‹ Miscellaneous pamphlets on NirotChapitre 10 sur 22 · LE PENSIONNAT DE DEMOISELLES · texte numérisé non relu

LE PENSIONNAT DE DEMOISELLES

Le pensionnat des dames Lecoq créé de l'autre côté de la rue Saint-François, était transferré aux vacances de 1827 dans la maison aux colonnes que les époux Sury ne semblent point avoir habitée (2).

(1) Cet acte passé loin du domicile des contractants, éveille Tidée de précautions prises, pour qu'il resta inconnu des héritiers du vendeur.

(2) Journal des 2-S. 1827 n* U.

Quelques années après 1830, Mademoiselle Delphine Lecoq, considérée par le public comme l'unique directrice, entra en* religion, et laissa l'établissement à sa belle sœur. Celle-ci fut remplacé par Mesdames Cornay et Guyot qui fusionnèrent avec le pensionnat Dépierris en ouvrant une Institution nouvelle, le 5 octobre 1841, dans une portion de Y hôtel Sainl-Vaise, rue Saint-André (1).

La dernière titulaire du pensionnat de la rue Saint- François, lut Mademoiselle Alexandrine Carré déjà sousmaltresse (2), fille d'un vieux brave de l'Empire (3), bien jeune elle avait suivi ses parents à la guerre et assisté au passage de la Bérésina.

Ma mère fut comme elle élève de Mademoiselle Delphine Lecoq. Ces dames eurent pour condisciples Mademoiselle de Montbel morte assassinée à Paris vers 1895 et une Eléonore d'Olbreuse qui devint Madame de Nossay et présenta son mari à la reine Victoria, sa cousine déjà éloignée. C'était une Prévost de Gagemont (4).

Ces nobles demoiselles, dispensées de porter l'uniforme, suivaient la pension en costume de ville.

Grâce à la présence à la pension Carré d'une jeune fille sous la tuteHe de mon père, j'ai pu visiter souvent le vieil hôtel de la Marcardière et comme les enfants, j'allais partout. Ce n'était plus, vers 1846, qu'une affreuse masure aux planchers effondrés. (5)

Pour cette raison peut-ôtre, Mademoiselle Carré transporta son institution rue Saint-Jean (6) dans le local

(1) ReQ. de VO. n*- du 29 JuiUet et du 9 Octobre IMl.

(2) Annuaire de 1842.

(3) Le commandant Carré est mort à Niort le 20 Mars 1846. Le commandant Chapuis parla sur sa tombe, des articles nécrologiques lui ont été consacrés dans la Reç. de VO. du 24 Mars 1846 et dans la Chronique des 2-3, du 5 Mal.

(4) Dernier Dict. Beaucbet-Pilleau 111, i06 1'^ col.

(5) Quoique le dernier des Marcardière ne fut mort que depuis 20 ans environ, personne ne savait déjà plus quel était VAmiciu de l'inscription du portail.

(6) Nous pensons que le transfert eut lieu aux vacances de 18S1. VAnnuaire de 1860 mentionne encore la rue Saint-François et la rue Sain^Jean apparaît pour la première fois dans celui de 1851.

qu'avaient occupé successivement les pensions Godin et Dangiers et où les dames Girault l'ont remplacée. Sa situation déclinant de jour en jour, la malheureuse institutrice se vit obligée de courir le cachet à un âge avancé, elle est morte ces dernières années grande pensionnaire à l'hospice.

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