L'HOMME A RAISON
Oui, l'homme a raison. Cette femme, se trompe étrangement, si, par une pareille conduite, elle S'imagine plaire à Dieu. Le dévouement à la famille, l'accomplissement des devoirs d'état, le soin de plaire au mari, sont, avant tout, la première cl la vraie dévotion de la femme mariée,
Reprenons l'un après l'autre les griefs de rt homime contre sa femme dévote et répondons-; brièvement.
Elle néglige sa maison et Passe des après-midi à l'église.
Mais alors que fait-elle de ses obligations de mé. nagère et de son devoir de mère de famille? Tenir Sa maison propre et en bon ordre, raccommoder le linge, voir à l'économie domestique, n'est-ce pas la première Occupation d'une femme mariée: La négliger pour se livrer à des dévotions particulières, ne sera-ce pas donner au mari le droit de se plaindre et l’exposer peut-être à ne plus se plaire Chez lui? Et tout va mal quand l’homme prend sa
maison en dégoût. Il y a là, de la part de la femme,
ment, dévo ou une erreur regrettable de jugement, où même une à sa indolence secrète qui lui fait aimer à passer des
heures oisives à l'église, à ne rien faire et souvent à ne penser à rien...
Qu'elle parle à son confesseur: qu lle lui explique
franchement sa situation. La réponse sera, j'en suis sûr, une sévère réprimande d'abord, puis l'ordre absolu de mettre de côté ces dévotions inteimpestives.
mpe Puisse-t-elle obéir à cet ordre avec humilité! Mais elle d'ordinaire, ces fausses dévotes sont les plus obsti-
ille, nées des créatures dans leurs propres sentiments... de
» cl Elle est de nombre de confréries.
L'Eglise, comme une bonne mère, se prêtant aux cel inclinations diverses de ses enfants, multiplie les Te associations pieuses pour qu'on puisse choisir, mais
| non pas pour qu'on se charge à l'aveugle d'oblications incompatibles avec les devoirs d'état. En fait H à de dé\otions, certaines femmes n'en ont jamais assez... Dès qu’une nouvelle confrérie se fonde, vite né: elles courent s'y enrôler, bien qu'elles appartiennent nir W déjà à une demi-douzaine d'associations pieuses… der Qu'arrive-t-il? Bientôt elles ne peuvent plus suffire à Fe dire les prières promises, ni à se rendre aux réunions c° de toutes ces sociétés. Plus de modération dans le ti- zèle ferait mieux l'affaire de tout le monde et surtout de du mari.
re Une mère de famille ne devrait jamais s'enrôler
dans des sociétés qui exigent des absences de la