GA | DU GOUVERNEMENT FEODAL
dé sa nation; -seuverit des actes de cruauté et de violence; jamais un système suivi dé tyrannie. Il aura abandonné à ses-serfs une partie des. fruits de ses champs, et contént'd6 subsister sand travail it n'aura point démaridé à s'enrichir: les besoihs du barbare sont simples et-en petit nombre ; ceux de lhorhme corrompu sont bans bornes. L'anarchie de l'état sous la décadence des deux premières races multiplia le aombre des serfs. Les uns, dépoutllés de tout, achetoient leur path aux dépens de ladiberté; les autrés, menatés par la violence, se donnoient un niaitre peur y trouver uk protecteur plus puissant qué les loix, et la marche leñte dui tems, remenant des tnêmes ‘causes que César avoit apperques; remenoit æussi les mêmes effets. |
Tant de servitudes voloñtaires ou forcées ont “bientôt fart: naître plusieurs classes différentes parmi les hommes qui reconnoïssoient un même séigneur. Des conttats, eu des coutumes, fixètent bientôt leur état, leurs devoirs, et leurs droits. Je passe sous silence plusieurs nuances que nous . distinguons. à peine, pour m'arrèter à la différence teconnue du ‘serf et du vilain. Les droits du second dépendoiïent moms da caprice du seigheur ; sa ‘personne ‘étoit plus sacrée, et ses ehfans pouvoient sortir de leur misère, et monter à des grades supérieurs. Levilairétoit le dernier des hemmes, le sesf éteit une bête de somme qui différoit peu, dans t'es. prit de son maître, da bœuf son compagnon:de travail.
Le maitre devint bientôt juge. Intésess¢ à maïnteuir la police sur ses terres, à prévenir tous les désordres qui pouvoient survenir : parmi des milliers de rustres; que leur misère rendoit encore plus féroces, il-étoit peu disposé a-céder au magistrat de la province l’intendance de sa famille. Ses prétentions'sembloient raisonnables. Bientôt-les loix les autoristrent,’ et il éténdoit tous les jours les droits de sa terre sous Tonsbre de sa jaridiction domestique. Veil l'origine la plusnaturelle cles pustices seigneuriales qui sont:connus en France: depuis le commencement du septième siècle.
. On peut croire, ‘et on le: sait, qu'un grand nonibre de ces malheuretrx qui fuyoient ls violence:se réfugièrent au pied des antels, et. que St. Martin ou St. Denys leur parurent des maîtres dont la protection étoit assurée, et le service deux et’ honorable. Leségiises avotent étendu partout le-nombre de leurs serfs'et la juridiction de leurs terres. Lorsque Charles Martel dépouilla les ecclésiastiques, ces serfs et cette juridiction passèrent
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ebtre Jeu ronins de ses: vaseiux, et la justice deviné un des: caractives les plus essentiels d'un fief. .
Je mw'arrête :: j'ai considéré. le système féodal, Pbiérarchie politique, la) Conclusion. foi et l'hommage, le service militaire, et l'esclavage du peuple. , Ce fleuve rapide, grossi de mille eaux étrangères, inondoit encore |’Europe.dans le doxymeme siècle.
J’entrevois-une nouvelle carrière plus. yaste et plus. utile encore: la décadence de ce.systéme, et ceux qui se sont élevés sur ses débris,.sa chute | rapide. et terrible en Italie, son dépérissement lent et tranquille en Angleterre et en France, et la solidité qu'il s’est procuré en Allemagne: - |
Rappellons seulement quelques idées de la politique des rois.de France. depuis Louis le Gros, jusqu’à Charles VII. Les barons. étoient puissansparce@u’ils..possédoient: seuls toutes les. richesses, l'autorité. et les forces de d'état. A la richesse des terres les rois ont opposé. celles du commerce et des arts; ils ont suscité. des tribunaux civils et ecclésiastiques contre les justices seignouriales,. Enfin ils ont rempines par des:teoupes réglées: la milice féodale. .