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TRAITEMENT DU CANCER DU RECTUM PAR LA RÉSECTION DU COCCVX ET D’UNE PARTIE DU SACRUM OU OPÉRATION DE KROSKE.
Le cancer du rectum est une maladie d’autant plus cruelle que les moyens qu’on y avait opposés, tels que la dilatation par l’éponge préparée, donnaient lieu à d’intolérables douleurs. On sait que Broussais est mort de celte affection et que son chirurgien, Zacharias Amussat, ne put le décider à se laisser faire un anus lombaire. Ayant pratiqué deux fois cette opération dans un cas chez un homme, tailleur de son état, et dans un autre chez une femme jeune encore où le cancer avait perforé la cloison recto-vaginale, nous avons pu nous assurer combien cette opération est à la fois facile et peu douloureuse, nous dirons même commode et peu répugnante, les matières fécales ne contractant aucune odeur spéciale. Il suffit d’un tampon en caoutchouc retenu par une ceinture lombaire, que l’opéré détache quand il sent le besoin de la garde-robe, la continuité du rectum n’ayant pas été interrompue. On pourrait également recourir à l’anus inguinal si celui-ci n’exposait à une incontinence fécale. Quant à l’opération de Kroske, elle présente d’énormes difficultés et il n’est pas toujours possible de recoudre le bout inférieur de l’intestin au pourtour anal. Dans la discussion qui a eu lieu à la Société de chirurgie de Paris, dans sa séance du 28 mai 1890, un membre s’est expliqué nettement à ce sujet. D’ailleurs, il en est du cancer du rectum comme des cancers en général, c’est-à-dire
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE. 161
un noli me tangere; indépendamment du danger de la résorption septicémique, suite de l’opération. L’anus lombaire nous semble donc seul indiqué quand l’obstruction rectale est complète. U 1 B.