INTRODUCTION
En 1898, Pierre Delbet écrivait : « À l'heure actuelle, il est antisctentifique de mettre en doute la possibilité de guérir chirurgicalement le cancer du sein ; on n'a plus le droit de dire ce que cependant l’on répète souvent : les cancers, on les opère, mais on ne les guérit pas. La doctrine consolante de la curabilité opératoire du cancer du sein est établie sur des bases scientifiques indiscutables. »
Depuis cette époque, tous les travaux, toutes les expériences cliniques des chirurgiens ont donné force de loi à cette assertion ; les statistiques sont tellement probantes, les cas de guérison radicale sont si nombreux, eu égard à la fréquence de cette affection, qu'il n'est plus personne, ni dans le corps médical, ni dans le public, qui ne soit persuadé de l'excellence et de la nécessité du traitement chirurgical du cancer du sein, à l'exclusion de toute autre thérapeutique; hormis, bien entendu, certains cas de cancers inopé-
TRS NS
rables ; c’est à ces derniers que peuvent s'adresser les traitements palliatifs et, parmi eux, de préférence la radiothérapie et la radiumthérapie.
Le traitement chirurgical du cancer du sein a fait l’objet des travaux de nombreux chirurgiens. Parmi tous, celui du professeur américain HALSTED, en 1894, qui indiquait la technique complète et précise de son opération, fit une profonde impression sur les milieux médicaux de tous les pays. Peu modifiée depuis lors, elle reste toujours l’opération-type, aujourd'hui pratiquée universellement.
C’est elle que nous envisagerons ici. Après avoir rappelé sa technique avec quelques détails, nous étudierons les suites pathologiques d’origine mécanique qu'elle entraîne vis-à-vis des fonctions du membre supérieur. En effet, le grand délabrement exigé par l'opération de Halsted produit une adhérence des plans superficiels à la paroi costale, et surtout une rétraction axillaire cicatricielle telles que les mouvements du bras deviennent très limités; si une thérapeutique précoce n'intervient pas, les malades sont devenus des impotents partiels.
.. C’est pour obvier à cet inconvénient que le Professeur Ch. WizLeMs, de Liége, a imaginé de mettre, dès après l'opération, le bras du malade en élévation constante, jusqu’à la fin de la période de cicatrisation. L'idée était bonne, l'application en fut féconde en résultats. Mais cette immobilité du bras en élévation, très pénible, est mal supportée par les malades ; de plus, elle interdit pratiquement tout mouvement du buste. La méthode de Willems, parfaite en prin-
cipe, mais douloureuse dans son application, demandait donc à être améliorée.
L'appareil que M. le Docteur PATEL emploie dans son service de l'Hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, depuis près d’un an, comble cette lacune. Construit sur le principe des cadres de suspension des membres fracturés, il permet de combiner la suspension à l'élévation. Après une description sommaire de cet appareil, j'indiquerai ses avantages et les résultats qu'il a permis d'obtenir.
Puisse cette modeste thèse contribuer à la diffusion de cette méthode, destinée à améliorer le sort de si nombreux malades. Dans cette voie, il n'est pas de petit progrès ; ainsi que le Professeur Dieulafoy aimait à le répéter : « Les malades sont deux fois à plaindre, car ils sont malades et malheureux ; et à ce double titre, ils ont droit à toute notre sollicitude, à notre dévouement et à notre respect. »
De ETS ne
SES De
+ } DA F De RES REA TS FRAME
“ V3 Le