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Laneereaux cite divers cas, presque tous chez des buveurs de vin. Ces deux auteurs peuvent donc se donner la main, comme concourant au même but. Ce n’est pas que nous prétendions exclure le sel iodé du traitement des engorgements du foie, mais dans les cas de cirrhose véritable, c’est-à-dire avec dégénérescence graisseuse du tissu hépatique, l’iodure de potassium est tout aussi impuissant que le serait le traitement par les alcaloïdes. L’hygiène thérapeutique, tel que le régime lacté, préconisé du reste par le docteur Laneereaux, peut seule prolonger les jours du malade. Ajoutons que la plupart sont analbuminuriques. D ‘ B.
DU SOUFRE CONTRE LA CHLOROSE, PAR LES DOCTEURS H. SCHULZ ET P. STRÜBING.
[Deutsch. Medic. Wochensch., 1887.)
Les auteurs rangent les chloroses dans trois catégories, au point de vue thérapeutique : la première, celles où il faut faire intervenir les préparations qui agissent sur l’élément sécréteur de la muqueuse; dans la seconde, celles qui sont rapidement améliorées par les préparations ferrugineuses ; les troisièmes, celles qui exigent l’emploi du soufre. Tout cela est bien vague, aussi les auteurs procèdent par exclusion. Lorsque dans un cas de chlorose pure la médication ferrugineuse ne produit aucun résultat curatif, le soufre améliore notablement l’état général. Un certain nombre de chloroses ne peuvent être soumises avec succès à la médication ferrugineuse qu’après que le soufre a été administré dans un temps plus ou moins long. Le soufre est mal supporté dans les cas de chlorose qui se compliquent de lésions catarrhales, inflammatoires du tube digestif.
Les auteurs prescrivent le soufre de la manière suivante :
Soufre pur.10 grammes
Sucre de lait. 20 ”
A prendre trois fois par jour une pincée de cette poudre.
Réflexions. — Le soufre modifie favorablement les éléments protéiques du sang, comme le fer les éléments globulaires; voilà pourquoi l’un et l'autre peuvent être utiles. Mais il faut, avant tout, relever la vitalité des organes de la nutrition, par conséquent : la digestion par la quassine et l’arséniate de soude, l’innervation par la strychnine, principalement l’hypo-
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.
phosphite ; la sanguification par les phosphates,, etc. C’est parce qu’on ne l’a pas fait que la plupart des traitements allopathiques échouent. Aussi feu le docteur Marchai (de Calvi), dès le début de la dosimétrie, dont il avait prévu le développement rapide, a dit avec raison que c’est une méthode de traitement et non un système ne visant le plus souvent que le côté apparent de la maladie. Quelle que soit cette dernière, e’est toujours létat vital qu’il faut renforcer au lieu de l’affaiblir, comme on le fait en allopathie. La chlorose est autant un état de débilité nerveuse que de faiblesse de sang. Cette dernière n’est même que subsidiaire à la première. Dans létat physiologique les globules rouges se reconstituent dans la trame des tissus : chacun a ainsi son hématose propre subordonnée à l’activité des organes. Dans le jeune âge, c’est surtout dans la membrane médullaire des os que cette reconstitution a lieu; puis viennent les muscles et enfin les parenchymes. Il faut donc activer successivement ces centres d’élaboration par une bonne hygiène, et non s’en tenir à l'un d’eux, par tels ou tels agents spécifiques. Prendre du soufre dans du sucre de lait est donc un moyen purement subsidiaire. D 1 ' B.