VOL. III. 8 M | IT
450 DES POIDS, DES MONNOJES, ET DES MESURES DES ANCIENS, &c.
Table des Drachmes Attiques de 65,5 Grains,
N. B. J’ai copié la table de M. Hooper; mais elle me paroît assez peu utile. L’expérience nous assure qu’il y a beaucoup de drachmes de ce poids. Les successeurs d'Alexandre commencèrent de bonne heure à altérer, mais on voit par le traité d’Antiochus que l'ancienne drachme de 75 à la livre Romaine étoit toujours considérée comme le poids légitime,
° | III. - Pai corrigé Table des Drachmes Attiques et des Deniers Romains de 62,57 quelques .
erreurs de la Grains.
table de Hooper.
DES POIDS, DES MONNOIES, ET DES M&SURES DES ANCIENS, &c. 451
Table des. Drachmes Aitiques et des Deniers Romains de 54,75 Grains.
Lorsque les Romains frappèrent les premiers deniers d’argent, ces deniers valoient dix as, ou livres de cuivre. Ils le partagérent en moitiés et en quarts de deniers. La moitié s’appelloit quinarius, ou cinq livres de cuivre. Le quart du denier valoit deux livres et demie de cuivre, et s’appelloit sestertius, mot corrompu de seméstertius trois moins un demi. Cetté façon de eompter étoit fort utile parmi les an. ciens. Le sestertius, sestertius nummus, ou par abbréviation nummus, devint la racine du calcul mystérieux des Romains dont je vais éclaircir les difficultés.
1. De 1 à 1000, les Romains comptoient simplement duo, tres, &c. ducenti, trecenti, Sc. sestertis.
2. Parvenus à 1000, ils changeoient de méthode pour compter désormais au genitif au lieu du nominatif duo millia sestertidm, en sousen-
Cette table n'est
point dans Hooper.
tendant corpora ; ou bien rassemblant 1000 sestertii sous le nom col-:
lectif de sestertium, ils parloient ainsi, duo, tria, &c. sestertia. Une raison particulière les engageoit de s’arrêter au nombre de 1000. Nous avons vu qu’à l’imitation de la mine Attique, ils s’étoient fait une livre d’argent de compte de 100 deniers. Le sestertium (250 deniers) étoit par conséquent la livre sesterce d'argent, comme le sestertius l'étoit de cuivre.