‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 10 sur 165 · avec les · texte numérisé non relu

avec les

notes de Dacier Mais il y a une erreur bies plus importante, et qu'on doit imputer | à

J.Tsetes Chi, Ctesias lui-même: c'est d’avoir fixé à la mort de Sardanapale, la der-

Historicis Gree. nière ruine de Ninéye et de l'empire Assyrien. Les monumens les plus

ihc-27-p-505- nurs de l’antiquité nous assurent que l’un et l’autre ont subsisté, quoique avec un éclat affoibli, jusqu’à l'an 608 avant J. C. et prés de trois siécles apres cette révolution. M. Freret a prouvé très solidement qu’il y a eu trois Sardanapales, et que sous le premier et le dernier de ces princes les Mèdes et les Babyloniens ont renversé la puissance Assyrienne. Tant de conformités auront ébloui Ctesias ou ses interprètes, au point de lui faire confondre sous la même époque la révolte d’Arbace, et la ruine finale de l'empire de Ninève. Dans cette confusion il nous est —

Diodor. Sica. 1. très difficile d’en séparer les traits détachés. Je crois pourtant qu’Ar-

il p. 142, . | . 3° ° .

À bace, jaloux de la farce de cette capitale, qu’il avoit éprouvée lui-même, la fit raser de fond en comble, “ ray de mod sis efagos narecuaier.” Les villes de l'Asie, qui ne sont bâties que de briques cuites, se détruisent ‘gt se rebatisgent ayec une facilité merveilleuse. Nous voyons reparoître, après les ravages affreux des Mognls, toutes ces villes qu'ils avoient d¢truites, et l’on ne sera pas étonné de retrouver Ninéve dang le siècle suivant. Arbace usa des.droits: de la victoire avec une modération qui fit aimer. son joug aux vaincus; en détruisant Ninève il épargna leg biens des citoyens, il se cantenta de les disperser dans les bourgs du pays. Hélas! qu'un Arbace serait utile à Londres au à Paris! Cette modération du vainqueur nous permet de croire qu’il laissa à quelque prince du sang royal une autorité subalterne sur l'ancien héritage de Ninus, qu'il lui conféra même le titre de roi, et que c’est par ces dynastes que les anciens ont continué la liste des monarques Assyriens.* |

La Athenæi.Deipn. * Qu’on me passe encore une conjecture. Un passage d’Athénée (copié sur Ctesias) a xii. 7: toujours fait de la peine aux savans : “ rus yae seers vous, nes Wve buywregas, cour Te œarymere NANO LENE, Spomsaou@u 56 Niror, @pec Tor sun Basse,” &c. Personne ne comprend comment Sardanapale, Roi de Ninéve, a pu envoyer ses enfans au Roi de Ninéve. Voici mon interprétation de cet endroit qu’Athénée a très bien pu gâter en Pabrégeant. Sardanapale étoit resolu de périr, mais le sort de ses enfans le touchoit. Il les fit sortir du sérail, dont l’enceinte étoit peut-être distinguée de celle de la ville, et it les fit condui.e aux pieds du vainqueur qui

SUR LA MONARCHIE DES MEDES. tl

La modération d’Arbace éclata encore plus à l'égard des compagnons de sa victoire. Lorsqu'ils prirent les armes il leur avoit promis la liberté. Sa promesse ne fut pas vaine. Mais il est bon de fixer l’idée précise d’un mot toujours vague en lui-même, et assez: étranger au langage des Orientaux. .

1. Aux gouverneurs des provinces, Arbace donna une autorité plus grande que celle dont ils jouissoient. Il les distribua parmi ses amis. On devine sans peine les degrés sutcèssifs par lesquels ces satrapes s’attribuèrent tous les droits régaliens et secouèrent enfin jusqu'au nom de la dépendance. Il paroît même qu’Arbace accorda à ses capitaines le privilège important de'né jamais ‘perdre la vie ou leur satrapie que par la sentence d’une’ assemblée générale des capitaines leurs pairs. Arbace suivit du moins cette règle à l'égard de Belesus à qui il avoit donné la ” satrapie de Babylone. Son avarice lui fit enlever les cendres du bucher piodor. Sie. 1 tt de Sardanapale.. Il fut condamné à perdre la tête, mais Arbace oublia son Nicol. Dem. i a ctime, ne se sôuvimt que dé-sès services, et lui rendit jusqu'à son SOU: 486 Excerpt. Val. P. vememeft ét le trébof même qu’il avoit: dérobé.. 8. Les chariots des Scythÿs les tentes des Arabes, .et toutes les bratiches: du Taurus et du Caucase ent toujours renfermé une multitude de sativages fiets de leür:pauvrèté et: de’ léur indépendance féroce. De tems en tems ils'sértetit de leurs réträites pour subjuguer les peuples amollis par le luxe, pour se corrompre et pour périt comme eux. I] seroit aussi’ difficile: qu’inutile‘d’indiquer toutes'les nations à qui Arbace se contenta de faire reconnoîtré sa souveraineté. On y peut distiriguer les Cadusiens, les habitans d'une partie dé la Perside, quelques montagnards de la Médie, et plusieurs peuplades des Scythes en deca de FOxus connues sous le nom de Parthes, de Saques, de Derbicés, &c. 1. Arbace se soutint sur le trône par les mêmes vertus auxquelles il a. c. 896. le devoit. Il gouverna l’Asie vingt-huit ans et laissa l'empire à sa mort ps jicalh xb à son fils Mandauces. | 2. Mandauces régna vingt ans, ou cinquante selon Diodore. | A.C. 870.

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