VENUSIA
Hor. Serm. i "19.
Sequor hunc, Lucanus an Apulus anceps : | Hor, Serm. ii. 1. Nam Venusinus arat finem sub utrumque colonus, Missus ad hoc, pulsis (vetus est ut fama) Sabellis, Quo ne per vacuum Romano incurreret hostis ; Sive quod Apula gens, seu quod Lucania bellum Incuteret violenta
GNATIÆ, seu EGNATIA.
Dehinc Gnatia, lymphis Idem, i 5.
Iratis extracta, dedit risusque jocosque, Dum flamma sine thura liquescere limine sacro Persuadere cupit: credat Judæus Apella, Non ego ———— ‘ ae TT 2 Pline
Plin. Hist. Nat.
ii. 107.
Strab. Geog. 1.
vi. p- 194.
Clavier, Ital.
Antiq. Liv. c.13.
Hor. Cern.
Epod. i.
Vet. Com. ad Locum,
Vv. Clavier, Ital.
324 NOMINA, GENTESQUE
Pline assure qu’a Egnatia le bois placé sur une certaine pierre sacrée sallumoit de lui-même.
III. CALABRIA. Cette corne de l'Italie étoit un pays excellent. . Il manquoit d’eaux, mais le sol étoit fort riche, et ses bois et ses pâturages étoient d’un grand rapport. Ilétoit très peupléanciennement; on y comptoit treize villes; mais du tems de Strabon, on n’y voyoit plus que celles de Tarentum et de Brundisium. Voici les noms des endroits principaux de la province: 1. Tarentum; 2. Callipolis, le promontoire Japygien ou Salentin; 3. Leuca: 4. Castrum Minervæ; 5. Hydrus, ou Hydruntum; 6. Lupia; 7. Valetium; 8. Brundisium: c’étoient les villes maritimes. Dans l’intérieur des terres j'apperçois, 9. Veretum; 10. Uxentum; 11. Neretum; 12. Manduria; 13. Rhudia, la patrie d’Ennius. Je vois que l'extrémité de la corne étoit connue sous le nom de pays des Salentini, colonie Crétoise; mais je ne découvre aucun vestige de Salente, ville d’Idoménée, ou plutôt de Fenelon.
Pecusve Calabris ante sidus fervidum Lucana mutet pascuis.
Les bergers Calabrois menoient leurs troupeaux paître dans la Lucanie au mois de Juillet pour éviter les chaleurs de la canicule. Ils les ramenoient en Calabre avant les froids de l’hiver. ,
TARENTUM. Les Lacédémoniens fondèrent Tarentum. On sait que pendant le siège d’Ithome, ils renvoyèrent leurs jeunes gens à Sparte et leur abandonnèrent leurs femmes pour conserver la nation sans violer
leur serment. N’auroit-il pas été plus naturel de faire venir leurs femmes -
au camp d’Ithome? Et ces vingt ans perdus pour la génération! je conçois à peine qu'un peuple ait pu se relever d'une calamité cent fois plus affreuse que la guerre ou la peste. J'avoue bien qui l’idée est très Spar-
- tiate, d'un peuple qui badinoit sur les adultéres et qui méprisoit les doux
penchans de la nature. Il eut beau les mépriser ici. Les enfans de ce
| commerce vague ignoroient leurs pères, ne tenoient point à l'état, et
n’excitoient que des séditions pour obtenir ces héritages que les loix leur refusoient. La république fut charmée de s’en délivrer en les envoyant avec Phalanthus leur chef chercher des établissemens. Ils batirent Tarente environ 700 ans avant Jesus Christ. Cette république devint très puissante. Elle eut une marine très supérieure à tous ses voisins, avec une armée de trente mille hommes d'infanterie et trois de cavalerie, sans compter mille cavaliets d’élite qu’on nommoit Hipparques. La philosophie
Pytha-
> ANTIQUE ITALIZ. 825
Pythagoricienne y fleurit beaucoup, et Tarente eut, pendant longtems, le bonheur de voir à sa tête le philosophe Archytas. Enfin le luxe vint à la suite de l'abondance et tout fut perdu. La mallesse de Tarente ne pouvoit se comparer qu'avec celle de Capoue et de Sybaris. Leurs jours de fêtes étoient en plus grand nombre que les jours ouvriers. Ils avoient inventé une toile presque transparente qui paroit les charmes plutôt qu’elle ne les cachoit. Quand les Tarentins étoient obligés de se défendre contre leurs voisins belliqueux, ils ne savoient qu’appeller des généraux étrangers, Alexandre contre les Lucaniens, ét Pyrrhus contre les Romains, dont ils s’étoient attirés les armes par leur folle présomption. Rome les soumit. Ils se livrèrent pendant la guerre Punique aux Carthaginois. Fabius ne reprit Tarentum qu’au bout de cing ans. On y envoya une Vell. Patereul. 1. colonie l’an de Rome 629, qui se soutint avec splendeur jusqu’à la déca- nel dence de l'Empire. Tarente jouissoit d’un beau port dans un golfe qui
n’en avoit presqu’ aucun. Le sien, qui entroit fort avant dans les terres,
avoit cents stades de circonférence. L’embouchure en étoit si étroite qu'on y avoit jetté un pont. Cettecirconstance rendoit la citadelle bâtie à Tit. Liv. xxv. 9, l'extrémité de la pointe, maîtresse absolue du port. Construite sur une pénin- à
sule qui étoit environnée de rochers très hauts du côté de la mer, elle n’étoit
jointe à la ville quepar une petite langue de terre fortifiée d'un mur et d’un
fossé très profond. La ville étoitsituée dans la plaine depuis l’intérieur du
port jusqu’à la mer. Cet espace étoit percé en tout sens ‘par des rues
larges et droites dont Hannibal se servit pour faire sortir les vaisseaux
du port, pendant que les Romains étoient maîtres de la citadelle. Du
tems de Strabon, on voyoit les anciens murs de Tarentum, qui ne les remplissoit plus, mais qui s’étoit retirée du côté de la citadelle et de l’en-
trée du port. Elle avoit encore un beau gymnase, et un grand forum,
au milieu duquel il y avoit une statue colossale de Jupiter qui ne le cédoit
qu’à celle de Rhodes. De tant d’autres monumens des beaux arts qu'elle
avoit possédés la plûpart étoient passés à Carthage et à Rome. Tarentum
et ses environs avoient le nom. de Safurum, ou d'abondant. Il le meri-
toit bien.
Dulce pellitis ovibus, Galesi : . Horat. Carn. - Flumen, et regnata petam Laconi ii. 6.
Rura Phalantho.
Ille terrarum mihi preter omnes Angulas ridet, ubi non Hymetto | | | Mella
326 NOMINA, GENTESQUE
Mella decedunt, viridique certat Bacca Venafro.
Ver ubi longum, tepidasque præbet
Jupiter brumas, et amicus Aulon
Fertili Baccho minimum Falernis Invidet uvis.
Ille te mecum locus, et beatæ
Postulant arces ; ibi tu calentem
Debitâ sparges lacryma favillam Vatis amici.
Horat Epist. i. Imbelle Tarentum. Juvenal. Satyr. Atque coronatum et petulans, madidumque Tarentum. Me nd Georgic. Sin armenta magis studium, vitulosque tueri,
Aut fœtus ovium, aut urentes culta capellas, Saltus et saturi petito longinqua Tarenti.
Casraum MINERVE.
Ma End. Prevehimur pelago vicina Ceraunia juxta, | Unde iter Italiam, cursusque brevissimus undis.
Jamque rubescebat stellis Aurora fugatis :
Quum procul obscures colles, huthitemque videmius Italiam.—— Crebescunt optate auræ: portusque patescit Jam propior, templumque apparet in arce Minerve. Vela legunt socii, et proras ad litora torquent. Portus ab Eoo fluctu curvatur in arcum, Objecte salsa spumant aspergine cautes.
Ipse latet: gemino demittunt brachia muro Furriti scopuli, refugitque a litore templum.
Strab. Geog. vi Bruxnisum. Le port de Brundisium, trés fréquenté par les Romains pour passer en Grèce, étoit excellent en lui-même. On la comparoit à une corne de cerf qui pousse beaucoup de branches différentes. Comme elle il renfermoit plusieurs ports dans un seul. Par-tout à l’abri des vents -et d’une profondeur suffisante, il n’avoit aucun des défauts de celui de
Tarentum.
Vel. Patercul.l. es Romains envoyèrent une colonie à Brundisium A. U. C. 509.
inc. 14
Sil. Ital. viii. Nec non Brundisiam qud desinit Itala tellus. , 576. SALLENTINI:
Vire. 2 Æncid. ——Sallentinos obsedit milite campos
Lyctius Idomeneus————-__—-— - .
| | TARENTUM.
TaRENTUM. . | Laga Tarentino violas imitata veneno. > Horat. Epist. il. 1.
M. Gareanus.
Garganum mugire putes nemus aut mare Tuscum.
Sect. XI.