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ON NOUVEAU SPÉCIFIQUE DE LA COQUELUCHE

(Société de thérapeutique, 11 mai 1887.)

M. Cadet de Gassicourt a donné lecture de son rapport, au nom de la commission chargée d’examiner le mémoire du docteur Bilhaut sur l’emploi du Grindelia robusta dans le traitement de la coqueluche. Il a expérimenté l’effet de l’extrait éthéré sur plusieurs coquelucheux, à la dose de vingt à cinquante gouttes par jour. Chez les trois premiers, l’administration du médicament a été suivie d’une diminution plus ou moins marquée du nombre de quintes; mais cette diminution a été passagère, et même chez un de ces sujets, alors qu'il prenait quarante gouttes, le nombre de quintes est remonté de six à vingt-sept, pour redescendre ensuite à douze, puis à dix-neuf, la dose du médicament ayant été portée à cinquante gouttes. La durée de la maladie n’a pas semblé diminuée. D’autre part, le grindelia ne paraît pas avoir une action spécifique sur l’élément infectieux de la coqueluche et mettre à l’abri des complications broncho-pulmonaires.

Ainsi voilà un nouveau remède de la-coqueluche à l’eau. Il en sera de

même chaque fois qu’on s’attachera à la spécificité. La coqueluche étant une maladie infectieuse, elle doit être attaquée par un agent propre ou parasiticide, par conséquent le sulfure de calcium qui est le plus rapide, le plus sûr et le plus commode. Ensuite il faut agir contre les accès par l’hydroferro-cyanate de quinine, en même temps qu’on calmera l’hyperesthésie laringo-bronchique par la narcéine, l’iodoforme. De cette manière, on institue un traitement méthodique qu’on peut varier d’après les indications symptomatiques.

Au cours de la discussion, le docteur Biocher a dit avoir été atteint, il y a cinq ans, d’une coqueluche violente, avec quintes pénibles, se reproduisant jusqu a dix-sept fois dans les vingt-quatre heures. Il a essayé de nombreux médicaments; et seule, la teinture de drosera à dose énorme (par cuillerées à café), avait paru amener un peu de soulagement. Vers la fin de la troisième semaine, il eut recours au bromure de potassium à dose rapidement croissante, depuis 2 jusqu’à 8 grammes par jour. Dès le troisième jour de cette médication, le nombre des quintes tomba de dix-sept à trois, et il put alors partir en Touraine où il acheva sa guérison, mais il conserva longtemps encore une toux coqueluchoïde, et depuis un mois seulement il n’a plus de quintes que lorsqu’il lui arrive d’avaler de travers; souvent dans ces cas, il y a prolapsus du voile du palais, qui exige l’attouchement avec l’éponge chargée de poudre de tannin. Ce moyen réussit bien des fois à calmer les accès et à permettre le repos de la nuit. Bien entendu que le traitement interne doit être institué avec méthode. D 1 ' B.

DE L’EMPLOI DE L’ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE CONTRE LES AFFECTIONS INTESTINALES DOULOUREUSES, INFANTILES, PAR LE DOCTEUR BEDFORT-BROWN.

(Union médicale, 16 juin 1887.)

Le docteur B. Brown considère l’essence de térébenthine comme éminemment adoucissante pour la muqueuse intestinale irritée et enflammée. Cette substance aurait, à la fois, des propriétés cicatrisantes, désinfectantes et antiseptiques qui la rendraient précieuse dans le traitement des maladies intestinales chez les enfants. Elle serait capable, en outre, d’exciter les sécrétions salivaires, stomacales, pancréatiques et intestinales. Mais l’auteur signale surtout son action contre les phénomènes douloureux,

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avec accompagnement de diarrhée ou de constipation, quelquefois de vomissements et d’amaigrissement, constituant l’entérite si commune chez les enfants nourris au biberon. L’essence de térébenthine est aussi indiquée, selon lui, dans l’entérite vraie et la dysenterie, ainsi que dans le choléra infantile des grandes chaleurs, où l’intestin est manifestement irrité par les acides lactique, butyrique et acétique qui s’y forment. La dose pour un enfant de un an est de deux gouttes qu’on peut répéter toutes les trois ou quatre heures.

Réflexions. — C’est très bien de dire que l’essence de térébenthine n’irrite pas l’intestin, encore faut-il l’y faire parvenir ; or, ces deux gouttes, toutes les trois ou quatre heures, sont rapidement absorbées dans les premières voies, ainsi que le dénote l’odeur de violeLtes que répand l’urine. 11 en est de même quand on se trouve dans un appartement fraîchement peint à la térébenthine ou en se frottant la paume des mains de quelques gouttes de cette essence. Dès lors nous ne voyons pas pourquoi il ne serait tout aussi rationnel d’en faire frotter l’abdomen et l’extérieur du corps de l’enfant, et traiter l’entérite d’après les indications : un granule de codéine, d’aconitine, de brucine, broyés dans un peu d’eau sucrée. Quant aux enfants nourris au biberon, on évitera la formation des acides abnormes en mêlant au biberon une cuillerée à café d’eau de chaux, et en y faisant dissoudre deux à trois granules dhypophosphite de chaux ou de soude, ou bien quelques granules de Sedlitz granulé. (Voir Instructions d’un bisaïeul, etc.) D l B.

TREMBLEMENT CONGÉNITAL DOUBLÉ d’üN TREMBLEMENT ALCOOLIQUE TRAITÉ PAR

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