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TRAITEMENT LOCAL DES INFLAMMATIONS, PAR LE DOCTEUR DESPLAT, PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LILLE.
L’honorable professeur jette une grosse pierre dans le jardin allopathique : « Il entre fréquemment dans notre service des malades atteints de pneumonie ou de pleurésie au début, auxquels on a déjà appliqué un ou
plusieurs vésicatoires. Je ne manque jamais de dire combien cette pratique me paraît malheureuse et de faire remarquer que son action sur l'évolution subséquente de la maladie a été nulle : de'sorte quep«r le fait du médecin dont le rôle est de guérir ou du moins de soulager, le malade n’a aucun allègement à son mal et une souffrance de plus, ce qui est vrai de la pneumonie et de la pleurésie. C’est aussi dans d’autres phlegmasies qui sont tous les jours traitées, d'une manière empirique et irrationnelle. »
Nous n’allons pas jusque-là, nous disons : Employez les moyens que l’expérience de siècles a sanctionnés: saignez, purgez, appliquez les topiques et les révulsifs dans la mesure du besoin, mais ne vous arrêtez pas là : employez aussi les agents vitaux que la dosimétrie vous indique.
L’honorable professeur discute à pei f te de vue sur l’agent phlogogène, à peu près comme l’astrologue de la fable qui se laisse choir dans le puits ouvert à ses pieds tandis qu’il a les regards tournés vers le firmament.