, envahissant rapidement tout l’appareil pulmonaire, de la base au sommet, avec expectoration abondante albumineuse (comme à la suite d’une thoracocentèse trop copieuse), signes d’un emphysème accompagnant toujours les crises d’œdème aigu des poumons, surtout dans les cardiopathies artérielles, tandis que l’œdème passif est plutôt une complication fréquente de cardiopathie valvulaire. Dans tout cela il n’y a rien de neuf, ni de moderniste, malgré le journal la Médecine moderne qui donne le fait sans commentaire, en dépit de son programme. Nous ne le rappelons que par rapport au traitement. Or, selon M. Huchard, la digitaline est contre-indiquée à cause de la lenteur de son action, ce qui étonne de la part d’un praticien aussi expert. Il veut qu'on
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.
recoure à la caféine à haute dose, à la strychnine, à la scille et aux larges saignées. Vous verrez qu’il finira par où il aurait dû commencer, c’est-àdire la strychnine associée à la digitaline, à la colchicine — à la caféine s’il y tient — et qu’il laissera là les larges saignées,
OXCIV
S.UII LES DIURÉTIQUES, PAR LE DOCTEUR LÉPINE, PROFESSEUR A LA FACULTI DE MÉDECINE DE LYON.
« L’urination, dit l’auteur, est la grande fonction dépuratrice du sang : quand elle est imparfaite, il y a nécessité d’intervenir; souvent môme •cette intervention est urgente. Les agents de cette médication .sont les diurétiques. » C’est là une vérité à la manière de M. de la Palisse. Parmi les diurétiques, l’auteur signale la digitale, les sels neutres et alcalins, le suCre, l’urée, la caféine, substance qui fait contracter énergiquement les vaisseaux du rein, parfois presque autant qu'une faible dose de strychnine. Allons bon ! voilà presque de la dosimétrie! Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas ajouté la strychnine à la digitaline, à la colchicine, voire même la caféine pour en doubler et tripler les effets?