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LA FIÈVRE A MALTE, PAR LE "DOCTEUR GYPSS

(Société d’épidémologie, mars 4890.)

D’après l’auteur cette fièvre est fréquente l’été, et attaque de préférence les matelots. Elle est due aux émanations putrides du port, comme autrefois dans le vieux port de Marseille. Cette fièvre est caractérisée par une grande prostration vitale sans lésions locales déterminées, probablement parce quelles n’ont pas eu le temps dé se produire, la mort arrivant après les premiers accès. La maladie commence par des malaises, des douleurs dans la tête et dans les reins; la température monte en trois et quatre heures à 40°, 44°, 42° centigrades. Parfois il y a des vomissements bilieux et de la diarrhée suivie de constipation.

L’anorexie est complète; le malade maigrit, pâlit et se plaint d’insomnie, la langue est couverte d’un enduit jaunâtre, etc. ; comme on le voit, c’est une maladie bilieuse par infection. La quinine n’y fait rien et même est nuisible; de même l’aconitine, l’antipyrine. Le seul remède employé avec succès a été la strychnine.

A la bonne heure ! Pourquoi ne pas introduire la dosimétrie partout, plutôt que de s’acharner contre de misérables microbes? Avec le lavage instestinal, avec le sel de magnésie et les alcaloïdes défervescents, on obtiendrait raison de la fièvre. Mais avant tout il faut soustraire les malades au contage ambiant, ou assainir le port.

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