V. Berger, Grands Chemins, |. ili. c
lt et esseling
fat. ad Itmnerar, Antonin. et Hierosol.
Galen. 1. 3x.
Simplic. Medic.
Facult. p. 117.
Edit. Basil.
apud Wesseling g #38. Itiner.
ueton, in Domitian. c. 10.
Plin. His.
- Natur. iii. ©.
divers traits qu’elle étoit trés-forte quoique: située dans-une plaine, qu’elle avoit des murailles ‘et ‘des ‘tours, des ‘temples ‘très riches, -et des foires publiques qui attiroietit'tbut le Tomimerce de:ces provinees.
Ser. XVI.
- ETINERA.
JriNrrariA ET TABULÆ. ‘On peut poser én"fait que‘tes hommes ne négligent guéres les choses dont l’acquisition est aussi utile qu’aisée. Pour la guerre, les voyages, et l'administration d’un état étendu, il est © presque nécessaire d’avoir des Itinéraires et des cartes géographiques, et dès qu’on a construit des grands chemins il est très facile de se procurer ces secours. Je conviens qu'ils n’étoient point aussi communs qu’à présent. Les mêmes monumens qui nous assurent de ‘leur existence nous font sentir qu'ils étoient rares et qu’ils ne se trouvorent qu'entre les mains des généraux et des hommes d'état, ou tout au plus des géographes de profession et de quelques curieux, dont ‘le comnrun des "hommes empruntoit les lumières dans ‘le besoin. Ctviroiton qu'un Galen n'ait appris que par l'expérience le chemin qu'il‘ faltoit-tenir: pour
aller d’Alexandrie en Troade à Pile de‘ Lemnos, ét qu'à son‘ retour il ‘alt dressé
dressé un Itinéraire de cette route pour qu'on ne s'égarät point comme it avoit fait lui-même? Quand Domitien fit mourir Metius Pomposianus, il fit une action de tyran; mais quand on eompare les chefs d'accusation les uns avec les autres on sent que acquisition d’une mappe-monde étoit une curiesité singuliére dans ce siècle. Agrippa exposg aux yeux du publie un itinéraire général de la terre; mais st chaque partieukier en avoit eu de pareils chez lui, ce monument d’Agrippa auroit peu mérité l'attention de Pline. On voit cependant, sans recourir aux fables d'un Æthicus, qu'il s'étoit fait du tems d’Auguste un itinéraire de l'Empire. Ft nous en reste un très curieux qu'on a attribué à Jules César, à Marc Antoine, à l'Empereur Antonin, à Ammien Marcellin, et à Æthieus luimême. Sans vouloir décider une question aussi obscure qu’elle est peu mtéressante, on peut dire qu’un pareil ouvrage destiné à l'utilité publique à dû subir un grand nombre de changemens dans des siècles assez éloignés. Les noms de Constantinople, &c. et l'usage d’appeller les capitales des cités Gauloises par-le nom de la eité même, annonceroient assez que le fond de l'ouvrage est du quatrième siècle, et qu'il a pu être dressé sous les enfans du grand Constantin. L’Itinéraire de Bourdeaux à Jérusalem avec le retour par un chemin différent, est une pièce très curieuse, et qui est à peu près du même tems. C’est dommage qu’elle soit corrompue au point que les détails ne s'accordent presque jamais avec les sommes totales. Les Tables de Peutinger, (qu’on nomme aussi Tables Théode: siennes,) paroissent au premier coup une carte géographique ; les villes, les rivières et les mers y sont désignées : mais qu’on pense que la but d’une carte est de faire sentir la forme d’un pays, la situation de ses parties, et le rapport mutuel des Heux, et qu'on se rappelle que dans cette table il n’y 4 ni ordre ni proportion, on sentira qu'on a voulu peindre sur un des longs rouleaux des anciens, une table des chemins et nullement une carte de l’Empire.
Vis Mititares, Je ne dirai rien ici d’une infinité de digressions aussi belles que savantes dont M. Berger a rempli son histoire des Grands Chemins de l’Empire Romain, et qui ont un rapport plus ou mpins éloigné avec son objet principal; les dépenses qu'ont coûté ces voies militaires, qui partoient de la capitale pour s'étendre jusqu'aux frontières les plus reculées, les milliares, les tombeaux, les maisons, les ponts, dont elles étoient ornées, et l’ordre qui s’observoit à l'égard des postes qui n'ont jamais appartenues qu'à l’état, et dont la permission gratuite se
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