‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 67 sur 246 · CXX1I · texte numérisé non relu

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CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE DU SIXIÈME CENTENAIRE DE [/UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER (2) (23 MAI 1890).

Quoiqu’il se soit agi de centenaire, aucune allusion n’a été faite aux grands noms qui ont illustré l’Université dans le passé : ni celui de Rabelais, ni ceux de Barthez, de Lordat et de tant d’autres successeurs illustres du père de la médecine. La raison en est simple : l’Alma Mater s’est faite organicienne. Nous passerons donc rapidement sur cette cérémonie où on a trop parlé du présent pour ne pas faire ressouvenir du passé.

Le recteur dans son discours de bienvenue aux délégués des divers pays, s’est particulièrement attaché à la partie matérielle. « Notre ambition — a-t-il dit — en vous montrant nos ressources, nos bibliothèques, nos laboratoires, nos instituts, nos hôpitaux, est de vous prouver que notre Université est digne de son passé, qu’elle est capable de collaborer à l’œuvre que nous poursuivons tous d’un commun accord, malgré les différences de race et de nationalités, avec une émulation féconde « le progrès de la science et de l’humanité ». Pourquoi son mutisme sur la réforme médicale qui se poursuit depuis dix-huit ans, sans qu’aucun corps enseignant s’en soit occupé? Est-ce que, par hasard, le progrès de la science et de l’humanité, c’est la guerre du silence que les universités, depuis leur origine, ont faite aux réformes? Est-ce que la Faculté de médecine de

(1) Malgré notre arthritisme et après avoir subi deux fois la lithotricie, nous voici arrivé à nos quatre-vingt-six ans. Quand M. Dujardin-Beaumetz en sera là, nous irons le dire à Rome. D r B.

(2) La fondation de l’Université dè. Montpellier remonte au xiv® siècle.

Paris n’a pas repoussé la circulation du sang et autres découvertes ejusdem farinas , avec le plus profond dédain? Ah! que Thomas Diafoirus n’élait-il là ; il eût pu soutenir sa « thèse contre les circulateurs ». Mais autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui on ne proscrit plus les innovateurs, on cherche à les faire oublier. Vain espoir ! la vérité est éternelle. Les hommes passent, et les faits accomplis restent. Et il en sera ainsi de la dosimétrie malgré ses adversaires, qui seront trop heureux que leurs noms restent sous le boisseau de l’oubli. D r B.

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