‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 156 sur 246 · MI SC ELLA N É K S · texte numérisé non relu

MI SC ELLA N É K S

c’est toujours au point de départ qu’il faut en revenir; c’est-à-dire à la doctrine d’Hippocrate. C’est sur cette doctrine que s’appuie la médecine dosimétrique ; qui en fait la force et en fera la pérennité (Esto perpétua). Quels que soient les troubles ou mouvements morbides survenant . dans l’organisme, c’est au vitalisme qu’il faut les rapporter, comme la pression barométrique en météorologie. On a beau arguer de l’anatomie pathologique, celle-ci n’est que secondaire. La dernière épidémie deTinfluenza l’a prouvé, malheureusement d’une façon trop péremptoire. Au dire de doctes académiciens, c’étaient des broncho-pneumonies, mais la dépression vitale où les malades étaient plongés, prouvait le contraire, puisque les désordres anatomo-pathologiques n’avaient pas le temps de s’établir : les malades succombaient à la parésie des poumons ou asphyxie nerveuse. En vain a t-on argué de microbes pneumocoques, streptocoques; ceux-ci ont également manqué à l’appel. Restent les toxines, mais qui, sont dues à un manque de vitalité, par conséquent dans les liquides avant d’arriver aux solides. Le livre du docteur Spring : Symptomatologie, ou traité des accidents morbides, nous en fournit la preuve: l’anurie, l’urémie, l’ammoniémie concordent dans l’état aigu des fièvres zymotiques proprement dites; comme la glycosurie, le diabète, l’inosurie, l’azoturie, etc., dans les diathèses ou vices de la nutrition. Dans Y anurie (essentielle bien entendu) n’y a-t-il pas une foule de troubles nerveux : anuries hystériques de Charcot? L’urémie ne se signale-t-elle pas par des troubles psychiques (telle que l’apathie intellectuelle) avant les troubles physiques (tels que le coma apoplectiforme, les cardiopathies, la dyspnée, les vomissements, les douleurs articulaires ou rhumatoïdes, l’amblyopie, la dépression de la température animale)? Et dans le choléra indien, ce roi des maladies zymotiques, n’observe-t-on pas la suppression des urines ou l’anurie, donnant lieu aux symptômes urémiques, notamment à la décomposition du sang. En vain le docteur Koch y a cherché des bacilles, puisque ces derniers manquent dans le choléra foudroyant.

L’ammoniémie est due également à la rétention dans le sang des principes fermentescibles ? En vain l’attribuerait-on aux ptomaïnes leucomaïnes; ceux-ci ne sont jamais que secondaires.

Dans le diabète, ce sont les principes saccharins qui n’ont pas été suffisamment élaborés, comme le prouve la saccharisation de l’urine et son hypersécrétion ou polyurie; quelquefois son acidification; d’où une foule d 'accidents morbides (pour nous servir du mol de Spring), notamment le déchaussement des dents et leur carie ; comme également les accidents nerveux ; tantôt des paralysies de la motilité ou de la sensibilité, tantôt des phénomènes névralgiques. En se prolongeant, l’état diabétique donne lieu

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à des lésions pneumoniques, à la tuberculose, mais celles-ci ne sont jamais primitives.

Dans l’albuminurie, ce sont les substances albuminoïdes qui se perdent par les urines. En vain voudrait-on les remplacer par les laitages, ces derniers, faute d’être élaborés, ne font qu’augmenter les troubles rénaux ou la néphrite albumineuse.

Ces quelques considérations prouvent qu’il faut toujours remonter à la cause, au lieu de regarder la fin (respice fmem). Les allopathes sont comme l’astronome de la fable, qui ne voit pas le gouffre à ses pieds.

Malheureusement en médecine, le gouffre c’est la tombe, et le médecin, le fossoyeur.

Comme conclusion, nous dirons aux allopathes : « Soutenez les forces de vos malades au lieu de les affaiblir, et vous aurez moins de morts. Que la strychnine soit votre cheval de bataille et vous aurez moins à chevaucher sur les bacilles, comme les sorcières de Machbeth sur les manches à balai. Donnez l’aconitine, la digitaline, la vératrine, au début des maladies aiguës; la quinine dans leur période de décroissance et vous aurez moins de pneumoniques à envoyer aux sombres bords.

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