DE L’INSUFFISANCE RÉNALE ET SON TRAITEMENT, PAR M. DUJARDIN-BEAUMETZ
(Conférence faite à l’hôpital Cochin.)
L’auteur, après un exposé historique fait avec ce luxe d’érudition qui le distingue et qui en fait une sorte de bibliothèque vivante, arrive au traitement. C’est sur ce terrain que nous le suivrons. Ainsi de la digitale et la digitaline, le strophantus et la strophantine. Il va de soi que pour lui la plante-mère est supérieure à l’alcaloïde. La spartéine ne vient qu’à un rang secondaire, ainsi que l’adonis et la convalleria. Il donne cependant une place prépondérante à la caféine en injections sous-cutanées d’après la formule suivante :
Caféine pure. . . .
Benzoate de soude. .
Eau bouillie. . . .
Pour une seringue entière, qu’on peut
J aa 2 grammes.
renouveler deux ou trois
fois par jour.
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE^ 149
11 vante également le kola dans les affections cardiaques; puis la lactose et la glycose. Il insiste de même sur les purgatifs : « Tout malade atteint d’insuffisance urinaire doit aller à la garde-robe et cela avec des selles liquides, au moins deux ou trois fois par jour; »et il conseille à cet effet les purgatifs. Il parle aussi des émissions sanguines, puis des stomachiques et du régime végétal. Tout cela peut être obtenu par l’emploi matinal du Sedlitz Chanteaud, et le soir, au coucher, par l’arséniate de strychnine, l’aconitine, la digitaline. Tous les autres moyens sont grossiers et ont pour effet d’enrayer l’action physiologique des grands émonctoires. Experto crede Roberto (1).