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famille, sans avoir obtenu l'agrément de son mari. Je dirai la même chose des bazars et autres œuvres de charité qui nécessitent des sorties fréquentes en ville. La raison en est bien simple : le temps de la femme ne lui appartient pas; il est la propriété du mari et des enfants.
Les fausses dévotes s'indigneront de ces paroles, mais celles qui sont vraiment pieuses et dévouées les comprendront et les approuveront, j'en suis sûr.
Ma femme communie souvent, mais elle reste toujours à pic, maussade et irascible.
Communier souvent est très bien, mais se corriger de ses défauts est encore mieux. La commu. nion n’a pas d'autre. but. C’est une entrevue intime avec Je Père et le Modèle. Il nous dit alors ce qui lui déplaît en nous, les défauts qu'il nous faut réformer, les vertus qu'il souhaite nous voir pratiquer pour nous rendre semblables à Lui.
Qu'importe donc, Madame, les douceurs que vous trouvez dans vos Communions, les larmes d’attendrissement que vous Y versez, les émotions qui vous Sont si agréables... Si vous ne vohs appliquez à dompter votre humeur, à bien élever vos enfants, à plaire à votre mari, votre prétendue dévotion n’est que de la sensiblerie qui n'a rien de commun avec la piété véritable. Loin d'édifier votre mari par “oS communions fréquentes et vos oraisons multipliées, vous serez, au contraire, pour Jui une occa- Sion de scandale, et vous lui donnerez des prétextes de négliger ses devoirs religieux. « De grâce, ne
venez pas me voir demain, disait un mari à l’un de ses amis, c’est jour de communion pour ma femme, et ces jours-là elle est d’une humeur massacrante à la maison. »