TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE
(Congrès de médecine interne, tenu à Rome, octobre 1888.)
Le docteur Rensi (de Naples) a communiqué son traitement de la phtisie par les inhalations sulfureuses, se fondant sur les bons effets Obtenus par les individus qui avaient respiré les vapeurs de la solfatare de Pouzzoles. 11 a également employé l’iodoforme pour calmer la toux des phtisiques et les carbonates alcalins pour corriger l’acidité du sang : « En somme, a-t-il dit, nous en sommes toujours au statu quo en ce qui concerne le traitement de la Lubercuïose. C’est tout au plus si nous pouvons calmer un peu les souffrances des malades. » Cela tient à Ja diathèse même, c’est-à-dire à la leucocythose si caractéristique dans cette maladie. Pour en avoir raison il faudrait pouvoir changer l’état social même.
Nous pensons toutefois que les inhalations sulfureuses et l’iodoforme sont indiqués dans ces cas. Nous recommandons également le sulfure de calcium. Mais ce qu’il faut combattre, c’est la fièvre des phtisiques par les alcaloïdes défervesceuts. En même temps que les remèdes anlidiathésiques mentionnés plus haut, on donnera tous les soirs : arséniate de strychnine, arséniate de quinine, digitaline et aconitine ; 3 granules de chaque. Aux repas, la quassine et l’arséuiate de soude : 3 à 4 granules de chaque. Alimentation substantielle végéto-animale.