‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 87 sur 246 · LE DOCTEUR SANSOM · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR SANSOM

(Société de médecine de Londres.)

Ce mal physiologieo-psychologique, puisqu'il est dû le plus souvent a des causes morales est eaLtérisé par des irrégularités des battements du eœur sans signes de lésions organiques, mais qui peut en arriver la s n'est pas combattu énergiquement. Il faut admettre dans ce cas un défaut d’équilibration des mouvements du cœur entre le pneumogastrique et e ’d svmpatllique. Le docteur Sansôm cite le cas dune malade ou la mort survint deux jours après la consultation : il y avait 200 P^ ,0 “ par minute, sans dyspnée ni cyanose. Dans un second cas, le pouls ba ta, 192 fois par minute. Au bout de quatre mois, il y eut un certain degi dilatation cardiaque et la malade mourut subitement dix-huit mois après. Le troisième cas est celui d'une dame de 65 ans, qui attribuait« sarimdadie: a la frayeur qu'elle avait éprouvée dans le tremblement de tene a Nice, pouls 136, douleur dans la région sternale et faiblesse extremœ -U g* nisation du cou eut un excellent effet et le pouls tomba a 96. On obtiendra le même effet par l'administration des granules de strychnine, daconitine

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

et de digitaline, c’est-à-dire en ramenant l’équilibre dans le double système nerveux du cœur. Le Répertoire en a donné plusieurs exemples.

CORRESPONDANCE

Monsieur et très honoré Maître,

Je vous serais bien reconnaissant de m’indiquer par lettre, dès que vous le pourrez, le traitement que je dois faire suivre à une de mes malades dont je vais vous raconter brièvement l’histoire :

C’est une dame de 32 ans environ, mère de deux enfants, l’un de 15 ans, l’autre de 13. — A la suite de son Second accouchement, cette dame a été atteinte d’anasarque accasionnée par une néphrite. Cette néphrite est passée depuis à l’état chronique.

En outre, cette dame, un peu hystérique, est prise fréquemment de spasmes de l’œsophage ne lui permettent pas de prendre une nourriture suffisante. Le plus souvent, ce sont les liquides qui sont rejetés sitôt avalés.

Vous dire tous les médecins consultés et tous les traitements suivis, ne ferait que vous fatiguer tant la nomenclature en serait longue.

Un seul médicament (que je n’ai du reste employé qu’une autre fois et sans résultat cette dernière fois) me permit, en premier lieu, de faire cesser le spasme qui avait duré huit jours consécutifs, sans permettre à la malade de garder la moindre nourriture, soit solide, soit liquide : c’est une injection sous-cutanée de Og.Olc. de chlorhydrate de morphine.

Le fer, les iodures, le tannin, ne me donnent aucun résultat pour l’affection rénale.

Le spasme est-moins fréquent, mais se renouvelle tantôt à un repas, tantôt à un autre, quelquefois au commencement, d’autres fois vers le milieu ou la fin du repas.

Que faire contre ce spasme? Qu’employer pour guérir cette albuminurie ?

Merci d’avance, très cher Maître, pour la ligne de conduite que vous voudrez bien me tracer; votre thérapeutique sera exactement suivie et je me ferai un devoir de vous en faire connaître les résultats.

2gQ MISCELLANÉES

Agréez, Monsieur et très honoré Maître, l’assurance de mes meilleurs sentiments et remerciements.

Lemaigre,

Docteur en médecine, à Dun-le-Palleteau (Creuse).

J’ai conseillé de laisser là les injections de morphine et de s’en tenir à la trinité dosimétrique pour soutenir la vitalité.

Page 1