‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 129 sur 246 · TRAITEMENT DU CATARRHE INTESTINAL DES ENFANTS, PAR LE DOCTEUR COMBE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU CATARRHE INTESTINAL DES ENFANTS, PAR LE DOCTEUR COMBE

(Revue médicale de la Siiisse romande, 1890.)

Ce traitement consiste: l°dans le lavage de l’estomac avec une solution de benzoate de soude ou de résorcine à 1 pour 400, et dans de grandes irrigations intestinales avec une solution de tannin à 10 p. c. et d’acétate de plomb à 5 p. c. ; 2° dans les cas moins pressants : 1 centigramme de calomel de deux en, deux heures, si les vomissements sont intenses; b centigrammes, trois fois par jour si c’est la diarrhée qui prédomine et augmenter d’une cuillerée à café une à deux fois par jour. En quatre ou cinq jours, les selles cessent d’être fétides et les vomissements s’arrêtent. On donne pendant quelques jours une potion de résorcine ou d’acide chlorhydrique avec ou sans pepsine. Si la diarrhée continue sans fétidité des selles, on peut alors employer l’opium, le bismuth ou les astringents, les lavements d’amidon, de naphtaline ou même de cotoïne. Si les vomissements persistent, on peut prescrire le potion de Henoch : créosote 8 gouttes dans 100 grammes de véhicule. Une cuillerée à café de deux en deux heures, Mais il est important de donner à l’enfant une nourriture qui supprime la

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

tendance aux fermentations. Là où le lait de la femme ne peut être employé-, l’auteur conseille le lait stérilisé par une cuisson d’une demi-heure. Ce lait se coagule dans l’estomac sous forme de petits flocons et non en caillots volumineux.

On comprend maintenant pourquoi les allopathes repoussent la dosimétrie. C’est : « La médecine c’est moi! » ou le « Deus ex machina ». Pour eux la nature n’est rien, et l’art tout. (Nous entendons Part de prolonger la maladie.) Leur excuse est qu’ils sont inconscients. Seulement ils créent des complications sans être sûrs de pouvoir les combattre. C’est au malade à guérir s’il peut! Au lieu du lavage mécanique de l’estomac et de l’intestin, quoi de plus simple que le lavage vital au moyen du sel Chanteaud?Et puis cette solution de tannin et d’acétate de plomb là où le petit malade a le tors intestinal qui dégénère ainsi en colique saturnine. Sans parler du bismuth, presque toujours impur dans le commerce de la droguerie et contenant de l’arsenic. Puis par-dessus les lavements d’amidon, de naphtaline ou de cocaïne !

En vérité « Je vous le dis » le mal ce n’est pas la maladie, mais le médecin. Allons, Messieurs les allopathes, droguez moins vous guérirez davantage. Il est vrai que le métier y perdra. Mais là ne peut être votre motif, mais bien votre inconscience. Vous croyez bien faire tout en nuisant. Après avoir lavé l’jntestin, administrez 1 granule de codéine, et au besoin 2 granules d’iodoforme, écrasés dans un peu d’eau sucrée, par petites cuillerées à café, et il ne sera pas besoin de toutes vos drogueries.

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