‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 77 sur 165 · V. la Carte de Deslisle, et Cluviet Tal fata · texte numérisé non relu

V. la Carte de Deslisle, et Cluviet Tal fata

Cluvier, Ital.

Antig. L iv. 8.

T. Liv. xl. 38.

Plin. Hist.

Natur. ii 95.

Virg. Æn. vii.

Strab. Geog, vi.

322 NOMINA, GENTESQUE

Dat sonitum saxis et torto vertice torrens.

Hic specus horrendum sevi spiracula Ditis Monstratur ; ruptoque ingens Acheronte vorago Pestiferas aperit fauces.

II. APULIA PROPRIA. Cette province, qui ne paroit pas avoir jamais formé un corps politique et national, étoit la plus grande des trois. La mer, le Frento, les Hirpini, le Bradanus, et une ligne de Tarentum a Brundisium en-deca de ces villes,—voila ses bornes. Dans la Daunie propre, ou le pays entre le Frento et l’Aufide, je trouve, 1. Apenesta au pied du mont Garganus; 2. Uria; 3. Sipus ou Sipontum ; 4. Salapia avec la Palus Salapina; ces quatre villes étoient sur les bords de la mer; 5. Teanum Apulum sur le Frento; 6. Gerion ou Gerunium ; 7. Luceria; et 8. Arpi, Argos Hippium, ou Argyrippa. Dans la portion de l’Apulie qui est entre l’Aufide et le mont Vultur, portion plus longue, mais plus étroite que la première, je trouve, 1. Venusia;

2. Canusium; 3. Cannæ ; 4. Barium; et 5. Gnatiæ. Dans le petit can-

ton entre le Vultur et le Bradanus,‘je ne vois que, 1. Bantia; 2. Forentum; 3. Acherontia; et 4. Genusium. | Srpus ET SALAPIA. Quand Cicéron veut donner une idée des endroits les moins désirables de. l'Italie, il choisit le territoire aride de Sipus, et les marais pestiférés de Salapia.

Arpr. On voit que les colonies Grecques en Italie ont agi comme les Européens dans le nouveau monde, et qu'ils ont saisi avidement les vraisemblances les moins décisives pour y trouver des traces de leurs ancêtres. . C’est ainsi que Diomède doit avoir régné sur les bords de

‘ T'Adriatique. On y voit les insulæ Diomedeæ, et les présens que ce

Virg. Æn. xi.

héros offrit à Minerve dans son temple à Lucerie. Mais ces traditions sont aussi contradictoires qu’elles sont fabuleuses. Le judicieux Strabon a su remarquer qu'on racontoit les aventutes de Diomède de quatre facons essentiellement différentes.

Et Venulus, dicto parens, sic farier infit :

Vidimus, O cives, Diomedem Argivaque castra ; Atque iter emensi Casus superavimus omnes, Contigimusque manum quâ concidit Ilia tellus. Ille urbem Argyrtpam, patriæ cognomine gentis,

Victor Gargani condebat J'apygis agris.

| . Non

Non seulement Arpi, mais encore Beneventum, et Equus Tuticus reconnoissoient Diomède pour leur fondateur.

Mons GaRGaAnus, &e.

Nutantique ruens prostravit vertice silvas Sil. Teal. vi. Garganus ; fundoque ime mugivit anhelans Aufidus ; et magno late distantia ponto Terruerunt pavidos accensa ceraunia nautas.

Quæsivit Calaber, subductâ luce repente Immensis tenebris, et terram et litora Sipés.

Canusrusm. Cette ville, fameuse par la journée de Cannes qui.ar- v. Cluvier, Ital. riva dans son voisinage, étoit située au milieu des plaines de Diomède 212°” *™ toujours couvertes de troupeaux nombreux, dont la laine courte, et Say, See vi d'une couleur foricée, servoit à faire des manteaux, et alloit de pair F Plin. Hist. Nat. d’avec celle de Tarentum la plus estimée de l'Italie. Ce canton, aussi FF bien que le reste de l'Apulie, avoit été très florissant ; mais la guerre d’Hannibal, et celles qui la suivirent, le réduisirent dans l’état de déso- . lation où Strabon le voyoit. Peut-être que Canusium se rétablit un peu sous Adrien après qu’Hérode eut guéri le vice radical de sa situation en y faisant conduire de l'eau.

—————— Canusini more bilinguis.

Venvsra. Venusia étoit considérable du tems de Tibère. C'est à = " tort que Strabon l'a placé dans le Samnium.

Les Romains y envoyèrent une colonie A. U. C. 460, pendant le Vel. Peter. Lik plus fort de la guerre Samnite.

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