I .ir la I ribunal
Noi i s Docteurs I »• I
r damauianl nommés experts d
rmont du consentement îles pai :>lo«
de Monsieur le Président du Tribun date du 23 octobre 1907, avec mission «l décrire son état, donner a\ î • réduction do râleur produ< tive lu ledj sieur P . par suite de l'accid ml donl il a i ii 1 1 « le i l fé\ rior 1907, pr I
du travail « certifions avoir pris connaisse sier comprenant 1° I< cei Li de M le Docteur H., de Roubaix, «lu ! I féi 9» l'enquête de M. le Juge île l\iix 'les eau Ouesl de Roubaix, de "J7 juin L907 , I cats rie M '•• l'urifiii' itniruill'' de flou baix, «lu 84 *s ril, 22 mai, 20 juin, L3 juillet, :s août el :. brs L907; i troia radiographies de M. le Docl dart (I lichéa N« 2709, 2710 et 8710 hi
Vvoir interrogé et examine P. Emile gnour, habitant Roubaix, en présence de M. I , Sentant du Syndical du Nord 1 et de M le II., médecin-traitant du blessa \- loilli les
saignements, effectué les opérations el (ail les cor Litimis don s ni I'* rapport. — Renseignements nia par le blessé; P déclare n'avoir jamais été
ivant l'accident du 13 février 1907, bit trois ans au 110 e de ligne; ses antécédents dilaires son! bons.
La L3 février 1907, étant à son travail, un pot
Accidents du Trurail,
\ vioim^m
le laine (de 15 kilos environ, d'après un renseignement i\x Syndicat du Nord) lui tomba sur la partie antérieure du dos du pied. 11 put néanmoins, malgré la louleur, continuer à travailler; mais le pied gonflé ïevint plus douloureux et il dut abandonner le travail. Le blessé dit qu'il y avait une exulcération sur le pied, circonstance dont le certificat du Docteur H. ne fait r>as mention. Une incapacité de 20 jours fut prévue; mais le blessé, continuant à souffrir, no put reprendre son travail; et, au mois de mai, soit environ tx'ois mois après l'accident, apparut du gonflement, d'abord au (niveau de la cheville et du mollet, puis du piod. Depuis, l'état du blessé est resté sensiblement le môme : l'œdème persiste, de même que les douleurs qui sont surtout marquées à la partie antérieure de la région plantaire. P. souffrirait également du genou et de la hanche gauche.
Examen du blessé. — Marche. — La marche du blessé est particulière. Appuyé sur une canne, il s'avance ne se servant pour ainsi dire que de son membre inférieur droit; en effet, son pied gauche ne pose sur le sol que par le talon; sa pointe est relevée et regarde en dedans; les orteils sont fléchis et contractés en griffe; le genou est raide et môme les mouvements de la hanche semblent faire mal. En somme tout le membre inférieur gauche semble contracture. C'est, dit le blessé, la douleur qui l'oblige à marcher de cette façon.
Etat du membre inférieur gauche. — Le pied et la jambe gauches sont considérablement cedématiés; au pied, les tissus sont mous et de coloration rose; à la jambe, ils sont plus résistants et la peau y est luisante, lisse au toucher et d'un rouge vif, comme on le voit dans l'œdème inflammatoire. C«t œdème s'arrête brusquement à sept centimètres au-dessous du genou et les mensurations faites à ce niveau (sept centimètres au-dessous du bord inférieur de la rotule) donnent à droite et à gauche 33 centimètres et demi de circonférence, tandis qu'à 18 centimètres du même point de repère, la circonférence du mollet est à droite
de 83 centimètre et à gauche tûnè
ligne qui limite l'œdème à la partie BupArioara
lemeni rirrulajre. m jarretière M s'agit «!••: h iii.-iii«- s'L'un'hi.iiro. Il no reste, sur lo dos du ! ne trace de la contusion. L*- tégument planta lemeni intact. Sur la jiti
tracée de ventouses Kéee ou de pou
te Hirmocautère.
Motililé. — Mouvements passifs. — Bi
t<* autant qu'il le peut (il attnbue ■ sis tance à Ja douleur), tous i la paeal
des orteils, do la cheville, du genou o «ofl
lia s'exécutent même avec ais&i \\iuii
L'attention du blessé est détournée du point n'y a dune pas de contracture musculaire.
Mouvements actifs. - [*• blessé déclare ne p faire aucun mouvement d»*s ort ils, de la ch< môme du genou; la hancln- elle même serait diffn remuer. Pour ces deux dernières articulati rnau'on du lilt-s rrninr; car, ou su dés 1
et en se rhabillant, il a plié et étendu maintes
■ I la jambe. Pour 1rs autres, inm que P. résiste aux mouvements que nous tentn primer aux orteils et au pied dans h: snis et de l'extension. Ses muscles ne sont donc pas puissants; et il a'y a pas plus de paralysie qu ri a de contracture. Ces différentes manœuvres imu montré qu'il n'y avait pas de lésion articulaire particulier, pas d'ankylose. Cette affirmation roborée par l'étude des radiographies en œ ijhi Cerne les diverses articulations du pied avec I; h des os du pied entre eux. Les nuliographi montrent en outre que le squelette est intact.
Sensibilité. Sensibilité subjective. — !/■ I accuse dea douleurs spontanées dans tout le membre inférieur gauche et surtout dans la jambe et le | De [dus ces douleurs deviendraient beaucoup picpar la pression el notamment aux points suivants : j
AEVI'F PB
a. plante du pied, au niveau de l'extrémité antérieure les métatarsiens et au genou. La pression de la jambe •erait douloureuse partout. En somme, douleurs difuses de la jambe avec localisation particulière au geîou et à la plante du pied. Les trajets nerveux (sciadque et ses branches) ne sont pas spécialement douloureux.
fendant ces différentes investigations, nous ne notons pas d'élévation sensible dans le nombre des pulsations cardiaques, pas de rougeur de la face, pas de sudation, pas de dilatation pupillaire. En outre, il existe entre nos constatations et les dires du blessé certaines contradictions : si nous examinons les points douloureux (genou et plante du pied), cjuand le blesse y prête attention, la douleur accusée est extrêmement vive; mais si, examinant les mêmes points, nous détournons son attention, il n'accuse pas de douleurs, les pressions exercées étant d'ailleurs les mêmes.
Sensibilité objective. — Les réponses du blessé sont contradictoires; et, bien qu'il accuse une certaine anesthêsie à la jambe, il nous renseigne si mal sur ses sensations, que nous ne pouvons nous rendre compte de sa sensibilité au contact. Mômes contradictions en ce qui concerne la sensibilité à la douleur : il résiste à certaines piqûres qu'il dit ne pas sentir.
Réflexes. — Les réflexes achillien et patellaire sont intacts. Le réflexe plantaire existe également, mais seulement quand le blessé n'y prend pas garde.
Trophicité. — Sauf l'œdème et l'état rouge et luisant de la peau, rien à signaler. La cuisse gauche n'a rien de particulier à signaler, sauf les douleurs accusées.
Etat général. — Le blessé est maigre, mais non cachectique. D nous dit qu'il aurait maigri passablement. L'appétit serait médiocre avec des digestions bonnes. Il n'accuse aucun symptôme du côté des organes thoraciques. L'examen direct du thorax et de l'abdomen est négatif : tous les organes paraissent en bon état. Du côté du système nerveux, il n'existe aucun signe d'une
aiir. 'in liqtie . l'idée d # u * "
irtcj L'examen le plni compli trouvai aucun signe d*b
donc qu'il existe uniquement des douli Qemenl du pied cl de ! i jambe gaut ha
nea ne s'expliquent, ru par l'étal looalj < - 1 : 1 1 Lkx olcmcnl, noi ;t\ ec les radiographies l'intégrité ilu
al liions Ni l'étal d< Ul preux ne snnl davantage eu cause Enfin, /joïi* ■ rie parce que n
ne al parce que l'hystérie, quand l'œdème, le produit d'une façon créa \w rappelle en rien celui du i .h- amenés i'i penser que l'u'ilèu d'une i. 'ii. iolle et entretenu pai îles m.
intempestives, mais avant dr nous pronnne *i vemi m sur i o te question, m nia avon mettre le blessé, qui a accepté île vouloir bh dans le sen ire de clinique rluniri^ île de li Charité sen îoe de \I. le professeur [)nh
Le 12 novembre I1IU7, le rnembie itif/i it-tii blessé a Été placé dans un appareil p]
sorte do compression ou d'irritati i il a été enlevé le 20 novembre. A celte .i.ir pied ''i la jambe étaient dégonflés, h telles ei que fies mensurations pratiquées comparatif u membres inférieurs droit cl gauche, au m la cheville et du mollet, ont donné des chiffre ques. En outre, la ; lu toute
sauf Une légère desquamation, ressemblait tou ,i la peau normale el saine. Dana les trois joui suivi, le blessé ;i («-ht" de s'appliqu i i i desso!
i <u une bande de tissu élastique, soi (lisant ; tii.iinii'iiir l.-i jambe; mais il l'appliquait de tell-' tn unVIk gênait la rinulaliou en retour el aurait imroa quablwnent fait renaître l'unlème. *i l'interne du vice, sur notre demande, n'avait interdit au malade
re cette application. Quand le malade sortit le 23 vombrc de l'Hôpital de la Charité, son œdème avait ;paru.
Devant ce résultat confirmant les conclusions four- *s par l'examen clinique et radio-graphique, nous us croyons en droit de conclure que l'œdème de la il be et du pied gauches n'a aucun rapport avec la ntusion du 13 février 1907. Quant aux douleurs, le ?ssé les accusait encore au moment où nous avons *-é l'appareil plâtré et à sa sortie de l'Hôpital. Mais s'agit là de phénomènes purement subjectifs, donc contrôlables. Toutefois, nous devons dire que rien ms l'état du blessé ne les explique et que les contractions relevées au cours de notre examen nous formt à mettre en doute leur réalité. En admettant même qu'elles existent dans une cerine mesure, nous croyons pouvoir dire que la œssaon de tout traitement local et la reprise de la marche ormale les feront disparaître complètement et lui renront l'intégrité parfaite de son membre inférieur gaufre. Nous sommes donc amenés à proposer les conusions suivantes :
1° P., par suite de l'accident dont il a été victime le 3 février 1907, n'est atteint d'aucune réduction de sa aleur productive de travail;
2° II aurait pu reprendre son travail dès le mois de nai 1907.
Lille, le lfi décembre 1907.
Signé l!n. Demeure, Carrière, Patoir.
La première Chambre du tribunal de Lille a rendu, e 19 avril L908, le jugement dont la teneur suit :
Entre le sieur P. Emile, peigneur demeurant à Roubaix, lomandeur, ayant pour avoué M e R., et la société Anonyme le Peignage de l'Epeule dont le siège social est à Roubaix, léfendeur, ayant pour avoué M J.
Ouï les conclusions du Ministère public,
Attendu qu'Emile P., âgé de 35 ans, ouvrier peigneur, EU service de la Société du Peignage de l'Epeule dont le siège social est à Roubaix, prétend avoir été, le 14 février 1907, au cours de son travail, victime d'un accident qui aurait eu pour conséquence de l'œdème au niveau de
le —
Honte partielle do ti.u.ui;
Lttendu qu il ;i bra 19Q7, !■ ■■•>■ les D
! iwlfini' •lniil J beixit, a été pr<»diiit d'uni
il L a » r« ' -lu 1 I
plus, l'ouï i wr aurai! pu Ji Mai L907, qu'il doit donc la i dot I.
par lui indûment touchés à partir de cette i Par ces muiifs, le tribunal 'lit P. i 60 I mal fondé dans sos den
■m déboute et le condamn tuant sur la demande reconventionn IV à restituer, à la défender -Slltàl
ta 1* Mai 1907.
j'i famli.'rn'»' [utiilique do l.i
bre du PriMuuU Civil de première i
parlement du Nord, le 19 Avril l'JOî
le étaient pr< MM. 0. Dassonville. !':■■
■ I.- Miill.
ii\r, appelé
ntut de M. le Procureur le la Uépublii do Paul Vissi*. commis-graffiti
La légende est donc Einie. f/œdèmn segrnenti
été runsliilc ri d.-lL'i-' |rir son lii'll. [I
démontré juridi<iutMenL que c'est un œdèma piïl
'm« Iiim.
Il n'v l plus d'obscurité scientifique
La medecii t la chirurgie i
au dépourvu, comme dans un {tÏÏ'w tendu i !
i de bonra loi.
\ érité 8Bl désormais connue.
AK, i.rt nfciti i.iui.B.
^^ RfîVïTF niUTtà