v, Pp
Cl. Ratilii Numatian. Iter. |, i, p.. 453.
Id. i. 465.
Id. i. 475.
Strabon. Geog.
258 | NOMINA, GENTESQUE
son nom? II paroît que Cluvier se trompe, et qu’il est plutôt question des Liburnes, nation Illyrienne qui couroit la mer Adriatique.
VoraTerrA. Elle est située dans un vallon profond, mais elle est dominée par une montagne qui a quinze stades de haut, et qui est occupée par une citadelle très forte. Elle servit d’asyle 4 quatre cohortex des partisans de Marius, qui s’y défendirent pendant deux ans, et ne se rendirent que sous la foi publique.
VaDa VOLATERRANA. |
In Volaterranum, vero vada nomine, tractum Ingressus, dubii tramitis alta lego;
Despectat proræ custos, clavumque sequentem Dirigit, et puppim voce monente regit.
Incertas geminâ discriminat arbore fauces Defixasque offert limes uterque sudes.
Vix tuti domibus sævos toleravimus imbres..
Albini patuit proxima villa mei.
Subjectas ville vacat adspectare salinas, Namque hoc censetur nomine salsa palus
Qua mare terrenis declive canalibus intrat, Multifidosque lacus parvula fossa rigat.
Ast ubi flagrantes admovit Sirius ignes, .
Cum pallent herbæ, cum sitit omnis ager, Tum cataractarum claustris excluditur eequor.—
Ut fixos latices horrida duret humus, Concipiunt acrem nativa coagula Phœbum, . Et gravis estivo crusta calore coit.
Porutonium. Populonium fut détruit par les troupes de Sylla, après avoir soutenu un siège. Du tems de Strabon il n’en restoit que des temples et quelques maisons. Cette ville étoit située sur un promontoire
très élevé, d'où ce géographe découvrit les îles de Sardaigne, de Corse,
Ratilii Iter. Li.
Ve 401, .
et d’Ilva. Le port des Populoniens, qui étoit au bas de la montagne, subsista toujours, et étoit fort fréquenté.
Proxima securum reserat Populonia litus, Quà naturalem ducit in arva sinum.
. Non illic positas extollit in æthera moles,
‘ Lumine nocturno conspicienda Pharos, Sed speculam valid rupis sortita vetustas.
Qua fluctus domitos arduus urguet apex, . Castellum geminos hominum fundavit in usus Presidium terris, indiciumque fretis.
Adgnosci nequeunt evi monumenta prioris, Graridia consumpsit meenia tempus edax ; Sola manent interceptis vestigia muris, Ruderibus latis tecta sepulta jacent.
Massicus erat’ princeps secat æquora tigri, Sub quo mille manus juvenum, qui mœnia Clusf, Quique urbem liquere Cosas; queis tela, sagittæ, Corytique leves humeris, et letifer arcus ; Una torvus Abas; huic totum insignibus armis Agmen, et.aurato fulgebat Apolline puppis.
Sexcentos illi dederat Populonia mater Expertos belli juvenes ——
Virgil. ZED. 3
VeTuLONIX. On voit encore de beaux restes de cette ville ancienne Clar. Ital. Ant.
entre les ruines de Populonium et la tour
de la mer.
UMBRO FL.
Faugsia.
Mæoniæque decus quondam Vetulonia gentis Bis senos hec prima dedit præcedete fasces, Et junxit totidem tacito terrore secures.
Hæc altas eboris decoravit honore curules, Et princeps Tyrio vestem pretexuit ostro ; Hæc eadem pugnas accendere protulit ere.
Tangimus Umbronem ; non est ignobile flumen,
Quod toto trepidas excipit ore rates, Tam facilis pronis semper patet alveus undis In pontum qüoties seva procella ruit.
Laxatum cohibet vicina Falesia cursam
Quanquam vix medium Phosbus haberet iter,
Et tum forte hilares per compita rustica pagi Mulcebant sacris pectora fessa jocis, Illo quippe die tandem renovatus Osyris Exeitat in fruges germina leta novas.
Egressi villam petimus, lucoque vegamur, LL&
de St. Vincent a trois milles
Stagna
Lik. c 2. p.472.
Ci. Numatiani Ratilii Iter, 1. i.
266 NOMINA, GENTESQUE Stagna placent septo deliciosa vado.
Ladere lascivos inter vivaria pisces ©
Gurgitis inclus: laxior unda sinit.
ener Cosa, Portus HercuLis et Mons ARGENTARIUS. Cosa étoit situé Litas sur une montagne; plus bas l'on voyoit le port d’Hercule à côté d’un p. 479. étang d’eau salée et peu éloigné d'un promontoire. Vell, Pater. Les Romains y envoyérent une colonie sous le consulat de Fabius Vorso et de Claudius Canina, A. U.C. 480.
Cl. Ratliii Sic. | Cernimus antiquas, nullo custode, ruinas, Iter. 1 à, 285. : Et desolatæ moenia foeda Cosæ.
Ridiculam cladis pudet inter seria causam
Promere, sed risum dissimulare piget ; - Dicuntur cives quondam migrare coacti ’ Muribus infestos deseruisse lares,
Id. Li. 293, Haud procul hinc petitur signatus ab Hercule portus.
Td. Li, 318. — | Tenditur in medias mox Argentarius undas,
Ancipitique jugo cærula curva premit :
Transversos colles bis ternis millibus artat,
Circuitû ponti ter duodena patet.
Vix circumvehimur sparsæ dispendia rupis, Nec sinuosa gravi cura labore caret,
Mutantur toties vario spiramina flexi, Quz modo profuerant, vela repente nocent,
Pin. jun. Epat. CENTUMCELLZ. Pline le jeune vit le port que Trajan y faisoit faire. Des deux grandes jettées qui devoient le composer l’une étoit achevée. L’on travailloit à l’autre. On construisoit à l’entrée du port une ile artificielle, qui commençoit déjà à paroître. Cet ouvrage de Trajan étoit très utile pour toute la côte qui étoit dépourvue de ports. Il devoit porter le nom de son fondateur : mais il conserva toujours celui de Centumcelle. Du tems de Procope, dans le sixième siècle, cette ville étoit grande, florissante, et très peuplée.
Claud. Rut. Ad Centumcellas forti defleximus austro, Veer. bi, 257. Tranquilla puppes in statione sedent. Molibus æquoreum concluditur amphitheatrum, Angustosque aditus insula facta tegit.
Attollit
ANTIQUE ITAE?PB,--. | 261
E Attollit geminas turres bifidoque meat, , Faucibus artatis pandit utrumque latus.
Nec posuisse satis laxo navalia port, Ne vaga vel tutas ventilet aura rates, Interior medias sinus invitatus in ædes Instabilem fixis aéra nescit aquis. . Castrum Novum. | Stringimus absumtum fluctfique et tempore castrum ; gland. Ret Index semiruti porta vetusta loci | Præsidet, exigui formatus imagine saxi, Qui pastorali nomina fronte gerit; Multa licet priscum nomen deleverit ætas, Hoc Inui Castrum fama fuisse putat.
Servius est du même sentiment que Rutilius. Mais il y a un autre Serv. ad Æveia. Castrum auprès d’Ardea, qui paroît aux yeux de Cluvier le véritable Castrum Inui. La question est obscure; mais comme elle l’étoit un peu moins au quinzième siècle, j'aime mieux m'en rapporter à ces deux auteurs. Les vers de Virgile sur lesquels Cluvier se fonde sont très obscurs. On ne voit point pourquoi le poéte a donné la préférence à des Pi" rat lieux peu considérables et presqu’ignorés. D'ailleurs, Fidènes et Nomentum sont dans le pays des Sabins, au-delà des limites de l’ancien Latium. Si le poéte a voulu insinuer que les rois d’Albes pousseroient plus loin leurs conquêtes ; leurs armes n’auroient-elles pas pu pénétrer dans PEtrurie ? : | | GraviscÆ. Gravisce est situé au bord de la mer. Il ne peut donc Clev. Ital. Aut. 484. Vell.
pas être Corneto. Les Romains y envoyèrent une colonie la même an- Pater. i 15. née qu'à Aquileia A. U. €. 571.
Intempestæque Graviscæ. Virg.Æo. 1.184
Veteres misere Graviscæ. | C. Sil. Ital.
Paulisper litus fugimus Minione vadosum, Panic, vill. 475.
Suspecto trepidant ostia parva solo. | CI. Ratilii Iter. Inde Graviscarum fastigia rara videmus, i #79.
Quas premit æstivæ sæpe paludis odor ; Sed nemorosa viret densis vicinia lucis,
Pineaque extremis fluctuat unda fretis.
Care, seu AGyLLA. Cette ville (une des douze cités) étoit ancienne- Strub, Geo. Lv. ment
262 NOMINA, GENTESQUE
ment très puissante. Elle jouissoit d’un éloge péù commun parmi les Grecs, de n’avoir point fait le métier de corsaire, quoiqu’elle eut une marine formidable. Elle accueillit les prêtres et les Vestales pendant le siège de Rome. Les Romains récompensèrent assez mal ce trait d’am
tié. Ils accordèrent aux citoyens de Cære une espèce de bourgeoisie qui ne leur étoit qu’à charge. Du tems de Strabon il ne restoit que les ruines de Cære, et les bains chauds du voisinage qui : attiroient beaucoup
de monde.
CI. Rutilii Iter, Jam Cærctanos demonstrat navita fines ; - 1. 225. Ævo deposuit nomen Agylla vetus.
Virgil. din. vil. Haud procul hinc saxo incolitur fundata vetusto
Urbis Agyllinæ sedes ; ubi Lydia quondam Gens bello preclara, jugis insedit Etruscis.
Dicdor.Sicul L YBGI, ALSIUM, ET FREGENÆ. Pyrgi étoit le port de Cære. Denys I av. l'ancien y fit une descente et le prit sans difficulté.
Virginius Rufus avoit une maison de campagne 4 Alsium, où ce grand homme passa les dernières années da sa vie.
Cl. Ratilii Iter, | Alsia prælegitur tellus, Pyrgique recessunt, i, 228. Nunc villz grandes, oppida parva prius. Sil. Ital. Panic. Nec non Argolico dilectum litus Aleso
vill. 476.
Alsium, et obsesse campo squalente Fregene. :
Virgil, Ancid- [La mythologie de Silius est plus exacte icique sa géographie. Halesus, fils d’Agamemnon, vint en Italie: mais ce fut dans la Campanie qu'il.
. régna et non dans !’Etrurie. Silius avoit mal lu son favori Hi Virgile. Rien .
de plus clair que les paroles de ce poëte.
IGiLiuM. C. Ratil, Iter, Ld egee e @ s 1. i. 895. . c Eminus Igilii silvosa cacumina miror. APRARIA. - Idem, |. i. 499. PRABIA
Processû pelagi jam se Capraria tollit :
Squalet lucifugis insula plena viris ; ‘Ipsi se monachos Graio cognomine dicunt, Quod soli nullo vivere teste volunt.
. Strabon.Geog, JÏLvA, seu ÆrTHALIA. Cette île est fameuse dans les fables des Grecs Lv. p. 155. ; . .
| par l’abord des Argonautes, de qui le Portus Argous avoit reçu son nom.
Elle est éloignée de 300 stades du. promontoire de Populonium et da la
Corse.
Corse, Elle étoit riche par ses mines de fer qui se reproduisoient à me- — sure qu'on les épuisoit. Mais on travailloit toujours ce métail à Populonium. On ne pouvoit pas le fondre dans l'île même. Fides penes auctorem. |
Occurrit chalybum memorabilis Ilva metallis; CL Ratiliii Iter, Qua nihil uberius Norica gleba tulit. i SSL
Non Biturix largo potior strictura camino, Nec que Sardoo cespite Massa fluit.
Plus confert populis ferri feecunda creatrix Quam Tartessiaci glarea fulva Tagi.
| Ast Ilva trecentos Virgil. neid.
Insula, inexhaustis chalybum generosa metallis. —— Non totidem [lva viros, sed lectos cingere ferro / © C-Silius Teal.
Punic. viii, 616 Armarat patrio, quo nutrit bella, metallo.
Frorentia ET Fasutz. La conséquence la plus naturelle qu'on Clov. Ital. Ant.
. . ; -. : » -, Liivc 3. p. 508.
puisse tirer des passages rassemblés par Cluvier, c’est que Florence étoit | déjà considérable du tems de Sylla; que pour s’être opposée au parti du dictateur elle perdit sa liberté et ses terres; que sur ses débris le vainqueur fonda sa colonie favorite de Fæsulæ, qui n’en étoit qu’à trois milles; . mais que dans la suite, Jules César, vrai partisan de Marius, établit une © colonie à Florence, qui engloutit à la fin sa rivale.
Affuit et sacris interpres fulminis alis | Sil. Teal viii, Fæsulæ
Tarquinu1, Ce fut dans le territoire de Tarqumii, un peu avant la Pia. Hist. Nat. guerre civile de Pompée, que Fulvius Lippinus établit des pépinières de toutes sortes dé plantes, et même d'animaux.
Lacus SABATINUS. Les Romains en tiroient des revenus considérables Panb. ie 157. par le poisson qu’on y prenoit, et par le papyrus qui croissoit sur ses bords. Plusieurs autres lacs de l’Etrurie avoient les mêmes avantages.
Fazerrt. Les peuples de Falerii s’appelloient Falisci et Æqui Falisci, Clavier. Il. Ils n’étoient point Tyrrhéniens, mais Pélasges. La ressemblance du nom D nei, de y à fait conduire l’aventurier Halesus fils d'Agamemnon. On reconnoît Frestant. Ne que la dialecte Eolienne substituoit volontiers le F, qui leur étoit parti- sert. ii. p. 59. culier, à l'aspiration des autres Grecs, et qu'elle changeoit facilement le senr.
Les
264 | NOMINA, GENTESQUE
Dionys, Hal. 1. Les Falisci conservèrent long-tems les usages des Pélasges, leurs bou- - pe Serb Gy Geog. 1. cliers, leurs javelots, et leur façon de déclarer la guerre. Junon étoit - adorée à Faleriicomme à Argos. On y voyoit pareillement des prétresses gardiennes du temple, et des chœurs de vierges qui chantoient les louanges de la déesse dans la langue de la patrie.
Ovid Fast. LE iv Venerat Atridæ fatis agitatus Halesus, . wum Delphin. A quo se dictam terra Falisca putat.
Ovid. Fast. 1. i. Colla, rudes operum, præbent ferienda juvenci,
pe 487. Quos aluit campis herba Falisca suis. |
Viegil. Æncid. Hi Fescenninas acies, æquosque Faliscos,
Hi Soractis habent arces, Flavinaque arva,
Et Cimini cum monte lacum, lucosque Capenos.
SiL Italic. viii. Hos juxta Nepesina cohors, æquique Falisci;
Quique tuos, Flavina, focos, Sabatia quique
Stagna tenent, Ciminique lacum ; qui Sutria tecta Haud procul, et Phæbo sacrum Soracte frequentant.
SORACTE. ‘ Vides ut alta stet nive candidum Soracte.
Strab, Geog = Il se faisoit tous les ans un sacrifice à Apollon sur cette montagne. Hist. Natur, vi On y voyoit des hommes qui marchoient sans se brûler sur un, bucher | embrasé. Ce privilège étoit borné à un petit nombre de familles qu’on
appelloit Hirpi. Le sénat les avoit exemptés de la milice et des autres charges publiques.
T.Livxxwi ii FERONIA. Le temple et le bois de Feronia, peu éloignés du mont Soracte, étoient remplis des riches offrandes de tout le pays.- Il y avoit beaucoup d’or et d'argent Hannibal les pilla après avoir échoué dans sa tentative sur Rome.
Ee Send. =» Vapimonium. C'est un lac peu éloigné du Castellum Amerinum qui
Plin. Hist. Nat. est vis-à-vis d’ Ameria. II est parfaitement rond, et ses bords sont très
| unis. Ses eaux sont très blanches. Elles ont une odeur de souffre et des usages dans la médecine. Nul vaisseau ne souille ses eaux sacrées, mais On y voit surnager plusieurs petites îles de différente grandeur cou-
vertes de verdure et qui flottent çà et là au gré des vents. Pline le jeune n’avoit jamais entendu parler de ce prodige. Il admiroit donc les ouvrages de son oncle plus qu'il ne les lisoit.
CLusiIuM.
Czusium. | | | Antiquus Romanis moœnibus horror Sil. Italicus,
Clusinum vulgus; cum, Porsena magne, jubebas + vill, 479, Nequicquam pulsos Rome imperitare superbos. | Le mausolée de Porsenna avoit épuisé l’art et les trésors de Clusium. Plin. Hist. Nat. C’étoit un labyrinthe immense fait en quarré. Au milieu et aux quatre F angles de ce bâtiment s’€levoient cinq pyramides de 150 pieds de haut, dont la base avoit 75 pieds de chaque côté. Elles étoient surmontées par un vaste couvercle de bronze, qui étoit environné d’une infinité de petites clochettes, et qui soutenoit quatre autres pyramides de 100 pieds de haut. Un troisième étage placé sur celles-ci portoit encore cing pyramides dont Varron n'a pas osé rapporter la hauteur. Ces labyrinthes, ces pyramides, sentent bien un gôut Egyptien, ou plutôt tout ce mausolée sent la fable, puisque du tems de Pline il n’en restoit plus de vestiges. Cortona. Il paroît que cette ville, une des plus anciennes de l’Etrurie, étoit aussi le Corythus des poëtes, nom qui désignoit quelquefois tout le pays.
Lectos Cortona superbi | Sil. Italic. viii.
Tarchontis domus ‘4 VozsiNn.
Positis nemorosa inter juga Volsiniis. Javengl. Satie,
Tuscr. Cette maison de Pline étoit auprès de Tifernum (Citta de Cas- Pin. a Sound tella), au-delà du Tibre, au pied de l’Apennin, et sur la frontière de l’Um- pe brie. La situation n’avoit rien du commun avec les marais de l’Etrurie.
On y trouvoit un bel amphithéatre environné de beaux bois, et de hautes montagnes, et partagé par le Tibre déjà navigable. Il y avoit beaucoup d'eau, le sol étoit fort et riche, et le climat des plus sains.
Turasymenus Lacus. Hannibal attira les Romains dans une plaine, V lov. Tel. située entre les montagnes à l’orient et le lac à l'occident. Elle n’avoit x 576,&e que deux débouchés, par deux défilés fort étroits, entre le lac et la montagne. Il paroît, par l'inspection du local, que le premier (en venant d’Arezzo) s'appelle Ossariæ, Osaia, ou Orsaia. Ce nom conserve la mémoire du carnage. L'autre défilé est au bourg de Passimiano.
Tipenis. C'est dans l'Etrurie qu'il faut parler de ce fleuve célèbre. v. cinv. Itai. C’est dans cette province qu'il prend sa source; il la cotoye jusqu’à son Anti tit 6-10: embouchure, et les poëtes.lui donnent à chaque iastant l'épithète di de Tuscus amuts ou de Lydius amnis. .
VOL. 111. M M Tum
266 NOMINA, GENTESQUE
Virgil. Æneid. 1. Tum reges, asperque immani corpore T'ybris, vit. S30. A quo post Itali fluvium cognomine Tybrim Diximus. Amisit verum vetus Albula nomen.
Ovid. Fast. L v. Et quem nunc gentes Tiberim noruntque timentque, + 648. Tunc etiam pecori despiciendus eram.
Arcadis Evandri nomen tibi sæpe refertur ; Ille meas remis advena torsit aquas; Venit et Alcides tarb4 comitatus Achiv4; Albula, si memini, tunc mihi nomen erat.
Sil. Ital. vi. Sed pater ingenti medios illabitur amne 456. Albula, et immot4 perstringit moenia rip4. Nie. Æneid. —— Ego sum, pleno quem flumine cernis — Stringentem ripas et pinguia culta secantem, Ceruleus Tiberis, czlo gratissimus amnis.
Cl. Rutil. Nu- Ipse triumphali reditimus arundine Tybris mean. ter, i. Romuleis famulas classibus aptet aquas,
Atque opulenta tibi placidis commercia ripis Devehat hinc ruris, subvehat inde maris.
Berg Grants Le Tibre commence à être navigable à Trusiaamnum dans le territoire
Chemins, 1. iii.
c. 44, 45.p.786 de Perusia, et ce n’est qu’aprés une course de 150 milles qu'il se dé-
—792, et l.v.c. . oe .
4. pr 828. charge dans la mer grossi de quarante-deux autres rivières. Il servoit à la navigation intérieure de l'Italie; on y.amenoit même par terre des marchandises de l’Adriatique auxquelles on avoit fait remonter le Pisaurus. Auguste avoit fait élargir et nettoyerle lit du Tibre pour arrêter les débordemens auxquels il étoit fort sujet.
Plin. Secund. Malgré le fossé par lequel Trajan avoit voulu saigner le Fibre, ce fleuve
Epist. vil. 17. 4. . .
se déborda aussi bien que l’Anio. Ils inondérent tout le plat pays .et causèrent des maux affreux.
Horat. Carmin, Vidimus flavum Tiberim, retortis
an Litore Etrusco violenter undis,
Ire dejectum monumenta regis Templaque Veste.
V. Clavier, Ital. Quand Pline a compté quarante-deux rivières qui se jettoient dans.le
Ant hive 1% ‘Tibre, il a un peu exagéré pour justifier la supériorité de ce fleuve sur tous les autres de l'Italie; c’est par un pareil principe qu'il a diminué le nombre de celles qui se jettent dans le Po. Au lieu de quarante-deux on auroit peine à en compter treize. Les voici: la Tinia, le Clanis, le
. Nar,
ANTIQUA ITALIZE: — 267
Nar, la Himélla, le Farfarus, l’Allia, la Cremera, la Turia, l’Anio, Aqua Crabra, l’Almo, Aqua Ferentina. Le Clitumnus se jette dans la Tinia, comme le Velinus et le Telonius dans le Nar. L’Aqua Crabra, Aqua Ferentina, et la Juturna sont moins des rivières que des aqueducs et des canaux souterrains. En remontant l’Anio on trouve auprès de Tibur les sources chaudes d’Albunea, et vingt milles plus haut les trois lacs Simbrivis. Après les avoir traversé la rivière se précipite en bas une chute pour arriver à Sublaqueum, où les empereurs avoient un beau palais. De toutes ces rivières il n’y a que le Clanis, la Cremera, et la Turia qui appartiennent à l’Etrurie. Toutes les autres parcourent l'Umbrie, le pays des Sabins ou le Latium pour se rendre au Tibre: mais il ne faut pas les séparer. .
Une inondation qui arriva l’an de Rome 768, fit penser sérieusement au sénat des moyens de les empêcher, en détournant une partie de la masse des eaux qui grossissoit le Tibre au-delà de l'étendue de son lit. Mais les représentations de plusieurs villes d'Italie, animées par leurs intérêts, et armées des superstitions populaires, firent résoudre le sénat de ne pointattenter aux loix de la nature, ni aux honneurs du Tibre. On avoit proposé trois partis: 1. De détourner le cours du Clanis du Tibre dans lArnus. Les Florentins représentèrent que ce changement leur seroit très pernicieux. 2. De saigner le Nar par un nombre de canaux, et de laisser perdre ses eaux dans les campagnes. Les habitans d’Interamna firent sentir que ce seroit changer en marais, le canton le plus fertile de l'Italie. 3. De boucher la sortie du lac Velinus et de l'empêcher de se décharger dans le Nar. Ce lac, ainsi géné, auroit inondé tout le voisinage ; le peuple de Réate étoit intéressé à faire valoir cette raison. lavat ingentem perfandens flumine sacro
Clitumnus taurum, Narque albescentibus undis In Tybrim properans, Tiniæque ipglorius humor, Et Clanis.
Currumnus. Le Clitumnus sort d'une petite colline couverte d’un bois de cyprès. Sa course devient bientôt assez rapide pour se creuser un lit sur un terrein sans pente, et pour porter des barques qui le descendent sans le secours des rames mais qui le remontent avec beaucoup de difficulté. Ses eaux claires renvoyent vivement l’image des bois qui couvrent ses bords. Un pont distingue la partie profanée d’avec les
‘1 MM& eaux
Tacit. Annal. i.
Sil. Italic. viii.
| Plin. Secund.
Epist. viii. 6.
268 NOMINA, GENTESQUE
‘eaux sacrées. Au-dessus de ce pont on peut naviguer, mais on ne doit pas se baigner. On voit auprés le temple du dieu du fleuve, un bain public, et un grand nombre de beaux chateaux.
Virgil. Georg. Hinc albi Clitumni greges, et maxima taurus 1. i L 2 L 2 e Victima, sæpe tuo perfusi flumine sacro, Romanos ad templa Deum duxere triumphos.
Juvenal. Satir. * Si res ampla domi similisque adfectibus esset ;
ih te Pinguior Hispellé traheretur taurus, et ips Mole piger, nec finitima nutritus in herba, Leta sed ostendens Clitumni pascua sanguis Iret, et a grandi cervix fertenda ministro.