NOMINA, GENTESQUE
y avoit dans leur pays quelques mines. d'or, dans lesquelles ils faisoient passer les eaux de la Duria, qu’ils saigaoient pour cet effet, ce qui leur attiroit (aussi bien qu'aux fermiers qui les prirent ensuite) beaucoup. de disputes avec les habitans du plat pays Agrippa fit faire deux grands chemins qui partoient d’'Augusta Pretoria, et qui se réunissoient à Lyon ; l'une, quit passoit par les Alpes Pennines, (le grand St. Bernard,) étoit plus courte, (quant à ta montagne,) mais i] étoit difficile au point de nétre praticable que pour les chevaux. L'autre traversait le pays des Centrones (la Tarantaise.) Il étoit plus long mais beaucoup plus facile.
Il y a encore dans le Val d’Aost des mines d'or et des paillettes dans les rivières, A l'arsenal de Turm l’on nous a montré un morceau de marbre tiré de ces carrières, et qui contenoit beaucoup d'or, Il n'y a qu'une soixantaine d'années qu'on 4 recommencé à exploiter ces mines, dont on tire tous les:ans environ deux cens mares d'or.
Tauniscr. Ce peuple, subjugué sans peine par Tibère, habitoit des montagnes stériles. La nécessité les forga de faire des courses dans les campagnes, mais la politique leur enseignoit d'épargnier les laboureurs pour ne point tarir la source de leurs brigsadages.
Sect. IV, TRANSPADANA.
Lx nom et ka formation de cette province sont purement Romains. Il est difficile d’en marquer précisément les limites qui se perdoient dans les Alpes. Voici celles qu'on peut trouver dans Pline. Elle étoit composée de plusieurs nations Celtiques et Liguriennes. 1. Les Insubres, qui possédoient Milan et Laus Pompeii fLodÿ). 2: Les Orobii, les habitans de Bergomum et de Comum'ou Novocomum. 3. Les Levi, ceux de Picenum, ( Pavie) et Novaria ( Novrarre). 4. Les Libici, ceux de Vercelle et Laumillum. Ces quatre penples étoient. Celtiques ; ils passèrent les Alpes vers l'an 600 avant Jésus Christ.. 5. Les Taurimi, nation Éiguriemme, qui habitoïent Augusta Taurinorum (Turin), et Foram
Vibi, 6. Les Salassi, qui occupoient le Val d’Aost. Les Romans y
evoient bati. Augusta Pretoria (Aost), et Kporedia (Fvrée). Les Ro-
mains avoient encore détaché du royaume do-Cottius, Segusio (Suze),
pour
ANTIQUE LPALLE. ' 954
pour y énvoyer une colonie. Nous avons déjà vu les Salassi parmi les habitans des Alpes. Il paroît que Pline n'a pas d& étendre la Transpsdana jusqu’à Spina et l'embouchure du Po: et que M. Deslisle auroit pu laisser Bergomum à cette province.
Ravupius Campus. Ces plaines sont fameuses par la défait des
Cimbres: mais on est réduit à conjecturer leur situation. Claudien — compare la victoire de Stilicon sur les Goths à celle de Marius, et dit que les mêmes lieux ont été deux fois fatals aux barbares, et que la postérité confondra les ossemens des deux peuples et la gloire des deux généraux. Claudien étoit contemporain de Stilicon ; on peut hardiment fuel, en conclurre que les deux champs de bataille n’étoient pas fort éloignés p. 159.< 25. p. Tun de l’autre, mais je doute qu'il faille prendre ses expressions à la rigueur. Nous savons que les Cimbres, ayant débouché dans la Lombardie par les gorges du Trentin, ont passé |’Adige, mais il ne paroît point qu'ils ayent traversé le Po. Un bourg nommé Rabio, situé entre Lomello, Novarra, et Vercelles, conviendroit assez par son nom et son emplacement aux Campi Raudii. . Les Cimbres à la vérité n'auront point suivi le chemin de la capitale ; mais Hannibal l'a-t-il fait? Ces barbares auront voulu subjuguer les Gaulois ; tls cherchoient à les faire soulever. Les bords du Po étoient gardés avec assez de soin pour les obliger à remonter le fleuve pour y chercher un gué. Les délices de ce pays les amollissoient et les captivoient. Ce Rubio n’est pas trop éloigné de Pollentia pour contenir l'imagination d'un poëte qui débute par une proximité réelle, ct qui passe sans s'en appercevoir, à des circonstances qui supposent faussement ume identité de lieux.. Je pense que cest là, ka clef du passage de Claudien 3 ne Je serostetie pas ausai des Philippi de Virgile?
Lavs Pourtri. Cette ville, qui peut avoir reçu son nom de Cn. tiem Lie. et. Pompéius Strabon, s'appelloit souvent Zaus tout court ; c’est de son datif © ‘Laudi qu'on a formé le Lodi d’ajourd’hui. : Dans le moyen age, on con” fondit tous les cas de la langue Latine, et rien n'étoit si commum sur-tout que de servir du datif au lieu du nommatif. —
Évonepi4a. Elle étoit colonie Romame, fondée sous le sixième con- Velios purs i sulat de Marius À. U. C. 653, : Velleius se montre ici aussi mauvais ttl. ue chronologiste que géographe peu exact. . 1. Eporedia 6toit dans le pays mee des Salassi et non point dans celui des Vagienni. 2. Ii n'y avoit que
LN KK 9 . dix-
Ausonius de claris Urbibas.
Il comptoit Mi-
lan pour la sixième après
, Constantinople, Anti-
oche, Carthage, et Treves; pour- —
uoi oublier exandrie ?
B52 NOMINA, GENTESQUE
-dix-huit ans entre les consulats de Marcius et de Marius. CluvVier a relevé ces bévues. J’y ajoute une troisième, qui renverse la correction ‘de ce savant. Velleius compte 153 ans depuis le consulat de Marcius à celui de Vinicius. Il n’y en avoit.que 147. “MEDIOLANUM.
Et Mediolani mira omnia; copia reram ; Innumeræ cultæque-domus ; fecunda virorum Ingenia; antiqui mores. Tum duplice muro Ampilificata loci species, populique voluptas Circus, et inclusi moles cuneata theatri.
Templa Palatinæque arces, opulensque Moneta; Et regio Herculei celebris sub honore lavacri, Cunctaque marmoreis ornata peristyla siguis, Meeniaque in vaili formam circumdata labro.
Omnia que magnis operum velut æmula formis Excellunt, nec juncta premit vicinia Rome.
Le
Sect, V..
LIGURIA.
Ix paroît, par un trait conservé par Plutarque et expliqué par Freret, -que les Ligures étoient d'origine Ambrone ou Ombrienne. Les anciens -ont nié ou reconnu leur affinité aux Celtes, selon qu'ils ont envisagé la chose sous un point de vue prochain ou éloigné. Les anciens Grecs les nommoient Liyuss et Liyosixn, mais les écrivains ‘plus récens se sont conformés au langage de leurs maîtres. La perfidie, l'adresse, et une dureté de tempérament qui tenoit du prodige, distinguoient ce peuple barbare.
On y a vu des femmes, qui travailloient dans les champs, accoucher et l'instant après retourner à leur ouvrage. On peut considérer les bornes de ce peuple sous trois états différens. 1. Les premiers Grecs, qui avoient des notions très imparfaites sur la géographie de l'occident, donnoient le nom générique de Ligures à tous les peuples maritimes entre l’Etrurie et l'embouchure du Rhône; peut-être même qu'avant l’arrivée des Marseillois les Ligures s’étoient répandus dans la Gaule Narbonnoise, et qu’ils y avoient laissé des colonies. Si Florus étoit plus exact, on appuyeroit cette conjecture de son autorité, puisque cet historien
nomme
" ee el
nomme les Salyes, les Deceates, et les Oxybii, parmi les nations Liguriennes. % Quand les Romains attaquèrent les Ligures, ils étoient plus redoutables par leur bravoure que par l'étendue de.leur pays. Ils occupoient seulement ces territoires qui sont entre l'Apennin, la mer, le Varus et l’Arnus, c’est à dire ceux qui composent aujourd’hui les républiques de Génes et de Lucques et la principauté de Massa Carrara. 3. Les Romains subjuguérent les Ligures; ils transportérent les Apuani, habitans du pays, entre la Macra et l’Arnus, dans le royaume de Naples, et ils ajoutérent leur territoire à l'Etrurie. Du côté de la Gaule ils conservèrent à peu près les anciennes limites; mais ils l’agrandirent beaucoup du côté du nord en la poussant jusqu'aux bords du Po. Telle étoit la nouvelle Ligurie, l’une des onze régions du partage d’Auguste. Strabon l’a confondu un peu avec l’ancienne. On peut remarquer que la Ligurie étoit comprise dans la province de la Gaule Cisalpine.
Moxæcr Porrus. Quelques savans ont imaginé que c’étoit Villa Franca; mais l’ancien nom, qui s’est presque conservé, la nature du port, qui n’étoit fait que pour les petits vaisseaux, et les distances marquées dans les Itinéraires, ont convaincu Cluvier que Monaco étoit le véritable
Portus Herculis Moneci.
Licures.
‘Non ego te, Ligurum ductor, fortissime bello, - ‘Traysierim, Cinyra, et paucis comitate, Cupavo, Cajus olorinse surgunt de vertice penne, . Crimen amor vestrum, formæque insigne paternæ.
Vane Ligur, frustraque animis elate superbis, Nequicquam patrias tentâsti lubricus artes.
Nam si procubuit qui saxa Ligustica portat Axis, et eversum fudit super agmina montem, Quid superest de corporibus ?——
Ligures montani, duri, atque agrestes. Docuit ager ipse nihil ferendo, nisi multa cultura et magné labore quesitum.
‘Grenua. Le meilleur vin de toute la . Ligurie croissoit dans les environs de Génes. .
Derrona. Dertona (Tortone) étoit une colonie Romaine. L'époque Y de sa fondation est incertaine.
PoL-
Clavier, Ital. ..
Antiqua, ].i. ¢.
Idem, L i. e. 9.
Virgil. Æneid. L x. 18%
Idem. xi. 715.
Juvenal. Satir.
ii. 257.
Cicero in Rall Orat, Hi. 35.
Flin, Nat. Hist.
Vell Pater. Li
Sil. Jiglic.Punic.
vin. 599.
Idem, viii. 607.
Strabo. Geo. L iv. p. 14.
Cluv. Italia Ant.
L it Ce 1e p- 419.
254 NOMINA, GENTESQUE
PoLLENTIA.
fuscique ferex Polleatis vill.
Lieures, VAGENNI. | Tum pernix Ligus, et sparsi per saxa Vagemni, Ia decus Hannibalis duros srisere nepotes.
‘Licures. Les Ligures étoient un peuple pasteur qui ne vivoit que de lait, et d’une boisson tirée de l'orge. Leurs montagnes fournissoient beaucoup de bois de construction, et d’autres bois tachetés dont on fai: soit des tables très à la mode à Rome. On voyoit des arbres qui avoient huit pieds de diamètre. Its portoient ces bois 4 Gènes avec leur bétail, des peaux et du miel, pour les échanger contre l'huile et les vins d'Italie.
Secr. VE
ETRURIA.
De toutes les régions de l'Italie, celli-ci avoit le plus de rapport aux anciennes limites des peuples. L’Etrurie, avant la conquête des Romains, étoit bornée par l’Arnus et la mer; le Tibre formoit sa frontière jusqu’à Tifernum Tiberinum; depuis cette ville jusqu’aux sources de l'Arnus c’étoit ’Apennm. Auguste ajouta seulement À l’Etrurie le pays entre l’Arnus ¢t la Macra, c'est à dire le canton qu'avoient occupé les Apuani Liguriens, et la ville de Pise avec son territoire; encore Pise étoit-elle une ancienne possession des Etrusques que les Liguriens leur avoient enlevée. La ville de Luna, à la vérité, située sur la rive Ligus-
- - - tique de la Macra, étoit censée dans la région d’Etrurie.
Erruscr. Voici le précis de ce qu'on peut dire des Etrusques. 1. Les Grecs les apelloient Tyrrheni, et Tyrseni; les Romains les nommoient Hetrusci, Etrusci, Thusci, et Tusei; quoique leurs poëtes se servent souvent des noms Grecs. Leur pays portoit constamment parmi les Romains le nom d’Etruria; celui de Tuscia n’est point aussi ancien. L’abbréviateur Florus est le premier qui l’employe, mais dans le moyen age il devint fort usité. 2. L'origine de cette nation célèbre est très
obscure. L'opinion d’Hérodote, qui les fait venir de la Lydie, ne peut
convenir
ANTIQUE ITALIZ. | 255
convenir qu'aux poëtes, Denys d’Halicarnasse la combat très solidement. Selon ce critique judicieux, le corps Etrusque a été formé par le mélange de deux nations, les Tyrrhéniens et les Pélasges. Nous connoissons les Pélasges: c’étoient les Grecs encore barbares et qui n’ont point fait partie du corps Hellénique, mais qui étoient les Tyrthéniens, uhe nation indigène. C’est la réponse qu’on nous fait, mais elle n’est guères satisfaisante. 3. L’histoire de ce peuple seroit curieuse; on croit qu'il a inventé l’art augurale, la trompette, et les ornemens des magistrats. Leurs artisans et leurs musiciens étoient renommés, ils ont eu l'empire de la mer, et l'on a soupçotiné que l'Amérique ne leur étoit pas inconnue. Sous la fin de leur grandeur leurs mœurs se sont corrompues. Ils ont donné l'exemple d’un luxe et d’une mollesse dont on peut voir les détails dans Athénée et Diodore de Sicile. 4. Les Etrusques se sont répandus fort au-delà des bornes de leur pays, dans la Campanie et jusqu’à l'embouchure du Po, et dans la Rhétie. Il paroît même que les Grecs ont donné le nom de Tyrrhéniens à tous les peuples de la mer inférieure depuis Pise jusqu’au détroit de Messine. Je conviens qu'il en faut rabbattre quelque chose pour l'ignorance des étrangers qui ne connoissoient sur toute cette côte que la nation princigale. 5. Les Etrusques étoient divisés en douze cités, qui sé réumsmoient toujours dans une assemblée générale et quelquefois sous un dictateur commun. Voici
les cités: 1. Care ou Agylla; 2. Veii; 3. Falerii; 4. Tarquinii; 5.
Volsinii; 6. Ruselle; 7. Vetulonii; 8. Volaterra; 9. Clusium; 1p. Perusia; 11. Cortona; 12. Aretium. Aucun ancien n’a fait ce dénombrement. (C'est Cluvier qui l’a formé sur les passages souvent équivoques de plusieurs écrivains.
Luna.
Tunc quos a niveis exegit Luna metallis, Insignis port; quo non spatiosior alter Innumeras cepisse rates, et claudere pontum.
Advehimur ceber: candeatia nacema lapsed, Nominis est auctor sole coruscs seror.
Juudigenis superat candents Lim saxis, Et levi radiat picta urtore silex.
Dives marmoribus tellus; que lace coloris Provocat intactus luxuriosa nives.
Sil Italic. Panic.
viii. 482.
CL Rotilii Numatiani Iter.
ii. 68. -
256 | NOMINA, GENTESQUE
Ein Hist. Nat. Le vin des environs de Luna étoit le meilleur de toute l'Etrurie. crs Ant. Lucus Feronirz. Cet endroit se trouve entre Luna et Pisa. ‘Il y en avoit un autre du même nom auprès du mont Soracte, et un trot- sième dans Latium à trois milles de Terracine. Cette déesse étoit certainement Etrusque, mais son culte s’étoit bien répandu dans les pays voisins. | P182, &c.
Ve Zia. x. Tertius ille hominum divfmque interpres Asylas, ‘Cui pecudum fibre, cœli cui sidera parent, . Et lingue volucrum, et præsegi fulminis ignes, Mille rapit densos acie, atque horrentibus hastis. Hos parere jubent Alpheæ ab origine Pisæ, Urbs Etrusca solo ———— Cl. Rptilit Nu- | Inde Triturritam petimus; sic villa vocatar matiani Iter, oe . .
587, . Que latet expulsis insula paene fretis, Namque manû junctis procedit in æquora saxis, Quique domum posuit, condidit ante solum.
Contiguum stupui portum, quem fama frequentat Pisarum emporio divitiisque maris.
Mira loci facies; pelago pulsatur aperto.
Inque omnes ventos litora nuda patent; Non ullus legitur per brachia tuta recessus Æolias possit qui prohibere minas. , ren b Sed procera suo prætexitur alga profundo Molliter offense non nocitura rati.
Et tamen insanas cedendo interligat undas, Nec sinit ex alto grande volumen agi. . a '
Id. 1, 559. Puppibus ergo meis fidà in statione relictis, Ipse vehor Pisas, qua. solet ire pedes.
Id. i. 565. Alpheæ veterem contemplor originis urbem Quam cingunt geminis Arnus et Auser aquis,
. Conum pyramidis coeuntia flumina ducunt, } Intratur modico frons patefacta solo.
| Sed proprium retinet communi in gurgite nomen, Et pontum solus scilicet Arnus adit, Ante diu quam Trojugena fortuna penates Leurentinoram regibus insereret.
Elide
Elide deductas suscepit Etruria Pisas, Nominis indicio testificata genus.
Les Pisans offrirerit des terres au sénat, pour y envoyer une colonie Tit. Liv. al. 4s.
Latine. Ils souhaitoient d'avoir une garnison contre leurs voisins, les Liguriens. Le sénat les en remercia, et nomma des triumvirs pour cette commission, A. U. C. 572. Elle fut exécutée, puisque nous. voyons dans la suite que Pise est traitée de colonie.
L’Auser tomboit autrefois dans l’Arnus à Pise. On ne sait pas le tems auquel cette rivière (Le Serchio) s'est frayé un nouveau lit qui le conduit en droiture à la mer. Le ruisseau Osari, qui coule dans le marais entre l’Arno et le Serchio, conserve un peu l’ancien nom. M. De-
Clar. Ital. Ant.
L ii c. 2.p. 462.
Dans sa carte de l'ancienne
lisle a tort de donner à l’Auser le cours moderne du Serchio. Pise est {f..2"
placée à la jonction de l’Arnus et de l’Auser; le choc est si violent qu'on ne peut point voir de l’un à l’autre bord. Cependant ces rivières ne se débordent point.
Les Pyliens de Pise, sujets de Nestor, furent jettés par une tempête sur les côtes de l’Etrurie à leur retour de Troye. Ils bâtirent Pise, qui devint une ville très florissante, et un grand port de mer. Du tems de Strabon elle se soutenoit encore, mais avec peine. Les Romains l’avoient fort embelli; ils avoient rempli tous ses environs d’un grand nombre de maisons de campagne qui reasembloient aux palais des rois de Perse.
Luna. Le port de Luna étoit magnifique; une vaste baye, qui renfermoit un grand nombre de petits golfes particuliers. Dans tous l’eau étoit profonde jusqu'au rivage. On employoit beaucoup de marbre de Luna dans les bâtimens de Rome à cause de sa beauté et de la facilité du transport. Il y en avoit de blanc et d'une couleur qui tiroit sur un verd foncé.
Etruria. Les côtes d’Etrune s’étendoient de Luna à Ostie, 2500 stades selon Strabon, et 1480 seulement selon Polybe. Sa largeur étoit d'environ la moitié. Elle étoit fertile selon cet auteur. Ses lacs ne contribuoient pas peu à sa richesse, par le poisson, le gibier, et le papyrus qu'on en tiroit. . |
Hercuzis Lisurni Portus. C'est la Livourne d'aujourd'hui: mais
est-ce l'endroit dont les Liburnes, petit bâtiment armé en guerre, a pris .
NOL. JII. LL - son
Strabon. Geog.
Id. p. 153.
Id. p. 156.
Ctuv. Italia An.