‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 56 sur 165 · V. Clavier, Ral · texte numérisé non relu

V. Clavier, Ral

Antiq. |. iii.

La Carte du

Milieu de lItalie :

de Deslisle.

III. le pays des Prcentins. Je suis surpris qu’Auguste les ait réunis dans une seule région. Constantin en confia le gouvernement au consulaire de la Campanie, un des principaux officiers du Bas Empire. Je voudrois savoir comment les loix.concilioient sa juridiction avec celle du préfet de Rome, dont l'autorité, qui n’étoit bornée que par le centième milliare, devoit enlever au consulaire plus de la moitié de sa province. Ses bornes sont connues; la mer, le Tibre, le Silarus, PAnio, et le pays des Marsi, des Samnites, et des Hirpini. i

I. LATIUM. Dans le sens nouveau et étendu où l’on peut consjdérer le Latium, ses limites s’étendoient bien plus loin qu¢ celles du Latium ancien et propre. II étoit renfermé entre la mer, le Tibre, l’Anio, et le Liris. Ce sont-là les bornes générales que les anciens lui ont données; mais on voit le-Latium se resserroit en-deçà de l’Anio pour faire place au pays des Æqui, et qu'il se débordoit au-delà du Liris, jusqu’au mont Massique. C'est aux Romains qu’on doit l’extension du nom Latin. À mesure qu'ils subjuguoient les cités de cette côte, ils les recevoient

dans la ligue qu’ils avoient formée anciennement avec la cité des Latins, | | | et

et ces peuples acquéroient par adoption le nom générique des Latins. C'est au moyen de ces cités qu’il faut faire un nouveau partage. J’y

trouve les cités suivantes: 1. Les Latins où le Latium ancien et propre;

2. Les Rutuli; 3. Les Hernici; 4. Les Volsci; et 5. Les Aurunci ou Ausones. Je suis étonné que les Romains n’ayent pas étendu cette dénomination aux Sabins, leurs premiers alliés, mais sur-toutaux Æqui, dont le pays étoit presqu ‘enclavé dans le Latium. Ce pays est riche et fertile, à l'exception de quelques endroits maritimes, tels que le territoire d’Ardée, le pays entre Antium et Lavinium jusqu’à Pometia, avec une partie des environs de Circeti, de Terracine, et de Setia. Ces endroits sont marécageux et mal-sains. On trouve encore des cantons pierreux et remplis de montagnes, mais encore À trouve-t-on des fruits, des bois, et des pâturages. 7

I. 1. Latium Verus seu Proprarum. Ce petit pays sera mieux désigné par le dénombrement de ses villes que par des bornes qui ne sauroient qu'être un peu vagues. Les anciens ont voulu l’étendre depuis l'embouchure du Tibre jusqu ‘au promontoire de Cireeii sur une côte de cinquante milles. |

Je conviens que Circeii étoit une ville Latine aussi bien que plusieurs autres étrangères à l’ancienne cité, quoique les rois de Rome les.eussent fait entrer dans l'alliance. Une: grande partie des terres intermédiaires. appartenoit toujours aux Rutuli et aux Volsques. : Dans ce Latium propre, je trouve entre la Voie Appienne et la mer, 1. Ostia; 2. Laurentum ou Laurolavinium; 3. Lavinium et le Numicius ; 4. Lanuviun, te Champ Solonius ; 5. Holitorium ; 6. Tellene ; et 7. Ficana, sur les bords du Tibre. Entre les Voies Appienne et Latine, y compris les deux chemins, jappercois, 1. Boville; 2. Aricia; 3. Alba Longa. Entre la Voie Latine et l’Anio je vois presque toutes les bonnes villes du Latium: 1. Tusculum ; 2. Qrtona ; 3. Labicum et le lac Regillus ; 4. Gabii; 5. Præ-

neste; 6. Scaptia; 7. Pedum; 8. Msula; 9. Tibur. |

Faunigenæ Socio bella invasere Sicano.

Laurentique domo. gaudent et fonte Numici.

Quos celso devexa jugo Junonia sedes Lanuvcium ; atque altrix casti Collatia Bruti, | Quique.

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