V. Tit. Liv
xxiil XVI XVII,
prirent la défense de Capoue, sujette de son propre aveu, alliée par la grace et la politique de la république. Après la bataille de Cannes, elle préféra l'alliance du vainqueur, qui la vit prendre sous ses yeux par les Consuls, A. U. C. 543, A. C. 211. Les Romains usèrent durement de la victoire. On fit périr tout le sénat par la main du bourreau, on ré-
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ANTIQUÆ ITALIZÆ. 207
. légua les foibles restes de la nation, on détruisit la cité de Capoue, On délibéra longtems sur le sort de la ville. On la conserva enfin pour servir de retraite aux paysans qui faisoient valoir le domaine.de la république, ces riches campagnes autour de la ville. Rullus le Tribun v. Ce dé. proposa une loi agrarienne pour distribuer aux citoyens ce revenu le cont. all. ii. plus assuré de l’état. Sans les lumières et l'éloquence de Cicéron il. eut ”
peut-être réussi, comme César le fit pendant son consulat, A. U. C. 694. Sueton. in J in Jal. | Yl partagea les champs de Capoue et Stellatin parmi vingt mille.citoyens ;
. à qui il donna dix jugera par tête en celui-là et douze dans celui-ci. Il
envoya en même tems une colonie à Capoue, qui devint assez consi-
dérable, le siège du consulaire de la Campanie, et la huitième ville
de l'empire. Capoue étoit située au milieu d’une belle plaine au pied ae Ital. du mont Tifata, et à trois milles de la rive gauche du Vulturnus. Mais p. 1177. entre 851 et 856, le comte et l'évêque, voyant que les incendies et. les
courses des Arabes l’avoient presque ruinée, la rebâtirent sous le méine
nom, et la placèrent auprès du Vulturnus et sur les masures de l’ancien. Casilinum. Les auteurs qui parlent-du luxe de ces anciens Campani. corrompus par leur commerce, leur richesse, et la fertilité de leurs terres,
font à peine mention de leur goût pour les arts. Je vois qu’ Albana et.
Seplasia étoient deux places remplies de tous les instrumens des plaisirs ;
je ne vois aucun de ces ouvrages qui immortalisent un peuple, Taren-
tum remplit la capitale de ses tableaux et de ses statues, mais il ne
paroît pas que Capoue rendit beaucoup, quoiqu’assurément on ne
l'épargna pas.
Talem dives arat Capua, et vicina Vesevo | Virgil. Georg. Ora jugo ————___—________ li. 286
Tu primis Capua, heu! rebus servare serenis Sil. Italic. viii. Inconsulta modum, et pravo peritura tumore. a 546.
Nec Capuam pelago, cultûque penûque potentem, . Auson. de claris
Deliciis, opibus, famâque priore, silebo, Urbibus.
Fortun& variante vices, que freta secundis Nescivit servare modum ; nunc subdita Rome, — aula tunc | Illa potens opibusque valens, Roma altera quondam Comere que paribus potuit fastigia conis,.
Octavum rejecta locum vix pone tuetur.
VOL. III. QQ | Les
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Cicer. de Ley. Les Romains pensoient qu'il n'y avoit que trois villes, Carthage,
ns Cormthe,. et Capoue, en état de.soutenir dignement le fardeau d’un grand emprne.
qu. lal. os Le mont Tifata étoit cette chatne de collines qui sétend du Valturnss
p. 1178. au-dessus des ruines de Capoue, de la ville de Caserta, et des bourgs de
Ti. Liv. iv. 37. Matalone et d’Arvenzo. Elle dominoit Capoue; mais il ÿ-avoit entre le pied de la montagne et la ville une plame assez grande pour y mettre en bataille une troupe nombreuse. ;
Sil, Italic. xii. — - Ardaus ipse