‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 200 sur 246 · MISCiSLLANJÎJïS · texte numérisé non relu

MISCiSLLANJÎJïS

sait la dosimétrie,il serait sans doute moins absolu. Des produits de laboratoires aux produits naturels il y a loin, et les alcaloïdes défervescents nont jamais fait défaut dans la main des dosimètres.

CURABILITÉ DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE DES ALIÉNÉS, PAR LE DOCTEUR A. VOISIN.

(Clinique de la Salpêtrière.)

On sait que dans les maisons d’aliénés on fait peu de thérapeutique e iï lcmile - Dans visite à l’hospice de Vaucluse, nous avons vu un aliéné qui était en proie à un délire furieux, au point qu’il avait fallu lui mettre la camisole, et auquel la strychnine, l’hyosciamine, la dmi- , a me auraie nt peut-être rendu le calme comme dans le delirium d°es ivrognes. Ne sait-on pas qu’un grand nombre d’aliénés maniaques ont fait abus de liqueurs fortes. Or, on sait que la paralysie succède le plus souvent a ces délires abandonnés à eux-mêmes. Le docteur Voisin cite différents cas de paralysies générales chez des aliénés, qui se sont dissipées spontanément ou à la suite d’accident : plaies, opérations ou de poussées critiques (furoncles, abcès, etc.). Nous reproduisons le fait suivant emprunte au docteur Baiilarger.

« Un homme avait du délire ambitieux, de l’embarras de la parole, avec affaiblissement intellectuel notable. Ayant dû subir l’amputation de la jambe, il ne manifesta aucune douleur. Après quatre mois de suppuration il y eut une amélioration notable. Après le septième mois, il n’y avait plus d’embarras de la parole ni aucun signe de délire. Il ne restait plus qu’un peu d inégalité pupillaire. On rendit alors le malade à la liberté, et cinq-ans après il jouissait encore de ses facultés physiques et intellectuelles. »

Cela étant, cest-à-dire l’insensibilité presque absolue chez les aliénés, ne pourrait-on tenter chez eux quelque grande révulsion par de larges cautérisations et attaquer en même temps l’élément paralytique par la strychnine à dose croissante? II nous semble que ce serait des essais à tenter, au lieu d’abandonner ces malheureux à leur triste situation. Si nous disposons de leur liberté, c’est dans un but de sécurité générale : dès lors il faut tout faire pour diminuer la durée de la réclusion.

DE MÉDECINE DOSIMETRIQUE.

CGCXXV

Page 1