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Donc, si la question des écoles, qui est essentiellement une question religieuse et d'ordre social chrétien, détache de leur religion certains catholiques mécontents et insoumis à la direction de leurs évéques, ce haut dignitaire de l'Eglise anglicane de Montréal est prêt, avec ses confrères, à tendre le tablier et à recevoir les fruits douteux qui tomberont de l'arbre du « Romanism? ».
En vérité, j'aurais cru l'Eglise anglicane plus consciencieuse et plus digne.
Que ne s'est-il souvenu, ce révérend ministre, au lieu de parler de « Romanism » et des fruiis gâtés du ; Romanism » que des mains anglicanes s'apprêtent cependant à cueillir pieusement, que ne
s'est-il souvenu, dis-je, de la spirituelle boutade de l’un de ses confrères, le chanoine Swift :
« Quand le Pape nettoie son jardin, disait le fameux chanoine, je lui saurais bon gré de ne pas jeter ses mauvaises herbes par-dessus la muraille, dans le clos protestant. »
Evidemment, M. le dignitaire anglican de Montréal est moins délicat et moins fier.