‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 85 sur 246 · OCCLUSION INTESTINALE AIGUË, PAR LE DOCTEUR'ROUTTIER · texte numérisé non relu

OCCLUSION INTESTINALE AIGUË, PAR LE DOCTEUR'ROUTTIER

(Hôpital Laënnec, mai 4890.)

La chirurgie, dans ces derniers temps, a pris sur la médecine une prééminence telle, qu’il semblerait que « Ceci a tué Cela », selon l’expression du grand poète Victor Hugo. Tout en admirant la première dans ses tentatives souvent désespérées, nous ne pouvons trop engager nos jeunes confrères à ne la faire intervenir qu’à bon escient. Le mal est dans l’absence d’une thérapeutique rationnelle : « Obstruction? purgatif » : c’était tout ce qu’on faisait; c’était au malade à guérir s’il le pouvait. Il est vrai que la chirurgie intervenant à temps, peut lever lobstacle, mais celui-ci naurait-il pu être dissipé par une voie moins sommaire? C’est ce qu’on pèut se demander. Ainsi le Répertoire de médecine dosimétrique fourmille de faits où le nœud a été défait sans devoir être coupé. Des hernies engouées, qui avaient résisté au taxis prolongé, ont été ou plutôt se sont réduites spontanément sous l’influence de la strychnine et de l’hyosciamine. Peut-être en aurait-il été de même dans le cas d’obstruction aiguë cité par le docteur Routtier. Il s’agit d’une femme d’une quarantaine d’années, toujours bien portante et qui, deux jours avant, avait été prise subitement, la nuit, pendant son sommeil, d’une violente douleur dans le ventre, suivie bientôt de vomissements fécaloïdes, tandis que la température restait aux environs de 37°ô, le pouls petit, filiforme, le faciès grippé. La tympanisation était médiocre, bien qu’il n’y eût de selles ni sortie de gaz par l’anus. A la palpation on sentait dans l’hypocondre gauche une tuméfaction très limitée, très douloureuse à la pression. Le toucher vaginal et rectal ne

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