TRAITEMENT DE LA DYSPEPSIE ACIDE PAR LES ALCALINS A HAUTES DOSES
PAR M. II. HCCHARD.
(Société de thérapeutique, 23 avril 1890.)
L’auteur traite ce cas de : pseudo-gastralgie hyper chlorhydrique . Mais, comme le lui a fait observer M. Labbé, il na pas fait 1 examen du suc gastrique de son malade et rien ne pouvait l’autoriser à dire qu’il a eu affaire à une hyperchlorhydrie. Or, ce sont généralement des acides abnormes ou par fermentation, qui produisent la dyspepsie acide. Maintenant, quant à l’administration des alcalins à hautes doses, elle ne va pas à la cause du mal, c’est-à-dire au trouble de la vitalité. C’est pourquoi en dosimétrie nous employons la strychnine, la quassine, l’hyosciamine, la morphine, l’arséniate de soude et même l’acide chlorhydrique médicinal. Les formules de l’auteur rappellent les plus mauvais jours de l’allopathie, où les malades étaient victimes plus des remèdes employés que du mal à combattre. Nous citerons la suivante :
Benzoate de soude . . . ) ,
Poudre de rhubarbe . . . )
Poudre de noix vomique . . 2
Pour dix cachets. — Deux à trois
i 5 grammes.
25 centigrammes.
par jour.
Nous ferons remarquer que la noix vomique n’étant pas soluble, elle peut s’accumuler dans l’intestin et donner lieu à des explosions, comme il est arrivé au docteur Smithmann à lui-même, avec l’extrait alcoolique. (Voir notre Traité des dyspepsies dans l'organon dosimétrique.)
11 en est de même de la formule de M. G. Sée contre la constipation :
Magnésie.
Crème de tartre . . . . aa 20 grammes.
Soufre sublimé ...••/
Une cuillerée à dessert avant chaque repas.
La magnésie unie à la crème de tartre forme des concrétions qui déterminent souvent d’atroces coliques. C’est ce qui arrive aux goutteux qui abusent de terres absorbantes. D r B.