Declive contempleris arvum
Idem, L 7. ——— Densa tenebit
Tiburis umbra tui.
Idem, iii 4. Tibur supinum.
Tibur
ANTIQUE ITALIZ. 289
Tibur Argeo positam colono,, = | | Horat. Cari. -
Sit mez sedes utinam senectæ,
Sit modus lasso maris et viarum
Militiæque.
Ipse Anien (miranda fides) infraque superque Stati Sylv. i. 3. . oo . . de villa Tiburti- Saxeus ; heic tumidam rabiem spumosaque ponit na Manlii Vo- Murmura Port
Heic eterna quies ; nullis heic jura procellis, Nusquam fervor aquis.
I. 2. Ruruzr. Cette petite cité habitoit un territoire enclavé dans Cisv- Tul Ant ceux des Volsques et des Latins, . qui la resserroient du côté des terres.
Elle ne possédoit pas: non plus une côte de mer fort étendue, puisque Lavinium et Antium étoient au-dela de ses deux extrémités. Les poétes,
qui confondent les Rutuli avec les Latins, pendant que les historiens les
en distinguent, me font soupconner que cette petite cités’étoitdétachéedu
corps Latin dans les tems de la fable. Je vois dans le pays des Rutuli
trois villes, 1. Ardea; 2. Castrum Inui; et 3. Aphrodisium. -
| Qui Volusi antiquo derivat stemmate nomen, Cl. Ratilii Iter,
Et reges Rutulos, teste Marone, refert. Ib 169.
Cette généalogie de 1200 ans auroit été belle au commencement du cinquième siècle ; mais les critiques ont déjà vu que Rutilius s’étoit trompé et que Volusus n’étoit qu’un simple trompette.
I. 2. Arpea. La légende fait voyager d’Argos au pays des Rutuli, Strab seog-t x. Danae, mére de Per sée, que son père avoit jettée dans la mer enfermée fit. Dr iil, 7L dans un tonneau. Elle bâtit Ardée. On connoît assez ce Jugement inique, où les Romains, pris pour arbitres entre les Ardeates et les Aricini, se donnèrent à eux-mêmes les terres en litige. Tout peuple auroit pu faire cette mjustice, mais tout peuple auroit-il eu la justice dirai-je, ou la politique, de la réparer? Le -sénat le fit d’une façon très sage: il envoya sur ces mêmes terres une colonie d’Ardeates. Les environs d’Ardée souffrirent beaucoup dans la suite des courses des Samnites.
Et Turno, si prima domûs repetatur origo, Vie Ba. vii Inachus Acrisiusque patres, mediæque Mycens:. 371.
Sacra manus, Rutuli, servant qui Dauria regna. Sil. Ital.viil. $59,
Quos Castram, Phrygibusque gravis quondam’ Ardea’ misit. VOL. 111. PP Protinus
990 NOMINA, GENTESQUE
Virg. Æo. vi Protiuus hinc fuscis tristis Dea tollitur alis
208: Audacis Rutuli ad muros; quam dicitur urbem Acrisionzis Danaë fundasse colonis, Præcipiti delata Noto; locus Ardea quondam Dictus avis, et nunc magnum manet Ardea nomen. Sed fortuna fuit.
Clays Ital An. J, 3. HERNicr. -Cette cité, enclavée dans celles des Volsques, des Marses, des Æqui, et des Latins, et placée aux sources del’Anio, du Liris et du Trerus, occupoit un petit canton rude et remplide montagnes. Les seules villes étoient celles de 1. Anagnia, le chef lieu de la cité; 9. Alatrium; 3. Verulæ; et 4. Ferentinum.
Hernicaque impresso raduntur vomere saxa,
Queis putri pinguis sulcaris Anagnia gleba.
Sylla Ferentinis Privernatumque maniplis
Ducebat simul excitis
Id, xii. — surgit suspensa tumenti
Dorso, frugiferis Cerealis Anagnia glebis. | I. 3. Ferentinum. Lorsque Silius Italicus associe ce peuple à ceux de Privernum, faut-il penser qu’il savoit que cette ville avoit appartenu aux Volsques, et que les Romains, après l'avoir prise, la donnèrent aux
Titlir.i. Herniques? Il avoit-lu sans doute Tite Live. I] pouvoit lui être resté une idée confuse de ce passage; mais elle étoit bien confuse, puisque ce démembrement s'est fait deux ou trois siècles avant les guerres Puniques.
Le joug Romain s’appesantit beaucoup sur Ferentinum. Un préteur
V.AukGel x. 8, eut l'insolence de faire enlever les deux questeurs. L’un fut précipité
apud. Cluv. Le
Ita}. Antig.iii.6. du haut d’un mur, et l’autre fut battu de verges. C. Gracchus avoit bien
Poot raison de se plaindre au peuple d’une tyrannie qui blessoit la politique autant que la justice; de pareils traits ont dû aigrir des alliés et amener la guerre sociale.
Gren ii i 4 Vorscr. Les Volsques étoient d’une origine très différente des Latins, puisqu'ils ne parlèrent pas la même langue. Ils formoient une nation nombreuse et brave, mais qui mettoit dans ses guerres plus d’impétuosité et de légèreté que de constance. On les trouve toujours unis : avec leurs voisins, mais sur-tout avec les Æqui, contre la république naissante, Jusqu'au commencement du cinquième siècle de Rome. Après leur défaite totale on les comprit d’abord dans les alliés du nom Latin, dont ils embrassèrent le parti dans le soulèvement des cités Latines. Leur
pays
Sil. Italic. viii.
pays étoit très étendu. La mer le bornoit depuis Antium jusqu’à Terracine. Ses autres voisins étoient les Rutuli, les Latins, les Æqui, les Hernici, les Marsi, les Samnites, la Campanie et le Mont Massique, et les Ausones. La nature en a fait le partage en canton des marais Pomptins, et canton des montagnes; le premier étoit fertile, mais mal-sain. J’y trouve, 1. Antium ; 2. Astura; 3. Circeïi, son promontoire, et l’Amasenus, le bois de Féronie, l'Ufens; 4. Anxur, ou Terracine, les Lautulæ. Voila la côte. 5. Corioli; 6. Longula; 7. Polusca; 8. Suessa Pometia; 9. Latricum entre la Voie Appienne et la mer; mais ces cinq villes paroissent avoir été détruites du tems des rois ou du commencement de la république; 10. Ulubræ ; 11. Velitræ; 12. Ecetra; 13. Cora; 14. Norba; 15. Signia ; 16. Setia; 17. Privernum entre la Voie Appienne et les montagnes sur la Voie Appienne; 18. Tres Tabernæ, et 19. Forum Appii. Le pays des montagnes n’étoit qu’un grand bassin, formé par une partie de Apennin, le mont Massique, et une chafne de hauteurs qui communiquoit des monts Albain et Algide au mont Massique. Ce bassin étoit fertilisé par le Liris et les branches différens, le Trerus, la Cosa, le Fibrène, et le Melfes. J’y trouve, 1. Fabrateria sur le Trerus; 2..Frusino sur la Cosa; 3. Inter amna à la jonction du-Liris et du Melfes; 4. Fregellæ; et 5. Sora sur le Liris; 6. Aquinum ; 7. Arpiaum; 8. Alina; 9. Casmum, ville frontière du côté de la Campanie.
At quos ipsius mensis seposta Lyæi Sitia, et incelebri miserunt valle Velitre ; Quos Cora, quos spumans immiti Signia musto, Et quos pestiferà Pomptint uligine camp: :
Qua Sature nebulosa palus restagnat, et atro Liventes cæno per squalida turbidus arva Cogit aquas Ufens, atque iuficit æquora limo. Queis Circæa juga et scopulosi verticis Anrur Soræque juventus Addita, fulgebat telis; hic Scaptia pubes, Hic Fabraterie vulgus; nec monte nivoso Descendens Atina aberat, detritaque bello Suessa ; atque a duro Frusino haud imbellis aratro, At qui Fibreno miscentem flumina Lirim Sulfureum, tacitisque vadis ad litora lepsum.
PP Accolit
Sil. Italic. viii.
SPS.
Id. viii. 992, Id. viii, $06. |
Strab. Geog. v.
Philostrat. in Vita Apollonii.
viii. 8.
Sueton. in Neron. c. 6.
Tacit. Anual, Ziv. 27.
Horat, Carm. i.
Strab. Geog. v.
Strab. Geog. v.