‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 61 sur 165 · V. Clavier, Ital · texte numérisé non relu

V. Clavier, Ital

Antiq. 1. iv.

c. 1. pe 1089.

Diodor. Sicul. 1, xiii, xiv. xv.

296 NOMINA, GENTESQUE

du tems de Pline, qui avoient été plantés de la main de Scipion deux cens cinquante ans auparavant.. On y voyoit un beau réservoir capable d’abreuver une armée, et un petit bain étroit et ténébreux a la mode des anciens. : |

IT. HercuLANEUM. L’extrémité de la ville s’avancoit dans la mer. Le vent Africus, en la rafraichissant, la rendoit très saine. .

IT. Mons Vesuvius. Le sommet de la montagne, plein de fentes et de cavernes, montroit assez, . du tems de Strabon, qu’elle avoit .autrefois jetté des flammes. On croyoit que le souffre et les cendres contribuoient beaucoup à fertiliser les campagnes voisines.

IT. FAzERNUSs. Je vois que les anciens confondoient souvent les noms de Massicus, Falernus, Faustianus, Gauranus, et Amineus. Je sens que tous ces vignobles étoient dans le voisinage les uns des autres, mais Je voudrois pouvoir les distinguer. ;

IT. Capua. Les Etrusques fondèrent cette ville vers l'an 800 avant l'ère Chrétienne. (C'est le sentiment de Velleius Paterculus; et je pense avec lui que celui de Caton, qui ne place cette fondation qu'en 470, resserre trop de révolutions dans des limites trop étroites. Capoue, nommée par les Etrusques Vulturnum ou Alturnum, est à peine connue des anciens dans cette première époque, jusqu’à celle où les Samnites s’en emparèrent par trahison, A. U. C. 423. Le luxe et la douceur du climat produisirent bientôt son effet. Les petits-fils de ces montagnards féroces étoient à peine des hommes, et cela pendant que leurs compatriotes se distinguoient par leur valeur dans le Bruttium et la Sicile, Lorsqu’en 343 ils implorèrent le secours des Romains contre les cités Samnites, ils paroissoient avoir oublié leur origine ; ils ne regardoient ce peuple. que comme un ennemi étranger. Cette circonstance, et le nom inconnu de Campani qu'ils s'étoient donnés, me feroit conjecturer

que la colonie Samnite étoit peu nombreuse, et que dans la formation

de la nouvelle cité, on fut obligé de conserver quelques-uns des anciens

Tit. Liv. vi. so. habitans, et peut-être même d'appeller les peuples voisins. Les Romains

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