TRAITEMENT DE LHYDROPISIE, PAR' LE DOCTEUR FURBRINGER
(Société de médecine de Berlin, mars 1890.)
La communication du docteur Fürbringer ne contient rien de neuf : c’est le traitement classique par les sudorifiques, les diurétiques, les drastiques, les altérants et les moyens chirurgicaux : ponctions, scarifications. Nous n’aurions donc à nous en occuper s’il ne s’agissait de certains points de doctrine qui ne sont plus admissibles aujourd’hui. L’hydropisie, en tant qu’effet, doit être attaquée dans sa cause, qui est un appauvrissement du sang, une hydroémie par manque de matériaux plastiques, salins, et un excès’d’eau. C’est donc en tout état de choses l’hygiène thérapeutique qu’il faut, tant par l’alimentation que par la thérapeutique. Les reconstituants du sang viennent donc en première ligne, les arséniates (de strychnine, de fer, de soude, de potasse, d’antimoine, selon la diathèse prédominante), les alcaloïdes défervescents, si l’élément fébrile n’est pas complètement éteint. Quant aux évacuants, on ne doit les employer que dans la mesure du libre exercice des fonctions de respiration, de circulation, des sécrétions,
et sous ce rapport la digitaline combinée à la strychnine vient en première ligne. Les moyens chirurgicaux ne viennent qu’en dernier lieu ou à la rescousse du traitement interne.
ACTION COMPARÉE DE L’iODURE DE POTASSIUM ET DE l’iODURE DE SODIUM,