ERREUR ET CONDAMNATION D’UN PHARMACIEN ALLOPATHE
Le tribunal correctionnel de Paris vient de condamner le pharmacien G. à trois mois de prison et 40,000 francs de dommages et intérêts, pour avoir donné, par erreur, des pilules d’opium au lieu de pilules de quinine, erreur dont la mort du client a été la conséquence. Il a reconnu lui-même son erreur. Le journal qui relate la condamnation ajoute « que ces 40,000 francs ne reviendront pas cher au condamné, si, comme beaucoup de ses confrères, il a pris la précaution — que l’autorité ne devrait pas tolérer — de s’assurer contre la mort par sa faute des malades qui s’adressent à lui ».
Voilà donc un fait qui vient de se révéler d’une manière lugubre et qui doit être porté au dossier de l’allopathie pour le jour où elle sera condamnée elle-même : jour prochain — il faut l’espérer — que Ja dosimétrie aura contribué à avancer.