‹ Miscellaneous writingsChapitre 11 sur 34 · ET SA PREUVE ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

ET SA PREUVE ANATOMIQUE

Sur le vivant, il n'y a aucun doute : pour faire . preuve d'un accident du travail, on se sert du témoilage des faits, sans jamais y ajouter aucune exloration. qui serait du domaine de la curiosité. Sans doute, il arrive communément qu'on ouvre ne plaie récente, ou qu'on la débride; mais ce n'est ertes pas dans un motif de simple preuve. Il le lut, pour arrêter certaines hémorragies, réduire pluieara déplacements osseux, ou articulaires. C'est mê- :ie do règle pour débarrasser de leurs souillures ton G3 les plaies produites sur le sol, ou dans les portions -ommunos des oulils du machinisme.

La nécessité n'est pas moins pressante pour re- :hercher la crépitation ou la mobilité anormale dans in foyer de fracture. C'est sur cette base que le •hirurgien établit son diagnostic, c'est-à-dire le fonlement technique de tout le traitement, qui a pour out la guérison elle-même du blessé. Dans tous les 3as, on réduit au minimum ces manières de recherches.

Dans tous les cas, c'est pour donner au blessé lui-même les garanties, auxquelles il a droit que Ton pratique ces diverses explorations. Jamais on n'a en vue le souci de rechercher une preuve de l'accident. — Tout se borne (à ce point de vue), au témoignage très naturel que fournit une occasion pendant qu'on poursuivit un but supérieur : guérir Je blessé.

Sur le cadavre il n'en est plus de même; et, quand une pièce analomique est séparée du vif, rien n'est plus raisonnable que d'en faire une preuve objective. un témoignage irréfutable pour sortir d'un doute relativement à l'authenticité d'un accident du travail.

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• au cours <!• son travail.

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âne, uno note d'hon<>; 'élevaul â 93't fi

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note du docteur De ■■■■ fr. 50. après q

MM. les doctuui Debierie Bue el Yaureite v moncés bui In p i- docteur Delatlrc fait appel aujourd'hui dfl M' Balavoii

ixquor «in».- son client n'a roramîs aucune exa| dans L'évaluation de ses honoraires, car les soini <i U M. •>-■'■ n sont prolongées durant une aniie>

r * I Zx ./.. m <ial d* Rotibaix et atussi le Progrès ,1 laie.

tribunal Civil do Lilie; audience du lund. ■ hre IW

de M Mèttsy rfos*pf6ttdenJ

plusieurs interventions chirurgicales ont été rendues >cessaires. Il demande, en conséquence, que le patron soit mdamné à payer la note d'honoraires, telle qu'elle a été ■ablie par sou client.

M° Diligent, avocat, plaidait pour la Compagnie l é z 5o ours. Il rappelle dans quelles conditions l'expertise ordonée en première instance a eu lieu. Par la faute de M. le octeur Delattre, dit-il, les experts n'ont pas pu se rendre n compte exact du mal dont a souffert le blessé et, par onséquent, quelle pouvait être l'importance des soins qui tu furent donnés, puisque l'amputation du pied, qui pouvait te pas être urgente, avait été pratiquée entre le jour de l'assiniation devant M. le juge de paix c7 celui de [expertise.

Un première instance et en appel, M° Diligent a pris sur -e point les conclusions suivantes :

« AtU-ndu qu'fV convient de faire les plus expresses réserves sur les agissements du docteur Delattre, qui, ayant la responsabilité générale du traitement de Maertens, a fait ou laissé procéder à [amputation. In veille même du jour où M. le juge de paix nommait les experts, après que l'action judiciaire était intentée, et [expertise demandée ;

» Attendu que cette hâte soudaine est curieuse, après un traitement commencé depuis un an, et, qa>n tous cas, il faut exclure toute idée de grande urgence de l'opération ;

'> Que ces remarques prennent une forte singulière si on les rapproche de ce fait que le pied amputé n'a pas été conservé ; » Que l'on est donc fondé à conclure que le docteur Delattre avait tout intérêt à ce que les experts ne puissent se prononcer sur le traitement du blessé Maertens, et, par contre-coup, sur les honoraires du médecin traitant. »

Ensuite, l'avocat de la Compagnie Lp Secours passe au crible la note d'honoraires de l'appelant. 11 trouve notamment qu'il y a eu un nombre exagéré de pansements et que les nombreux pansements à l'eau oxygénée qui ont été appliqués doivent être tarifiés comme pansements simjilfS. ne pouvant pas donner lieu à d'autres honoraires que ceux de la visite faite au blessé.

M e Diligent estime que le docteur a fait au blessé des visites trop fréquentes. A ce sujet, il rappelle une judicieuse constatation de M. le jupe de i aix. qui a remarqué que lo médecin, qui visitait son malade chaque jour de la semaine, ne le voyait pas le dimanche; or. si le blessé pouvait demeurer un jour sans être pansé, il pouvait en être de même pour certains jours d< k la semaine.

La loi sur les accidents, dil M" Diligent, qui est une loi sociale, impose h. tous dos sacrifices en faveur de l'ouvrier, qu'il s'agisse du patron, de i ,,?4 - 4 J - l'officier ministériel ou de l'avocat.

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ige, exprimer des regrets de ce que l'amputation 'a pas été retardée de deux ou trois jours et de ce ue le pied n'ait pas été conservé en vu© de l'exertise qui était ordonnée déjà depuis plusieurs jours.. » >ans l'argumentation, il n'y a qu'un seul mot de hangé ; mais ce mot est décisif; l'expertise était 'emandée, mais, pas encore ordonnée, lorsque l'am- •ulation a été faite; et cette attitude du demandeur ^tait une indication très manifeste pour solliciter les >reuves, toutes les preuves, principalement la "preuve a plus objective..,. L'attendu suivant n'en est que

ne formulent aucune critique contre le traitement dirigé par le •uncluaiil;

iVttendu d'ailleurs que : 1° le concours des docteurs Labbc, Dopré, Dclahousse, qui ont assisté aux opérations; 2° l'examen médical fait au cours du traitement par le docteur Vanverts (l'un ues experts qui estimait, à lu date du 25 février 1908, que la question dune opération radicale semblait devoir se poser); -Jo les communications faites par le concluant à la Compagnie 2> Secoure, .lu sujet des interventions qui auraient lieu; 4° les examens du blessé au cours du traitement par plusieurs médecins au nom de la défenderesse, sont autant de preuves du contrôle subi par le traitement institué et de garanties de sou opportunité;

Attendu que le premier juge a donc à juste titre estimé nue la défenderesse n'ayant, au cours du traitement coutrôlé par elle. soulevé aucune objection, l'imputation par elle faite d'une laute dans les soins donnés par le concluant n'est aucunement fondée; Attendu qu'on ne saurait même, comme l'a fait le premier jupe, exprimer des regrets de ce que « l'amputation n'ait pas été retardée do deux ou trois jours — et do co quo lo pied n'ait pas été conservé — en vue de l'expertise ordonnée déjà depuis plusieurs jours » :

Attendu, en effet, d'une part, que cette amputation préconisée par le docteur Vanverts, pratiquée par trois médecins et contrôlée par la défenderesse, n'a été faite à la date du fl6) seize mars que parce qu'elle avait été reconnue indispensable; que, d'autre part, il est inexact d'affirmer qu'elle ait été pratiquée par le concluant postérieurement à la nomination des experts et flans le bul de dissimuler une faute professionnelle, puisque c'est seulement le dix-sept mars que les experts furent commis et le deux avril qu'ils procédèrent à leur premier examen;

Attendu que la défenderesse ne saurait prétendre que le concluant a commis une faute en ne faisant pas admettre le hlessé à l'hApital ; que tant que l'état du blessé no nécessita pas ^nn bospital sifion. des soins judicieux lui furent donnés chez lui par le concluant avec l'assentiment des médecins de la défenderesse mi de docteurs anpelés en consultation; que. dès crue l'hospitalisation fut jugée utile, elle fut ordonnée par le concluant, malgré le refus de la défenderesse, ainsi qu'il résulte des documents de la cause;

Attendu, au surplus que, si une faute professionnelle pouvait *-lro imputée au concluant, à raison du traitement, les cxnerts n'eussent pas manqué de la relever, puisque l'un d'eux, M. It

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qu'à l'alloratinn pT^vue pour ruit modil

eur Delattre. Ce dernier est condamné en tous les lépens. — Au début de son jugement, le Tribunal ions La te qu'il n'y a aucune critique à adresser à M. o Docteur Delattre pour le traitement qu'il a fait ubir à Maertens; ses prescriptions étaient nécessaires et les interventions chirurgicales opporfunes. — VI. le juge de paix, à qui la note d'honoraires était soumise, l'a réduite dans des proportions convenables; et le Tribunal estime qu'il n'y a pas lieu de la réduire davantage comme le demande la Compagnie « le Secours ». Il se borne à condamner M. le Doc-

et non pas interpréter le texte de l'article 10, lequel est très précis;

*H*i*r|n d'ailleurs, que l'auteur du Urif 'lu treul" ftpolembrt* IVKU>, Al. U h '!■■:. uuerioeu sur ce point, semble meu eue ue cents opinion^ (avis du 17 octobre 1907); que tel est également le Bens de Va jurisprudence [notamment Coss. Ch. Kcq. (30j trente juillet 1908, Trib. civ. Lyon huit avril 1908; Trib. civ. Seine, sept décembre 1907 et vingt-trois juin 1908;;

Xltandu que l'ensemble des dispositions du tarif démontre que. lorsqu'on a voulu apporter une dérogation à la règle générale de l'article 10 précité, et prévoyant le cumul des allocations et du prix de la visite, on a pris soin du la spécifier dans les trois cas suivants :

1° Attendu, en effet, que dans l'article '6 qui vise le pansement simple ou petit pansement, opération considérée comme de moindre importance que le pansement antiseptique, le tarif prévoit le non-cumul des allocations, sauf pour la première visite;

2° Atteint i également que l'article 10, paracr. dernier, prévoit par exception le non-cumul de plusieurs allocations de même nature, lorsque le traitement de la plaie exige, au cours d'une même vUite, plusieurs opérations, telles que ablations d'esquille*, do

pointes osseuses, etc.;

3*> Attendu enfin mie l'article 14 nrévoit le non-cumul auant à

la rémunération 3 allouer au* médecins spécialistes, dont le

médecin traitant aura jugé l'intervention nécessaire l'examen

du blessé étant tarifé à trois frc-ics ou cinq francs, y compris

• un pansement simpie, suivant que les «spécialistes sont des

médecins oculistes ou des médecins Oto-rhino laryngologues;

Attendu que, dans ces trois cas, il est logique u'apuliuuer le non-cumul; que. dans le premier cas. il s'agit de traitement simple et de blessures peu graves; que, dans !e second cas, il s'agit de plusieurs opérations faites après un même examen ; que dans le troisième cas. il s'agit d'une allocation fixe déterminée furfaitairement ;

Attendu, en conséquence, que, sauf les trois cas précités oi'i il a été dérogé au principe du cumul, l'allocation s'ajoute au prix de la visite ;

En fait.

Attendu qu'il est constant que les soins qu'a nécessités le traitement ae Maertens ont été d'une nature particulièrement délicate; que l'historique du traitement, tel que l'ont relaté les

(.Accident du travail. *

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■Vlirjix-i

A """ d " lue ,, ,

ace de l'arrondissement de Lille, département du Nord, rendu le jugement dont la teneur suit :

Entre M. Delattre, (1) docteur en médecine demeurant Uoubaix, appelant ayant pour avoué M e Do Vrière. Et la dame V« Vandamrne, demeurant à Kuuuaix, intiée, ayant pour avoué M* GodrDn; Ouï les conclusions du Ministère public; En la forme. — Attendu que l'appel parait régulier et ue sa régularité n'est pas contestée; Au fond. — Attendu qu'il résulte des documents de la ause aussi bien que du rapport des experte commis ar le premier juge, que le traitement institué par e D r Delattre était régulier et opportun, que les interentions chirurgicales étaient nécessaires et qu'aucune faute Ta été commise dans les soins donnés au malade;

Attendu que, s'il appartient au juge do vérifier la noLo i'honoraires en appliquant le tarif du 30 septembre 1905, il lui appartient sans conteste de rechercher et vérifier également si chaque article inscrit au mémoire est jusli fié et fond'' ; qu'il ne saurait être douteux qu'il a le droit et le devoir de supprimer le coût des visites non justifiées, des fournitures exagérées, de réduire à des pansements simples les pansements classés à tort par lo médecin dans certaines catégories pour arriver à un tarif double, do rejeter les pansements ajoutés aux opérations, car il est bien évident que le coût d'une opération comprend le pansement nécessaire et indispensable immédiatement après l'opération chirurgicale;

Attendu qu'il suffit de voir avec quel soin le premier juge a vérifié le mémoire d'honoraires article par article pour reconnaître qu'il a bien fait l'application du tarif du 30 septembre 1905 et que, s'il a modifié certains chiffres ou réduit et supprimé certains articles, c'est pour des considérations de fait absolument justifiées et dont il a indiqué les motifs.

Attendu que*, dans ces conditions, il n'y a pa< lieu de s'arrêter aux critiques formulées aujourd'hui par le D r Delattre j qu'en conséquence il doit être débouté de son appel;

Attendu que la \ e \ and a m me ne juslifie pas et ne tente même pas de justifier que le T) r Delattre se soit opposé au transfert du blessé dons une maison de santé où des soins meilleurs lui auraient été donnés; qu'il n'y a donc pas lieu

1. Jugement du I) r Delattre contre V've Vandainiue. — tirette du * Tribunal civil de Lille du 24 Novembre 1908. — Application de la loi du 26 Janvier 189'J. Extrait «Vh min u ton du gietTe du Tribunal civil de première instance, de l'arrondissement de Lille, département du Nord.

ri

réduire 12M allout s pu M ta Juge de l'

Attendu qu'il appert d'ail que, tant m

lÎMtion, dessoini jmli iru\ lui furent donnés chez [)' Del

fut ordoi

Adoptant au surplus i,-s motifs <l.i ■ r.n i n motifs,

Le Tribunal, snns B'artelei ni iux autm

i-iMM fusion - des [ ;ii h- ■ • sont d

mal fondues;

En la forme, i In app 'ige :

ta M b de Paix de I ! et n

Boni) date dn 7 juillet L906;

An fond, confirme le t entrepi aort$

i dam ne Delattre atri ipel.

M. le doctoui Delattre n.'a donc |

i condamn ns.

C'ait le contraire de l'attitude d'un lé

(pii s'est [u i henhe d'une ;

: il l'a (ail jusqu'à ôtre présent à l'auton

lil donner an démenti à soi si i al

Pour appré< lot Ine fai our avoir une

notion des moyens lans la procédure

ini'tiv connaître I" dossier que s'en rapporta ■ ixù seconde nain.

Le LO novembre 1908, radministration de la pagnîe de d'Union industrielle» est inl par

M, i , bod assuré, d'une affaire qui s'aimn .-/il s'agissait d'une banalité très vulgaire.

« Ayant un petit accident à vous dé nom

vous serions très obligea do bien vouloir nous h parvenir quelques feuilles de déclara ; ros d'à-

né: JJ...). P--S, — L'accident • m-î I ( d'après nous, m une « allonge » que le nommé C... âge 60 ans, a Subie en portant une charge; et d'après l'avis de M. le docteur Courtois, un roj • indique*

jours est nécessaire.

PIUTlOi:

Le premier bulletin médical de M. le docteur Courlois porte ce qui suit ;

C... Nestor, blessé le 9 novembre 1908, au service de MM- J... à Viliers-Cotterets.

Quand avez-vous constaté le cas? — le 9 novembre h 6 h. 1/2 le soir. — A quelle date vous a paru remonter t* La blessure? — au même jour; — 2» l'incapacité? — à la môme heure.

Décès. Cet homme, d'un état de santé habituellement très bon, atteint cependant d'une pointe de hernie à droite, a été pris brusquement lundi soir 9 novembre 1908 vers 6 heures d'une douleur très violente dans le ventre du côté droit. Il cessa son travail un quart d'heure plus tard <-t rentra chez lui. Je 1<ï vis deux fois dans la soirée du lundi 9. Il présentait tous les symptômes d'une contusion abdominale : (vomissement, pouls petit, rapide et douleurs, plus localisées cependant à droite, généralisées à tout l'abdomen). Hier mardi 10, je constatai Ici symptômes net» de péritonite. Co matin 11 novembre, je l'ai revu à 7 heures : état très mauvais, ventre très ballonné, vomissements porracés, mais facultés intellectuelles conservées (quoique avec un peu de délire) et à 7 heures Va ïnort subite.

Conclusions : Blessure par effort musculaire très violent nyant déterminé une lésion interne abdominale grave, dont il n'est pas possible de diagnostiquer exactement le siège. Renseignements particuliers : Le blessé était occupé à hisser sur le sommet d'un wagon des traverses de bois, 'juand il a été pris de sa douleur subite. Il était en haut «lu wagon et tirait les traverses forcément pKé en deux. Villers-fotterets, le 11 novembre 1908;

(signé) Courtois.

Le même courrier apportait à l'administration de la Compagnie une lettre de son agent, celui-là même qui avait négocié le contrai d'assurance de M. J.

« MM. J... viennent d'avoir un accident mortel isi ce genre d'accident doit être considéré comme un accident de travail). Un ouvrier, en chargeant une pièce de bois à la gare de Viliers-Cotterets, a eu un effort le 9 novembre 1908 à 6 heures du soir; il est mort ce matin à 7 heures 1/2.

Voici la copie du certificat médical déposé à la

fr

m. un-- arec la déi lara toi i<-

docteur en médecine de Villers-Cotten *ï'

par suite do l'accident survenu ai 1^

ambre 1908 « 6 houred du .lr i abdomii

violent. Cette bli ne jȎ

tonita aiguë, irai a i W mo t

décédé le 1 1 novembre 1908 à 7 ] i .ut à Villon le il novembre 1908

MM. J .. doivent \ gaelq nenta k faire

ire disposition. (Signé B

En effet, le chel d'indu sti ie adrest ulta

la lettre suivante, qui esl précieuse, pan moigne d'une bonne foi Irèa sincère dans uu

te droiture.

\ ilh : ' ' »!-|rls lr I 2 m M » 'lll I m ■ 190S. \m

nous vous l'avons lii-. le blessé c stor

est décédé; il ètail marié el père d'un garçon 17 ans.

Cei accident a eu lieu lu lundi 9 écoulé à à h du soir, Il (Nés 1 il o< cupé uvei un autre • n

du nom il"* C... à charger des wagons d

I de la gare des marchandises; lo poids de cea -• est. .IVnvirou âl» ;i t.iO kilo les OU' : I

étaient t detu pour les glisseï sui un wagon de plalfr forme.

À un certain moment, h non m* ,2V« abs<ntt>: pow ail n besoin; et, en r-

;/ .-. nt au sieur C- . rt'une doulcut danê tê bat-

■ ntré '-liez lui.

Le lendemain malin, sa femme est venue d TOai une feuille, djganl çne le médecin était, venu ol se sérail une affaire de quelques jours; el le 11 matin il était mon.

D'après le certificat médical le sieur i étai teinl d'une hernie; beaucoup de personnes ronn mt wa mfînnité — Tout à vous pom d'autre!

renseignements. (Signé) : J... — PS- C. était inscrit sur nos livres de paie depuis le 8 octobre 1907 et gagnait O, 35 de l'heure.

En présence de cette situation, l'administration do la Compagnie fit appel à un conseil technique. — La réponse du chirurgien fut formelle.

Il appartient aux ayants droii de « faire la preuve de l'accident mortel, comme accident du travail »; mais une demande d'autopsie serait, de leur part, contraire aux convenances.

Le dossier constitué par l'administration de la Compagnie n'est pas de nature à élucider le doute dans une affaire où tout est obscur. — Donc il lui appartient de fournir la preuve de sa bonne foi.

Pour y aboutir, il n'y a qu'un moyen; eX ce moyen

a l'avantage de fournir une valeur incontestable; il a.

en outfe, l'avantage d'être le même pour les deux

parties en cause. Il faut (aire la preuve analomiqtie.

C'est pourquoi il est émis le télégramme suivant :

Télégramme adressé le 12 novembre 1908.

Procureur République, Soissons.

Vous prions ordonner urgence autopsie C... décédé avant-hier Yillors-Cotterets, seul moyen discerner vérité entre hernie étranglée et lésions inexpliquées.

Trochon Union etc..

Le télégramme est confirmé par la lettre suivante, qui donne les instructions appropriées.

Lille, 12 novembre 1908. Monsieur Caf fin, avoué à Soissons. Aff. Nestor C... chez J... 11 résulte des diverses pièces de notre dossier que :

1" Il existait une pointe de hernie médicalement constatée;

2° Il y a des témoignages pour établir que la dou leur a éclaté subitement pendant que le hemieux étail aux W.-C;

3° Aucune pièce du dossier ne justifie Ja privation

iiuii' o la bon

semlilaUi'tncn! étrange

4° Il m"v n aucun moyen il'inU-j m u)* i

:ik»

Lirai] j tumalier do C.

U le docteur Courtow n n* I

a paa ità possible rie diagn irtniwrr

■ <■ «j,- la j

Il est donc il*- i n»oy«

Lablir les Faits en pratiquant d'tirgen< fanandéo,

L'autopsie est accordée; et «Hc aboutit qui est pron ■ ■ <U*inontrtS par le rapport inédit

Il --ii. i If. m i 13 ans. ■;

médecine «l allé d< Pari», domeoraaiA 1

ius la foi du '. pu

pu Hoir** do m le luge de Paix, d ; x t ■ ■ à litre de M

Coortoi i m traitant, procédé l

1908 à Tau lu non C lécAdA '• 11 novem

bre L908 à 7 heures «lu mati Cet homme, indisposé subitement au cours de son rail le B no ressnil l>i i

ce même j souffrir d'i

leurs abdominales. Le d m < ohiIch appel*

tôt constatait la graviiê de l'état du malade, gr

no trouvait justifiée par la mort survenant le suriëfl

i malin, ot paraissant déterminée ritoaite par porfora.U<»n.

avait donc pour but d'établir les ci rée! la mort pour répondre aux d« la

loi de 1898 sur les accident* du travail,

Lo H novembre 1908. je procédni dotn aoto ; l'ouverture de l'abdomen faite, je

men minutieux des organes contenus dans cette partie ;>k L* péritoine ne présentait aucune lé.

traumatique; et son aspect me permet d'affirmer l'existence d'une péritonite diffuse.

Dans los parlies déclives de l'abdomen, les anses de l'intestin grêle a voisinant la région iléo-cœcale, recouvertes de fausses membranes puriformes, baignent dans une certaine quantité de liquide, louche, sale.

Comme le malade avait accusé une violente douleur, plutôt localisée à droite, je dirigeai mes recherches vers la fosse iliaque droite, siège du cœcum et de l'appendice iléo-cœcal.

Le cœcum est nettement adhérent à la paroi abdominale par sa région droite externe, les anses grêles voisines, je le répète, sont tapissées de fausses membranes.

Ces différentes lésions, consécutives à une appendi cite, qui, à une époque qu'il est impossible de pouvoir préciser, a dû évoluer, sans grande douleur ni réaction fébrile, sous la forme d'une simple colique appendiculaire, ces lésions, dis je, constituaient, par leur ensemble, une poche, un kyste purulent, n'inquiétant nullement le malade.

D'autre part, je recherchai si la hernie, dont cr>* homme était atteint, pouvait être mise en cause, s'il n'y avait ni étranglement herniaire ni rupture intestinale : la hernie était réduite spontanément; de plus le collet de cette hernie, permettant à peine l'introduction du petit doigt, prouvait que cette affection devait être complètement écartée comme cause de la mort.

Je reviens maintenant à la poche purulente de la région i!éo-cœcale.

Celle-ci, sous l'influence d'efforts continus, a dû s<^ rompre laissant ainsi échapper son contenu, un liquide puriforme éminemment toxique, qui, pénétrant dans la grande cavité péritonéale, l'infectait très rapidement, déterminant alors la mort, habituellement rapide par péritonite diffuse.

Je procédai ensuite à l'examen de l'appendice lui même. Cet organe était atrophié ; et, bien que diminué dans sa longueur, il ne présentait aucune tracA de

lésions lie-, ru ;

— Los aul: unions, ne

srnlniiMiI rien fa i<;irii:*nlnT.

De i ••] exarn h je < oni ta 'lu

i produite par une péritoni ki d

particulièrement septiq:.

rupture de la collection purulent la

; l'influence il' un

Mouflier.

Il était donc judicieux de sollicitai d'urgence 1* lopsif, c'est a dire (a pr* uve at ,ue.

Un apprécie loe di ion par

détails do l'enquête faite par M. le Ju l'aix

eantoo «I" \ illi rs-Cotterols, 1" 18 □ l'affaire i Accidents Ju Travail» *' <lif/ |f|

M .1. fait la déi laraUon Mirante :

était employé dan - mon utùm depol i i : Bon travail m: .i faire

- t:nt ii l'usine !>■ jour de l'accident, 1 \ m i était <'ii irg i fie

berger des traverses <!<• chemin <lans la <

de la gare de Villers-Co traverse-

confectionnées par notr usine, finir le compte do l'Ouest, à qui nous les faisions expédier ' la

<• fois qu<- M. f... fais genre de i; !

B 'i- ce mois, dan. 1 * la soirée, j'ai appris que l'on était indisposé cl n'avait pu continuer son tr.i ■ Boite '^'- • 'i lis \ «■'

soir. L*.* lendemain, M°« C..., sa femme, est venue moi vers 9 heures du matin .

sain pour obtenir la visite du médecin, qui devait soigne 9on mari; je lu lui ai romiio au nom -In docteur Caai toifl, -pii in .i i M 1 "" C.„

J'appris ensuite <rue l'état de M. C... s'était *D0^H qu'il étall décède le 11 du i^-rne mois, — aprea lecjuel der j'ai régularisé la déclaration prescrit pai Ii loi IVndaa l'espace de N'inps que C... a travaillé pour n >trc ■

<uvri«-r m. •. est ; tre malade Q

i et il n'a j;un;iis perdu une journée de travail : i'our un homme de son à^e, il accomplis il d'une façon irréprochable. Les tra chargeait, sur wafi m avec son camarade M C. Boni d poids noyai i B I kilos Ce jour-la ' <■' ut h

i co genre do travail depuis une heure de l'après-midi C... était occupé chez nous à raison de 0.35 de l'heure.

Déclaration de M me C... veuve du blessé :

M»* c... 51 ans, ayant entendu la lecture de la dépolitiou de M. J... l'a reconnue exacte et a ajouté qu'elle ivait été mariée avec M. C... pendant 28 ans et que jamais x-ndant ce laps de temps ou n'avait eu recours à aucun nêdecin pour lui; qu'au contraire il avait toujours joui l'une très bonne sauté; qu'à la vérité il était atteint d'une hernie, pour laquelle il portait un bandage, mais qui! s'en plaignait rarement et que son travail n'en a jamais souffert. Lorsque mon mari est rentré chez nous, le soir de L'accident, il m'a dit que c'était en soulevant une traverse qu'il s'était fait mal dans le ventre.

l ,r témoin. Courtois Georges, 39 ans, docteur en médecine ù Villers-Cotterets. J'ai été appelé le 9 novemb.ro à 6 heures «lu soir auprès de M. C... qui se plaignait dune douleur extrêmement violente dans le côté droit du ventre. Le malade déclarait que cette douleur était survenue d'un Boni coup en soulevant une traverse et en faisant -an « ffort très violent. Je le revis le môme jour à 9 heures <lu soir : le malade commençait à vomir; ces seuls symptômes ne permettaient pas de faire un diagnostic exact ce jour-là, d'autant plus que le malade présentait une petite hernie inguinale à droite.

Le lendemain, 10 novembre, le malade présentait tous les signes d'une péritonite généralisée. Le 11 je revis le malade, a 7 heures du matin, pour la cinquième fois. Son état éîait désespéré : la mort eut lieu à 7 heures i/j.

Devant tous les symptômes que j'ai pu constater, je n'ai pu faire que le diagnostic suivant : rupture d'un organe que je ne peux pas préciser, situé dans la fosse iliaque droite; néanmoins je ne pense pas que la hernie soit la cause de cette mort rapide; mais il me semble bien que la maladie a été consécutive à un effort violent

11 m'a été donné d'assister, à titre officieux à l'autopsie pratiquée sur le corps de M. C... par le docteur Mouflier de Villers-Cotterets; et le résultat de l'autopsie explique parfaitement la marche de la maladie; et je me suis trouvé on tous points d'accord avec mon collègue sur les constatations des lésions.

2 mc témoin. C... 43 ans, ouvrier d'usine, a fait la déclaration suivante :

Le 9 novembre dernier j'étais occupé avec M. C...

pOW i J... à cl> ■ ira 1

[* gaie de Villers-Cottorete I j I heure s midi, i

' .. dut oo retour, il maire, dont il b i soulevant une traverse I

un £TOb3«'lH

m instant k lr « ail no ■• • i Ju w .1 -" ' a'oai .» ■

tto bois uv< rasait

• n .i pu

\«-r oc travail seul et i e reto lu Lendemain qu** C ifétaïl p;is voow i. , el p Question d'office Penser voua <|u ■ J<- malais

.: : ment on ti Lttrlbuô .< an effort vinlenl

■ il quoi) .

Hépotu • S ions les

r-'-imli- ; |-- tJO pli

qu'il s'en

al à I.i h mie < n

[/enquête de Justice <!■■ l'-^ cas

JE -I ■- III n- -ni | plQB ■ !«' : i

C'est (lu '«'!'• d<- lïi compt'-tencu méd fan' i mi / v ;,.

lee magUtrata puissent parvenir à i nsion « d** just',. .■

La base de Ifl rlans le

ige.

Lorsqu'un fait objertif pcul fournir un I tain, il n'est [dus question <i\ sulMlilw dation. — On doîl. B'en tenir au fait, en prou iln'nlicitô autant (pie [a c&rtituâd.

La preuve anafomûiue a cette vaUur

Ouaml die est possiMe, die est comme d'honneur.

On la donne sans exagération et

Par la t>mf«, pour la justice.

tn

« Vérité dans la Science, Moralité dans l'Art », telle st la devise, plus que cinquantenaire, de la Société e Chirurgie de Paria. Elle subsiste à travers les atrigues et les controverses (1), que suscite l'appât u lucre autour des accidents du travail.

De tout temps, on a connu la coïncidm^ °ntre la oort subite et nr occident, on une émotion. De bonne oi or. .* a reconnu la simultanéité entre deux faits, qui ne sont réunis par aucune relation de cause à effet.

Désormais, le moindre incident devient un prétexte >our imputer la mort subite à un effort, qu'on transbrme eu accident de travail. Tous les détails présenent leur intérêt.

Rupture spontanée, en deux temps, de la portion ascendante de la crosse de l'aorte, chez un homme de vingtsept ans, par MM. Dujarier. chirurgien des Hôpitaux de Paris, et Cboehon-I.atouche, interne des Hôpitaux,

Dans la séance du 17 décembre 1907, M. Choclion- Lalouche a présenté, au nom de notre collègue, M. Dujarier, et au sien, une pièce, provenant d'un homme jeune ayant succombe à une rupture de la portion iscendante de la crosse de l'aorte. L'histoire clinique de cet homme est intéressante. La voici, d'après les notes de M r le D r Vivien, de Sévran (Seine-et- Jise\ qui a fait les premières constatations, et celles ie M. Chochon-Latouche, qui a pu observer le maade à l'hôpital T»ariboisière. à Paris. — C'est en ces

1. M. Enoch, professeur de première au lycée Faidherbe à Lille, a prononcé, en tïlOS, une dissertation sur « Langage et pensée ».

« Il est une erreur trop répandue, dit il, c'est de voir dans le langage l'expression complètement fidèle de l'idée. Kien n'est plus faux et rien, n'est plus dangereux.

p Les paroles sont a peu près les mômes pour tous les hommes; mais les êtres qui parlent sont très différents les uns dos autres. — Les symboles sont communs et les idées diverses : le langage est donc condamné à l'inexactitude... • — C'est pour couruaner toute une année scolaire, que cette dissertation a été le discours d'apparat de la distribution des prix..-

Le v "ille étaient préseuts au milieu de nom-

iifpu; Ion l'usage.

tentalité de l'époque.

termes que M A. Demoolta

La Société à \rgU de r \

« 1 do la Compagnie du Nord, fui au motiiont où il ch

. en gare do Séi ran ::, req lis par M. !•■ chef d (Jt;ili:iinMii auprès de C.

notes, m i|u'ii observa : Je ; couché sur nu braDCârd, le livide, couverte d'une sucrai h f.u-.iu! des ri.

Mi.'uit de douletu ( u\

et au creii inné, la respiral

sentiment d'oppression, I bres soni, tout le t* lion.

» Le b n' au de la chauffé, le hall k proximité, mais à nne glaciale, ne permettant guère I examou d je jugeai superflu pour le momei

par signes 9ouloin< coup ; et voyant aon iî i t;iI devenu

j'ai cru devoir, après lui avoir donne m diriger sur l'hôpital Lariboisiere de Paria aver I i! dans un CoUTgOQ

» A peine le train fui il en mar< b . que les p • lu malade cessèrent; les couleurs n parurent joues, très accentuées, laissanl le reste de la fao blême; les lèvres reprirent leur incarnat; la redevinl normale, ainsi qui* 1" p mis A mes ques discrètes, il répondit, par signes, cfifil ne so if et, aoua i oust ([.unes quo la > : n'61

C'est dans cet r-tat que nou

ï son • La

i /; ■ ■ ' roiM XX\1\ 347747.

L'étal de C... s'était donc amélioré, et cela malgré ss secousses du train, signalées par le D r Vivien, endant le trajet de 18 kilomètres qui séparent Sévran e Paris,

Quoi qu'il en soit, il semble que la situation du îalade se soit, au contraire, un peu aggravée, une L eure après son entrée à l'hôpital Lariboisière, puisrue M. Chochon-Latouche dit, dans son observation, t u'à trois heures de l'après-midi « le malade a toute sa onnaissance; mais le faciès, extrêmement pâle, ténoigne d'un état fort grave; les yeux sont bistrés, les îarines trémulantes. La dyspnée est assez violente; )t le malade a d'incessantes envies de vomir. Un âolent frisson l'agite. Le pouls est extrêmement petit ît rapide ; la température rectale est à 35' 6. Le malade nontre toujours, comme siège de la douleur, le creux ïpigaslrique. «Là, dit-il, est une boule qui m'étouffe! »

» Le ventre est souple; mais, quand on comprime la paroi, au creux épigastrique et à son voisinage, on réveille une vive douleur. On agile le diagnostic de perforation de l'estomac par ulcère.

» Mais, sous l'influence du repos, couché dans un lit bien chaud, le malade se sent mieux. Seule, la dyspnée persiste; quelques râles apparaissent dans la poitrine; à. aucun moment, le malade n'a eu d'hémoptysie. Le cœur est tumultueux; et son auscultation ne donne aucun renseignement.

» A neuf heures du soir, le malade, qui causait avec l'un de ses voisins, pousse un cri et meurt subitement. >»

L#a mort a donc eu lieu huit heures environ après l'apparition des premiers symptômes.

L'état grave du malade n'a pas permis à M. Chochon- Latouche de s'enquérir de ses antécédents héréditaires et personnels et de faire un examen clinique complet.

L'anttjpsÎG fut pratiqué^ in ""-'endemain du décè.s; et voici la relation qu ^hochon -Latott-

ehe :

m Aucu ion abdominale \

.■in". « 1 1 1 -- J » i i te ; pas d'é| Lion i diqi litre dfl ang ruugo. Ce sane

e caillot M:n -. ! . prûsen'

i-i ial il y n l.i un i i ment snt»-j

qui attire no Uea

i aorte.

loua trou io 'i ■ - o vais*

m de sa face postérieure e

Ilirlrr, ;i.| dC8SUS dcS \.tl\ llll'S gigi

on de trois » cinq millimèl lI )

te long de la paroi rtntérieui I l.i perforation do que i àtras île diam

J' la ru plu ru do l'end

environ, rupture qui ferait début d'anévtfcimB dî laquai

La desci ption des lésions macrosc de la « M « hoebon Latouche, esl trop succin il e nnif 1 i

boa destin que je soumets ;'i la Société de i de Pari Jo compl tion, par loi

de notre collègue, M. fener, qui a ner la pièce .i l'étal frais, et par l'étude de qui, DÎen qu i déformée M ratatinée mal jm

lions conservation i, fournit r.f|iendâi

à l'li< tuelle,

l i crosse de l'aorte, sa portion asccndan îer, de mémo que les vai qui pai

or ion hori " ol île, n'est pas dilatée; 1"- b ipuliformes juxla-valvulaires, i anatomiû sous le nom de siniN de Valsava, sein!» adanl un peu plue prononcées qu'à l'état norml valvules sigrnoïdes aortiques sont sait»

Les tuni(|ues interne et moyenne de la crosse

aorte ne sont point épaissies; elles paraissent plutôt linces, comme légèrement atrophiées. Il y a, sur la ace postérieure de la portion ascendante de la crosse, a épaississement notable; mais il est dû à une infilration sanguine de la tunique externe.

La rupture, comme on peut le constater, sur la pièce •[ sur le dessin de M. Chochon-Latouche, siège sur la >aroi postérieure de l'aorte ascendante; elle commence iur le bord droit de cette paroi, à un centimètre et demi tu-dessus du bord libre des valvules sigmoïdes, puis ie dirige en ligne brisée, obliqueïnent de bas en haut ;t de droite à gauche, pour se terminer à vingt milimètres de son point de départ, un peu en dehors du 30 ni gauche du vaisseau. Ses bords, écartés d'un ï deux millimètres, sont un peu irréguliers. La profondeur de la déchirure n'est pas la même en ses différents points ; à droite, et dans une étendue de douze à quinze millimètres, elle ne semble intéresser que la tunique interne, tandis qu'à gauche sur une longueur de cinq à huit millimètres, elle porte sur le3 trois tuniques ; et il y a, en ce dernier point, une véritable perforation, qui donne facilement passage, encore aujourd'hui, à une allumette, et qui, vu le ratatinement de la pièce, a dû être beaucoup plus large au moment de la rupture du vaisseau.

M. Périer a le souvenir très net que, lors de l'examen de la pièce à l'état frais, il y avait, dans toute la région correspondant à la rupture, sur la tunique interne du vaisseau, de petites plaques eélatiniformes, arrondies, d'un diamètre de cinq à six millimètres, douces au toucher, ne présentant pas de concrétions calcaires sur leurs bords, et que la perforation «aurait admis un crayon de carnet.

Actuellement, on ne voit plus les plaques ci-dessus décrites, sur la pièce; mais on remarque, sur la face interne de la portion horizontale de la crosse aortique, un peu avant la naissance du tronc hrachio-céphalique, une petite traînée formée de points blanchâtres juxtaposés, rugueux au toucher, faisan' *re

saillie dans l'intérieur du vaisseau.

Lv ■ roscopiqw

coud. la rupture

d mu le laboratoire do M i tuna donné, dît M. Chochoo l il suw

Sclérose généralisée les tibrea élaatiqi altérées, fil les Gbrilles musculaires -■

moe i al< aire . en i gH d'«

iroee, »

II i »llable. ajoute M. Du

p ion macroscopique el mu i i \ir il ■ -

l'aorte n'ail pas été donnée ave plus do dé

ude de la ho; mai il i

acquis Qu'il s*agil d'une l de la crosBe de l'ao

par une dégenérescen* e euse pin p

("imes) des cellules de l'endartère, en parlai la couche ious endothéliale, avec atrophie

ôbsli«|Wi*s <\<- I:i i'H'inl'i:wn' iimycni

s»- rli'-nu'iiis musculaires rn partie calcifiés

q h c« ml l*athérome ntrophiquo d' I' i

J'ai ri :i M. !■■ prof, agrégé Letuila de la pli

que jo \ iec d'étudier avt.*>

mettre; i u la question des ruptu i ■ ••nuoôca

: te, -ni lesquelles il .1 pu bl

ii.'l ai 1 «e particulière ni

de conservation de cotte |o por t. il en

nouvel examen microscopùpu», «lonl j< à altats.

Lo fail que je viens de rapporter non seulemeni au point de \r\xa do l'anatonii tque, mais eni ore au p< uni de \ ue cliniçue rappelle M Letulle dam lo tiw > iii', il y ;i doux formes nliniqui tanée de la crosse de l'aorte. « Dans la premier dil M. Letulle la plus commune, si le malade, déjà «1

t. /;.<''/.''- ni m \\.\l\. n« BO I I p. 761

tulle Pi n« 106.

>, c'est-à-dire aftftaiat de xophicrue. arec gros eamr de Trmabe.

ionien t. soit sans anse coanvr. soit à la suite dtm [fort violent, dans une s yncope mortelle. Une seconde ie clinique de la rupture de l'aorte » caractirùe une inopinée de douleur déchirant*, qui

lotit à coup le malade, et l'immobilise dans e anxiété affreuse. La douleur irradie à trarerv orax, tantôt en avant, â la façoo de famgot p«etar**, tôt en arrière, le long da dos oa rets l'épaule. La blesse devient extrême; la lipothymie se prolonge ; e pâleur mortelle couvre le visage; le pools est lit et fuyant peu à peo, tmit »e calme, et le malade il à la vie pour quelques heures, parfois même dant une journée • Purs d'ordinaire, mais

omme m toi une remarqu

irvation, publiée par mon collègue René Marie, montrant la cicatrisation totale des norois d iiae de l'aorte), la nwrt survient soudaine, ou as

es d'angin^e thoracique. leamod pir syncope. 9

<»tte seconde forme ! inique, sur laqueli»- i ■è PiHi'j' Durr 2 .. (rue notre malade

i p rice ntée dans Li mort lente, en

temps, paraît être la plus fréqu ;rvée douze fois su que l:i

mort immédiate, soi après le début des ac-

cidents, n'a été notée qc Martin Durr

Papillon, à propos d'une observation de rupture sj incompl son origine, publ

les B ique (année

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