‹ Miscellaneous writingsChapitre 5 sur 34 · REVUE PRAT · texte numérisé non relu

REVUE PRAT

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par le médecin patronal. Tout au plus peut il être contraint à subir sa présence dans certaines conditions déterminées par la loi (1).

8° L'ouvrier blessé ne doit, en aucune façon, se préoccuper de la Compagnie d'assurances. Il doit éviter tout rapport (2) avec ses agents et ne tenir aucun compte de ses demandes ou de ses offres, encore moins de ses ordres. Il doit exiger que son indem-

i. Le système de la lune de classes organise donc encore une autre sorte de chantage pour tourner la loi et pour esquiver les obligations déterminées par la loi. Les meneurs sont donc, par tous les détails et sous tous les prétextes, toujours les mêmes. Ils « sont enclins, ou ont intérêt à tromper les blessés au profit de ceux dont ils sont les représentants. > L'expression est bonne à retenir : c'est celle de la Bourse du travail de Lille.

a. Il n'est pas étonnant que le Syndicat médical de Lille et de la région ait trouvé, en IQ-.6, un accaparement dans un système ausbi peu déguisé. M. le Docteur D. Verhaeghe a éié soumis à la controverse. Un abondant rapport a été présenté par une commission. On a voté deux fois conformén.ent aux statuts et règlements ; et M. le Doiteur D. Verhaeghe e?t sorti du scrutin < blanc comme neige. > Avant la question du Syndicat médical de Lille et de la région, il y avait onze médecins pour collaboier au Secrétariat ouvrier d'hygiène. Aprè e , il y en eut quatorze.

nité journalière lui soit payée, ainsi que l'indique la loi, au lieu et aux jours de paie habituels, et non au siège de la Compagnie d'assurances.

9° L'indemnité journalière est due les dimanches et jours de fôte, comme les autres jours de la semaine ; elle est due h partir du cinquième jour ; toutefois, elle est due à partir du premier jour si l'incapacité de travail dure plus de dix jours (1). Cette indemnité est égale à la moitié du salaire moyen des journées de travail pendant le mois qui a précédé l'accident. S'il s'agitd'un ouvrier Agé de moins de seize ans ou d'un apprenti, l'indemnité est calculée sur le salaire le plus bas des ouvriers valides de la même catégorie occupé dans l'entreprise.

10° Le devoir de tout ouvrier victime d'un accident du travail est d'en informer le plus tôt possible, soit le

secrétaire, soit le délégué d'atelier de son syndicat (1).

Tout ce qui précède se trouve disposé sur le folio d'une seule page, qui se termine par la . recommandation :

voir ail dos. — Ce qui suit présente un ordonnaucement typographique net et pratique : C'est le reflet d'un esprit utilitaire, avec une méthode qui ne laisse rien perdre, en donnant son « avis aux blessés du travail ».

Le Secrétariat Ouvrier d'hygiène de Lille informe les ouvriers blessés du travail qu'il met à leur disposition l'assistance de son Conseil judiciaire et médical (2). Cette assistance corn-

1. Ce conseil n° 10 est souligné en entier. Il indique suffisamment de quelle nature est le système d'accaparement. Le Syndicat médical a pu soutenir qu'il est fait au profit des médecins, qui sont les représentants médicaux du parti. Le Conseil de l'Ordre des avocats de Lille ne semble pas s'être soucié de ceux de ses membres qui collaborent de leur côté à un accaparement, qui est mené par un parti et avec la discipline de ce parti.

2. Le Conseil judiciaire et médical forme une coalition d'avocats et de médecins. Ses actes sont accomplis pour et au nom de la classe ouvrière. Eu

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Fr. guermomprez^

vrance de tous certificats médicaux nécessaires; (6) la présence d'un médecin aux différentes expertises ; (c) l'étude des rapports d'expertise médicale ; — 3° dans les cas complexes et délicats, le Conseil judiciaire et médical se réunit en son entier (1) pour étudier l'affaire, discuter et décider (2) la conduite à tenir.

lui-même ; il suffit de la changer de côté: il y a au Conseil judiciaire et médical, des hommes qui «sont enclins ou ont tout intérêt à tromper les blessés au profit de ceux dont ils sont les représentants. >

Toutefois, le deuxième paragraphe de l'article 4 de la loi prévoit une limite, quand la victime a fait choix elle-même de son médecin et de son pharmacien. Cette limite est déterminée par un tarif. Il s'est trouvé des médecins pour le taxer d'insuffisance ; et le journal le Concours médical, organe des syndicats médicaux, a indiqué aux médecins le moyen de se faire donner des rétributions complémentaiies par les ouvriers blessés... Il y a donc eu un artifice pour faire supporter par la victime une partie des frais médicaux et pharmaceutiques. Le traitement gratuit n'est gratuit que pour le blessé ; et il a toujours été tel pour ceux qui ont correctement ohcprvé la loi.

.a coalition n'est même pas dissimulée.

*î ton impératif de la décision prise par le

donne la preuve d'une discipline, qui brise la

iividuelle de l'ouviiet b'essé, qui a été victime

nt du travail. Il est traité perindt ac cadaver.

Nota. — Pour les conditions à rem plir en vue d'obtenir (1) l'assistance du Conseil judiciaire et médical du Secrétariat Ouvrier d'hygiène, s'adresser: 1° soit à la Coopérative « l'union de Lille » 11;, rue d'Arrns, tous les n; tins à 10 heures, sauf les jours de* ffite, et tous les mardis soir à 8 heures ; — 2° soit a la Bourse du travail, U, rue Léon Gambetta, bureau du Textile, tous les mercredis soir à 8 heures et tous les dimanches de 10 heures à 1 1 heures du matin.

Le Secrétariat Ouvrier d'hygiène informe, en outre, les blessés qui ne savent à quel médecin se confier, qu'il existe, au siège de la Coopérative « l'union de Lille », 147, rue d'Aï un service médical organisé spécialement pour les blessés du travail. Les consultations sont gratuites (2) et

i. Quand on est soumis h la discipline du ; n'y a pas de difficulté. — Quand on y est >

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