‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 179 sur 246 · A JEFFERSON MEDICAL COLLEGE DE PHILADELPHIE · texte numérisé non relu

A JEFFERSON MEDICAL COLLEGE DE PHILADELPHIE

Il en est de l’ulcère rond de l’estomac, comme de l’ulcère atonique des jambes : pour guérir ce dernier, il faut commencer par détruire les abords calleux, par la compression ou l’excision. Quelques chirurgiens de nos jours ont tenté d’appliquer ce dernier mode de traitement à l’ulcère rond de l’estomac; comme ils n’en parlent plus, il faut croire qu’ils y ont renoncé. La méthode du professeur américain consiste à laisser l’estomac tranquille en nourrissant le malade par des lavements peptonisés. Ce serait rationnel, si l’estomac vide ne tournait son action contre lui-même; de là les douleurs aiguës, qu’il faut calmer par de petites doses de morphine et des aliments adoucissants. Nous avons traité ainsi un malade pendant de longs mois; mais il a fini par succomber à la faiblesse générale. La caféine est indiquée comme médicament compensateur, c’est-à-dire qu’il faut des quantités moindres de nourriture. Dans les gastralgies intenses, nous donnons matin et soir un bol de lait froid avec addition de brucine, aconitine, digitaline, 2 à 3 granules de chaque, et le matin à jeun le sulfate de magnésie déshydraté. C’est de la constipation et de l’anurie que souffrent le plus les malades dyspeptiques. De là des auto-intoxications, auxquelles on oppose en vain les antiseptiques; ou plutôt le traitement que nous venons d’indiquer les rend inutiles.

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