‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 45 sur 246 · PAR LES DOCTEURS RAYMOND ET ARTAUD · texte numérisé non relu

PAR LES DOCTEURS RAYMOND ET ARTAUD

(Études sur la tuberculose, 1 er fasic., janvier 1887.)

Ces deux observateurs ont mis à l’essai divers agents médicamenteux. L’iodoforme et le sulfure de carbone n’arrêtent pas le développement de la maladie chez les lapins auxquels on les administre; le tannin paraît moins impuissant et les animaux résistent mieux aux inoculations. D’où les auteurs concluent en faveur de ce dernier et contre les premiers dans le traitement de la phtisie tuberculeuse. Nous pensons que ces conclusions ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Nous passerons condamnation sur le sulfure de carbone qui est un extincteur de la vitalité et empêche le peu de respirabilité que conservent encore les globules sanguins ; mais l’iodoforme combiné au sulfure de calcium constitue une ressource d autant plus précieuse dans le traitement de la phtisie au troisième degré, qu’ils sont, en même temps, calmants et désinfectants. Cela n empêche qu’il ne faille en même temps modérer la fièvre par les alcaloïdes défervescents,strychnine, aconitine, digitaline, quinine (arséniale, hydro-ferrocyanate), contre les frissons; en un mot, soutenir les forces des phtisiques et combattre leur impressionnabilité morbide. Quand ces simples données de la dosimétrie seront-elles comprises? Mais on en fait une question d’amour-propre. On? C’est-à-dire ceux qui ont des yeux et ne veulent pas voir, et des oreilles (!) et qui ne veulent pas entendre. Ces médecins-là sont les fléaux de l’humanité souffrante, et il faudrait une loi pour les interdire, comme contre les malfaiteurs.

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

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