‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 197 sur 246 · PAR LE DOCTEUR ABADIE · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR ABADIE

(Revue de thérapeutique ophtalmologique.)

L’autëur emploie* le jus de citron vanté par Fieuzol, dans la conjonctivité diplitéritique. Il a eu occasion de soigner trois enfants atteints de

cette affection. Non encore convaincu de la puissance de ce remède, il employa par comparaison, le jus de citron chez l’un, et les antiseptiques chez les autres (iodoforme, galvano-cautère). Il ne tarda pas à remarquer combien là guérison avançait sur l’oeil traité au jus de citron, comparativement aux autres. Le jus de citron lui paraît comme un spécifique de la diphtérie conjonctivale. C’est fort bien ; mais pourquoi passer sous silence le traitement de l’angine diphtéritique du docteur Fontaine, de Bar-sur- Seine? C’est toujours le

“ Nul n’aura de l’esprit hors nous et nos amis. »

TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE, PAR LE DOCTEUR DUJARDIN-BEAUMETZ.

(Hôpital Cochin, 1889.)

Après avoir soutenu le bacille de la tuberculose et s’en.être porté en quelque sorte le parrain, voilà que M. Dujardin-Beaumetz le renie. Après avoir essayé de toutes les médications, il a fini par y renoncer pour s’en tenir à la prophylaxie et à l’hygiène. Ce n’est pas que les moyens simples en apparence ne soient comme la poule au pot d’Henri IV : encore ne faudrait-il pas en abuser. Ainsi il recommande la suralimentation (le gavage du docteur De Bove), « Vous ferez prendre, dit-il, à vos malades : du lait, des corps gras, tels que du beurre, de la graisse d’oie, du caviar, des potages à la poudre de viande associée à la farine, des lentilles cuites, des féculents. N’abusez pas des alcools, contentez-vous de prescrire quelques vins généreux, mais ne prescrivez pas d’une façon habituelle l’alcool aux phtisiques, car vous leur fatigueriez l’estomac. Mais quelquefois il faudra lutter contre l’anorexie et souvent vos efforts échoueront. Recourez alors au gavage, qui est une excellente méthode de traitement de la tuberculose. » Nous dirons que cela dépend des phtisiques, c’est-à-dire de leur état général. Il y en a qui dévorent leurs aliments tant ils sont rapidement digérés, d’autres qui répugnent à toute nourriture/ tant leur estomac est affaibli. Que fera le gavage dans ce dernier cas? Est-ce que par hasard on veut traiter les phtisiques comme les oies à l’engraissement? De pareils enseignements sont burlesques. Soutenir les forces des phtisiques par la

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

strychnine, là quassine, les arséniates, combattre la fièvre de consomption par les alcaloïdes défervescents ; surtout gardez-vous des antipyriques, donnez-leur bon air et bonne table, et si vous ne les guérissez pas, du moins vous ralentirez leur marche vers la tombe.

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