V. Histoire Civile de Naples, par Giannone, tom. i. J
v. Vi. vii. et viii.
La
Hor, Epist. i. 7.
Ide m, ie 10.
Idem, i. 14.
336 NOMINA, GENTESQUE
BENEVENTUM. Tous les anciens ont placé Beneventum dans le Samnium. Pourquoi dans la carte de l’Italie ancienne de M. Delisle le trouve-t-on dans le pays des Hirpini et dans la région d’Apulia ?
On sait qu'il s'‘appelloit auparavant Maleventum. M. de Bochat, savant Suisse, qui a très fort approfondi les origines Celtiques, trouve que ces deux mots ont la même signification. Bene-ven-tun, tout comme Mat-vend-tun, vouloit dire ville sur une colline de la campagne d’eau Cette ville étoit en effet sur une hauteur au milieu d’une belle plaine arrosée d’un grand nombre de ruisseaux.
Dans le moyen age Beneventum devint la capitale d’un:grand état. L'an 571, les Lombards, l'ayant conquis, l’érigèrent en duché qui l’emporta bientôt sur ceux de Spolète et de Frioul, et qui s’étendit sur toutes les provinces du royaume de Naples à l'exception de la Calabre et de. quelques lieux maritimes. On l’appelloit l’Italie Cistiberine et la petite Lombardie. Ses ducs, en effet de gouverneurs devenus souverains héré-. ditaires, étoient aussi puissans que les rois dont ils étoient feudataires. Ils s’affranchirent même de cette dépendance après la ruine des Lombards. Au lieu de reconnoître le vainqueur François pour son seigneur suzerain, . Arechis, duc de Beneventum, prit le titre de prince, s’arrogea tous les droits régaliens, et soutint l'effort des armes de Charlemagne. Ce fut sous ce prince et son successeur Grimoald qu'on vit fleurir cet état. Beneventum s’embellissoit; on y avoit ajouté une nouvelle ville, les. sciences y régnoient. Au commencement du neuvième siècle, on y. comptoit jusqu’à trente-deux philosophes, c’est à dire professeurs des arts libéraux. Cette splendeur passa bientôt. Beneventum devint tri-. butaire des François: Capoue et Salerne, qui n’étoient que du nombre de ses comtés ou Castaldes, devinrent des principautés indépendantes. Les Arabes désolèrent cette souveraineté mourante, et à la fin en 891 les Grecs s’en rendirent maîtres. |