PRE:IIÈRE VISITE : CHEZ L'OUVRIER
Commençons Par un ménage d'ouvriers.
— Dites-moi donc, mon brave homme, pourquoi laissez-vous votre femme seule à Ja maison, pour aller passer vos soirées au cabaret ou au club?
Réponse de l'homme
— Je vais vous le dire,
Monsieur. Je m'ennuie chez moi... Ma femme est,
d'ordinaire, d’une humeur massacrante. Si elle ouvre la bouche, c'est
ience… maison, ou au
écipro-
emme?
nt aux
es méement S con-
nuie hyu-
pour me contredire, me disputer, me dire tcates sortes de choses déplaisantes. Elle se fâche pour un rien et boude ensuite pendant des jours et des semaines entières.
Avouez-le, Monsieur, ce n'est pas gai pour un homme de passer uné longue soirée d'hiver en compagnie d'une femme pareille à une pelote d'épingles, la pointe en dehors; ou qui, allongée dans sa berceuse, reste là, muette comme une carpe, pendant des heures entières.
Aussi, quand j'ai lu mon journal et fumé ma pipe, ne sachant plus que faire de moi-même, je prends la porte et je vais au club. Après tout, j'ai besoin de m'amuser un peu. Là, du moins, je retrouve ma belle humeur, avec mes amis. Voilà!
Réplique de la femme
— C'est là son histoire, Monsieur; maintenant, veuillez écoutet la mienne.
Mon mari a un caractère très difficile, on ne sait vraiment comment le prendre. A la plus légère contradiction, il se fâche et me dit des injüres. Si je garde le silence pour ne pas l'exciter davantage, il m'accuse de bouder: si j'essaie de lui répondre tranquillement, il s’emporte, ou bien m'envoie un oui, un non, bien sec et bien raide. Ce n’est guère encourageañt, vous l’avouerez. Souvent même, quand je veux causer avec lui, il continue de fumer
Sanaa)
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