‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 88 sur 246 · CLY1I · texte numérisé non relu

CLY1I

TRAITEMENT DES CONTRACTURES HYSTÉRIQUES, PAR LE PROFESSEUR DUMONTPALLIER.

(Leçon faite à l’Hôtel-Dieu de Paris.)

Le but de cette leçon est de faire voir l’influence de la suggestion sur les hystériques. Cela se comprend avec des malades imaginaires, mais moins bien avec des malades réels. Nous avons connu le temps où le prince de Hohenlohe opérait de nombreuses guérisons à la barbe des médecins. Il en est de même des vives émotions : on sait comment Cyrus récupéra la parole. Nous avons connu un hystérique (puisqu’on veut que le sexe masculin partage cette infirmité avec le sexe féminin) qui prétendait ne pas marcher parce que ses jambes étaient de verre; un beau jour le feu ayant pris à sa chambre à coucher, il dégringola, quatre à quatre, de son escalier et arriva au bas guéri de sa prétendue paralysie. On cite également des épileptiques qui furent débarrassés de leurs accès par une chute dans le feu ou dans l’eau. M. Verneuil a voulu assimiler l’hystérie au traumatisme : c’était pour en venir au « tétanos équin ». M. Dumontpallier cite le cas d’un jardinier de son état, un jeune homme de 17 ans, entré à l’Hôtel-Dieu dans son service avec tous les signes du tétanos, auquel il appliqua le traitement conseillé par M. Verneuil, c’est-à-dire l’obscurité et l’isolement les plus absolus. Le malade s’était fait au pied une plaie qui avait pu être souillée par quelque parcelle de fumier. On administra le chloral d’heure en heure, et le malade guérit. L’année d’après, le même jeune homme revenait à l’hôpital avec une monoplégie du côté gauche avec hémianesthésie; cette fois, M. Dumontpallier obtenait la guérison en une seule séance par la suggestion. Que faut-il croire? Mystère! Le mieux est d’employer dans ces cas les moyens que la science indique, notamment la strychnine.

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

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